John Hocking, Greffier du Mécanisme pour Tribunaux Pénaux internationaux pour le Rwanda et l’ex- Yougoslavie : Un grand défenseur du patrimoine culturel malien

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Le Congrès international des Archives à Séoul (Corée du sud) en Septembre dernier a été une occasion heureuse pour de nombreux Maliens de découvrir la profondeur de l’amitié d’un homme pour le Mali, à travers sa culture. L’intervention de John Hocking, Assistant du Secrétaire Général des Nations Unies, Greffier du tribunal pour l’ex- Yougoslavie et du Mécanisme pour Tribunaux Pénaux Internationaux (MICT) pour le Rwanda et l’ex- Yugoslavie, le 6 septembre 2016 a convaincu plus d’un Malien sur son engagement à prendre des initiatives et actions pour renforcer la paix et la sécurité pour un Mali prospère. Selon les commentaires d’un Malien du système des Nations-Unies, rencontré à Arusha (Tanzanie), dans la foulée du Conseil des Archives de Séoul, « John Hocking a le Mali dans son Cœur ». En effet, il fut un porte voix du Mali au Conseil international des archivistes à Séoul. Au cours de cette rencontre, John Hocking s’est fait l’avocat de la situation de Tombouctou qui a subi la furie des islamistes extrémistes, par la violence des actes qu’ils ont posés dont la destruction des mausolées et de nombreuses violations des droits de l’homme. Il a invité les participants à assister Tombouctou dans l’œuvre de préservation des manuscrits.
On retient de son intervention à Séoul, que l’homme a eu l’occasion de visiter à maintes reprises le Mali, et a eu la chance de se rendre à Tombouctou en 2013, juste quelques mois après la destruction des mausolées par les Jihadistes. Ce qu’il a observé à Tombouctou et qu’il n’est pas prêt à oublier, c’est en particulier les débris des matériaux de construction qui résultaient de la destruction des mausolées. A Tombouctou, John Hocking a appris comment Abdel Haïdara a pu extraire clandestinement de la ville de Tombouctou 350.000 exemplaires des manuscrits anciens, environ 90% de la totalité de la collection de Tombouctou. Ainsi, assisté de son équipe, Abdel Haïdara a usé de son savoir faire pour extraire de Tombouctou, cette richesse inestimable. « Lorsque les assaillants sont entrés à Tombouctou, il a réuni une équipe et a fait un plan pour sauver les manuscrits du pillage et de la destruction. Silencieusement, et dans l’obscurité, ils les ont emballé. Peu à peu, des malles remplies de manuscrits ont été portées par des ânes pour les entreposer dans les familles autour de la ville. Lorsque la situation sécuritaire a commencé à se dégrader sérieusement, il fait transporter clandestinement les manuscrits avec des courriers de Tombouctou par la route et le long du fleuve Niger », rapporte l’ami du Mali au Congrès de Séoul. Durant cet exercice périlleux, le risque était réel de se faire couper la main sur la place publique par les Jihadistes. « Mon appel a été entendu et le monde est venu nous aider, des collègues d’Irak. L’UNESCO a lancé un projet des manuscrits de Tombouctou, dans le cadre du mémoire Jikji du programme mondial. Et nous avons tous entendu il y a deux semaines, Ahmad al Mahdi a plaidé coupable de crime de destruction du patrimoine culturel à Tombouctou ». Une certitude de Haïdara, «j’ai eu beaucoup d’amis, beaucoup de partenaires, des gens qui m’ont donné beaucoup de conseils, de sorte que je ne me sentais plus complètement abandonné ». C’est ça, l’humanité et de l’amitié.

B. Daou

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