Maison centrale d’arrêt de Bamako : 95 détenus partagent 30 matelas dans une chambre

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Les missions d’Avocats sans frontière/France et d’Avocats sans frontière/Mali ont, au cours d’une journée de consultation gratuite aux détenus dans les maisons centrales d’arrêt de Bamako, dénoncé le manque de respect des règles minimales pour les personnes privées de liberté.  “Des cas d’irrégularités, des chambres aux effectifs élevés, des détenus sans dossier…. Plusieurs violences se manifestent dans les maisons centrales d’arrêt”, selon la coordonnatrice d’AVS/France, Anne Lutun, qui en a fait la révélation mercredi lors d’une session de formation à l’intention de la chaîne pénale.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Dignité, respect des droits des personnes privées de liberté, Avocats sans frontière/Mali et Avocats sans frontière/France organisent depuis hier une session de formation pour les acteurs juridiques sur les règles minimales pour les personnes privées de liberté.

Prison Centrale Bamako

Financé par l’Union européenne, ce projet de partenariat des deux structures de défense sur les droits humains au Mali concerne Bamako, Kati et Kayes pour avoir une identité de vue sur la situation des détenus dans ces localités et apporter le soutien des acteurs de droit.

Selon Mohamed Thiam, membre d’Avocats sans frontière Mali, le principal plat de résistance de cette session, qui est “Les règles minimales pour les personnes privées de liberté”, va renforcer la capacité des acteurs du système judiciaire malien à travers des journées de consultations gratuites en faveur des détenus vulnérables, le suivi des cas et les tables rondes.

Et de dire que lors des visites et consultations des deux structures dans les centres de détentions, un manque crucial du respect des droits a été constaté. Il s’agit le droit à l’information, l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, à un procès équitable dans un délai raisonnable, à l’assistance parentale et juridique, à l’alimentation saine, à un matelas et à des activités culturelles.

“C’est une question de droit. Et en matière de droits, les règles sont universelles. Au Mali, plusieurs violences se manifestent dans les maisons centrales d’arrêt. Le détenu est une personne humaine qui a des exigences vis-à-vis de la loi”, a-t-il affirmé.

La violation de la loi !

Pour la coordonnatrice d’AVS/France, le manque de respect des règles minimales pour les personnes privées de liberté est un triste constat dans les maisons centrales de Bamako. “Lors des journées de consultations à l’intention des détenus, les avocats ont observé des centaines de personnes en situation de vulnérabilité. Le délai de la mise en garde n’est pas souvent respecté, tout comme l’audition. Le nombre de détenus de la MCA Bamako dépasse la capacité d’accueil. 95 personnes partagent une seule chambre pour 30 matelas”, a-t-elle indiqué.

Elle a ajouté que les personnes en détention font le repas une fois par jour à Bollé/femmes. “Les détenus se servent trois fois à Bollé/mineur et deux fois à la maison centrale d’arrêt”, a-t-elle souligné. C’est pourquoi, dira-t-elle, cette formation, qui s’adresse à tous les acteurs de la chaine pénale intervenant dans l’incarcération, va permettre d’échanger sur les contraintes  dans la pratique des procédures judiciaires, notamment les textes nationaux et ceux ratifiés par le Mali.

Anne Lutun a invité la chaîne pénale à formuler des recommandations pertinentes pour améliorer les conditions de vie des détenus.

Bréhima Sogoba

 

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8 COMMENTAIRES

  1. La prison se doit d’être un endroit de penitence et de regret de l’acte commis. Certains meritent leur sort, d’autres pas par erreur judiciaire ou abus d’interprétation de la loi. A tous, il fut un semblant de bien être: à la place des matelas, je vois plutôt des nattes et le surplus du budget (sic) dans l’appretissage d’un metier plus valorisant (mecanique, menuiserie, cours du soir). Ils peuvent aussi s’organiser et s’aider mutuellement.
    L’association des jeunes avocats doit aussi et surtout s’organiser pour leur apporter assistance; au moins les informer de leurs droits et devoirs. Ce sera une pression sur le gouvernement pour acceler le processus judiciaire

  2. Il faut faire avec dicernement. Beaucoup d’innocents croupissent en prisons, au Mali avec une justice pourrit des juges super malhonnetes. Vous savez que ces prisonniers sont des marchandises selon son status. Donc attention n’importe qui peut se rétrouver en prison pour rien. Tous les maliens ont un pied au lyçee de Bamako coura. Vous ne savez pas qu’Alpha O Konare a son arbre planté devant le premier cabinet.Alors les mauvaises paroles faite attention, meme si on saint.

  3. Ils n ont qu a se defoncer le cu.l la dans.Un seul conseil, donnez leur des condoms pour limiter les degats de sida et de Ist , car ils se bai,sent la dans , cest une realite.Ne soyons pas hypocrites , on ne peut pas enfermer des gros gaillards sexuellement actifs sans quils ne se de.foncent ,es uns les autres.

  4. tout compte fait s’il n’y avait pas de justice a 2 vitesses au Mali peut etre que le peuple malien allait se soucier du sort des detenus et detenues, mais helasce n’est pas le cas.
    Sinon ils/elles ont droit a un strict minimum de dignite cas meme, surtout certains innocents sont detenus pendant des mois sinon des annees sans quils/elles ne soient presentes a aucun juge. Le cas de ces personnes me touchent sinon les autres ciriminels a col blanc et bandits,assassins etc… de leurs genres je n’ai sincerement aucun pitie pour eux et elles. En plus j’aimerai bien revoir l’application de la peine capitale pour les meritants (es), nous avons pas besoin de recevoir des lecons et faire comme les autres en abolissant la peine de mort (donc ca l’amnistie internationale peut aller se faire voir ailleurs et toute personne contre la peine capitale 👿 ). Moins de charges pour le contribuable. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: 😉 .

  5. Hummmmmmmmmm!!!!!!!!!!!, thats so delicious!!!!!!!!!ils n ont qu a se superposer les uns sur les autres pour dormir et vive les degats.Les plus forts defoncent les plus faibles , cest la loi de la prison.Ils se bai..sent la dans.

  6. çà fait pratiquement un matelas pour trois ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ ❗ facile ils n’ont qu’à dormir les uns dans les autres 💡 💡 💡 💡 💡 💡

  7. “95 détenus partagent 30 matelas dans une chambre”

    Moi, je vois 2 moyens à la fois SIMPLES et RADICAUX pour résoudre IMMEDIATEMENT ce problème:

    UN: Acheter les matelas manquants.

    DEUX: Rendre les prisons MIXTES 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

    Faut pas compliquer les choses simples dèh! 😆 😆 😆 😆 😆 😆
    Houbien? 😛

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