Commerce informel transfrontalier : Les femmes engagées partagent leurs expériences

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Réunis au Centre international de conférence de Bamako, les acteurs du projet ont évalué les résultats et procédé à la remise d’équipements à de nouveaux bénéficiaires. Son exécution a permis à 55 % des femmes de formaliser leurs activités.

 

A droite, la représentante de Mme le ministre de la Promotion de la femme, Mme Kadiatou Samoura.
A droite, la représentante de Mme le ministre de la Promotion de la femme, Mme Kadiatou Samoura.

“Promotion des femmes engagées dans le commerce informel transfrontalier pour devenir opératrices économiques” est le titre d’un projet initié par ONU-Femmes et exécuté par les ONG Amprode Sahel et Aprofem. Ce projet couvre les localités de Bamako, Sikasso, Ségou, Mopti, Koulikoro et Kayes. L’une de ses composantes vise la valorisation de l’image de la femme exerçant l’activité économique.

Réunis en atelier à Bamako, le jeudi 16 mai, les acteurs viennent d’évaluer les acquis. La cérémonie d’ouverture des travaux, qui était présidée par Mme Diarra Kadiatou Samoura, secrétaire général du ministère de la Femme, a enregistré la présence de Rachelle Mian, directrice/pays de l’ONU-Femmes, des responsables des deux ONG.

L’objectif de cet atelier était de favoriser l’échange et une meilleure diffusion et visibilité des acquis et résultats du processus de mise en œuvre du projet. Il s’agissait donc au cours de leurs travaux, de faire connaître les résultats du projet au plan quantitatif et qualitatif.

Les témoignages des femmes appuyées ont permis de prouver l’importance du projet, de son impact sur le développement socio-économique des femmes. Ont pris part à cet atelier, les femmes commerçantes, les partenaires du projet, les représentants du ministère de tutelle, de l’ONU-Femmes, des collectivités, des chambres de métier et des réseaux de défense des droits de la femme, etc.

Si l’existence et l’importance du commerce informel transfrontalier ne font aucun doute, la contribution de celle-ci reste très mal connue. Cette situation, expliquent les spécialistes, est due en grande partie à l’absence de méthodologique rigoureuse en vue de collecter des données fiables sur les avantages et les rapports quantitatifs du commerce informel transfrontalier, les documenter et les partager.

Au Mali, on estime à 1,7 % la part du commerce non enregistré dans les exportations officielles totales. Pour les initiateurs du projet, il faut faire face à ce défi afin de donner à la femme toute sa place dans le développement.

L’exécution du présent projet a permis de toucher 450 femmes commerçantes, l’existence d’un répertoire ayant touché 459 femmes sur 850. Aussi, dans le cadre du renforcement des capacités en création et gestion d’entreprise et l’élaboration de plan d’affaire 450 femmes ont été touchées. Au total 55 % des femmes ont formalisé leurs activités au cours du projet.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été sanctionnée par la remise d’équipements à des femmes. Ces équipements sont composés de réfrigérateurs, de chauffages, des fours à gâteau, etc.

Rachelle Mian a surtout salué les ONG Amprode Sahel et Aprofem, sélectionnées parmi près de 200 pour exécuter le projet. Elle a expliqué que les résultats présentés par les deux ONG ont dépassé les attentes fixées.

Abondant dans le même sens, le secrétaire général du ministère de la Famille, de la Promotion de la femme et de l’Enfant, Kadiatou Samoura, a demandé aux bénéficiaires de faire un bon usage des équipements.

Issa Fakaba Sissoko

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1 commentaire

  1. Bonjour,
    Je suis presidente de l’association des petits commercants transfrotaliers des produits agricoles ,ACTPA en sigle , nous sommes basé en RDCongo et au BURUNDI,nous souhaitons collaborer avec vous pour ameliorer nous interventions en faveur des femmes qui represente 90 pourcent de nos beneficiere.
    Merci pour votre comprehension

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