Protection civile / Des élus à l’école de la réduction des risques de catastrophe

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Avec le phénomène du changement climatique, aucune partie de la planète n’est à l’abri des catastrophes naturelles. C’est pour sensibiliser les membres des institutions du Mali à être des vecteurs du plaidoyer de la réduction des risques de catastrophes en direction des communautés que la Direction générale de la protection civile a initié un atelier de deux jours sur le réseautage des élus et des jeunes.

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, la direction générale de la protection civile et ses partenaires organisent à l’hôtel Salam un atelier intitulé « réseautage des élus et des jeunes sur la réduction des risques de catastrophe ». Selon le Colonel Major Mamadou Traoré, l’atelier qui a démarré le 6 octobre 2011 et qui doit prendre fin aujourd’hui, vise à amener les élus à mieux diffuser la résilience vers leurs électeurs et à faire de la jeunesse un partenaire stratégique dans la réduction des risques de catastrophe. Il a rappelé qu’à l’horizon 2050, plus de 75% de la population sera constituée de jeunes qui migreront des zones rurales vers les villes, aggravant leur vulnérabilité et l’insécurité dans ces zones précaires parce qu’anarchiques.

 Pour tout cela, le Colonel Major Mamadou Traoré, directeur général de la protection civile, a estimé qu’avec cet atelier, la plateforme mise en place pour diffuser et mettre en œuvre la stratégie de réduction des risques de catastrophes franchit une nouvelle étape. Au titre des défis de la génération et des autorités, il a cité le changement climatique avec son corollaire de situation de calamités que sont : les inondations destructrices, les sécheresses avec l’avancée du désert, l’altération et la raréfaction des eaux de surfaces et souterraines, des terres arables et des pâturages.

Il a estimé que les crises humaines que ces calamités engendrent étaient plus graves. Selon lui, des grands déplacements de populations vers les zones où il fait meilleur vivre entrainent des conflits et leur déplacement vers des zones précaires autour des villes aggravent leur vulnérabilité. « Je vous convie à une séance d’information et de revivification de la conscience commune pour une résilience en vue de protéger nos structures socio-économiques pour un développement durable », a-t-il conclu. Il faut rappeler que la cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le général Tiéfing Konaté, représentant du ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, qui avait à ses côtés Mme Keïta Aïda M’Bow du PNUD.                       

Assane Koné

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