Sketchs radiophoniques : Un concept qui fait des émules de nos jours !

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A  côté des feuilletons télévisés, les causeries radiophoniques, couramment appelées « baroni » font de plus en plus de fanes dans le gente féminine. Si pour certaines, ce n’est qu’un moyen de distraction, d’autres par contre y trouvent consolation et conseils, compte tenu des nombreux faits de société qui y sont traités.

Elles sont nombreuses à prêter une écoute attentive aux sketchs radiophoniques diffusés par plusieurs stations radios de la capitale. En effet, les « baroni » constituent en ces temps un des  moyens de distraction privilégiés des femmes. Les éclats de rire de ces conquises  ne se font pas rares aux heures de diffusion. Dans les bureaux, en cuisine, dans les Sotramas et même dans les marchés, aucune Bamakoise, citadine ou villageoise ne veut manquer ces délicieuses minutes d’évasion.

Gare à celui qui osera pointer le bout de son nez dans des secrétariats pendant les heures de diffusion de ces scénarios radiophoniques. En effet, la plupart des secrétaire, fortement distraite en ces temps peut vous lancer un méchant regard surtout si vos services l’obligent à se déplacer. Elle ne manquera pas de le faire la radio dans les bras.

Faut-il le rappeler, ce concept radiophonique, qui a ravi la vedette aux premiers comme « 8-10 » sur la radio-Mali est apparu sur le paysage radiophonique malien en même temps que les stations privées. C’est ainsi que la première radio privée malienne(Bamakan) proposa en premier à ses auditeurs une séquence hebdomadaire d’une heure, appelée « La belle et le beau ». Elle sera suivie par la radio « Kayira » avec le duo Diougous et Oumou Diarra dans « Biribara-ton ».

Ces sketchs radiophoniques qui sont de nos jours au firmament des émissions de radio doivent leur succès à la radio Liberté. Cette station privée bamakoise, grâce aux inspirations de l’un de ses animateurs a pu lui donner un contenu, des scénarios comme en théâtre. Même si l’initiateur de ce « baroni »,Mandé Masa a  changé de radio,  sur la radio Liberté, c’est la famille du vieux Ba qui a prit le relais. A 12h30, c’est le trio Fiman-Djèman et Sissoko qui entre en scène sur les ondes de la Chaine 2. Cette émission a même dépassé le cadre de la radio pour servir d’animation à de nombreuses manifestations, voire officielles.Ses monologues constituent plutôt des conseils qu’une simple distraction. Elle incite les femmes à œuvrer de plus pour la bonne marche de la famille voire de la société. Au cours de notre enquête, nous avons surprise cette auditrice en larme qui nous confia : « c’est avec tout ce que Djèman dit que je parviens à supporter tout ce qu’on me fait subir dans mon foyer. Ses propos me consolent mieux que ce que me disent mes proches. »

Sourires se lisent sur les lèvres des unes, larmes dans les yeux des autres. Certaines, quant à elles se sentent soulager, les unes encouragées à conserver beaucoup plus la bonne attitude  et les autres incitées à l’adopter.

Les sujets et thèmes abordés relèvent du quotidien, autrement dit des facettes de notre vie sociale. Il s’agit entre autres de la polygamie et tout son cortège, l’infidélité, la vie dans une famille élargie etc. Le comique se mêle donc à la satire sociale.

Toutes les fanes de ces émissions y trouvent leur compte. Certaines arrivent même à assimiler le thème traité à leurs quotidiens tellement elles s’y retrouvent. Elles affirment avoir l’impression que les scènes se déroulent dans leurs familles ou plus, inspirées de leurs vies. « J’ai l’impression souvent que quelqu’un est allé raconter ma vie à ces animateurs », nous confie cette dame qui n’entretient de bons termes avec sa belle-mère.

Il ne reste donc plus qu’à souhaiter bon vent à ces émissions qui ne manquent de contribuer à instaurer cohésion, entente et paix dans nos différentes familles.

Saly KANE

 

 

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