Affaire des 49 militaires ivoiriens : Entre justice, diplomatie et société, à qui le dernier mot ?

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Depuis l’arrestation des 49 militaires ivoiriens au Mali, plusieurs pistes de solutions sont évoquées. Il y a d’abord eu la piste diplomatique par la désignation du Président togolais Faure Gnassingbé comme médiateur et la semaine dernière, l’implication de la société civile ivoirienne dans l’affaire. Cette dernière a sollicité la société civile malienne à s’impliquer pour un dénouement heureux. Pourtant, l’affaire se  trouve aussi devant la justice malienne. Qui aura le dernier mot ?

Dès le premier jour de l’arrestation des 49 militaires, selon plusieurs sources, des voies diplomatiques ont été ouvertes entre les deux pays. Finalement, le Président togolais Faure Gnassingbé a été désigné médiateur dans l’affaire. Malgré cela, en parallèle, l’affaire connaissait une progression judiciaire, d’abord, une saisie du Parquet général de Bamako et par finir, l’inculpation des 49 hommes par un juge spécialisé dans les affaires criminelles et de terrorisme international.

La semaine dernière, comme si les voies diplomatiques ne suffisaient pas, des chefs religieux, coutumiers et des riches hommes d’affaires maliens résidant en Côte d’Ivoire, ont pris l’affaire en main. La délégation séjourne au Mali et rencontre certains membres du gouvernement et le Haut conseil islamique du Mali. Au menu, la libération des 49 inculpés pour, selon eux, la sauvegarde des bonnes relations entre les deux pays et la sécurité des ressortissants des deux pays et leur bien en Côte d’Ivoire et au Mali.

Par contre, aucune médiation pénale ne serait possible une fois que l’affaire quitte le parquet pour se retrouver devant un juge, confie un procureur de la République. Pour ce dernier, la médiation qui a pour but d’éviter un procès dans un dossier n’est d’abord pas possible si l’infraction concerne un crime. Chose qui est le cas avec l’affaire des 49 militaires et qu’une fois la justice saisie, elle doit aller au bout afin de dire le Droit.

Maintenant quid  à savoir, entre les trois (la Justice, la diplomatie et le social), qui aura le dernier mot. La Justice ira-t-elle jusqu’au bout ? La diplomatie ou le poids des religieux, lequel pèsera lourd dans la balance ? Quand même, l’information est ouverte devant un juge d’instruction, le président du Togo Faure Gnassingbé demeure saisi et le président du Haut conseil islamique interpellé.

Koureichy Cissé

Commentaires via Facebook :

2 COMMENTAIRES

  1. Point de tergiversations!

    Nous sommes un pays crédible et nous devons le rester. Nous ne devrions, en aucun cas, gâcher le capital de sympathie et de confiance dont bénéficie notre pays auprès de beaucoup de citoyens d’Afrique.

    Il faut que nous sortions de cette affaire la tête haute. Nous les avons inculpé et écroué. Par conséquent la justice doit absolument faire son boulot et nous tirer cette affaire au clair car il y a anguille sous roche. En effet ces soldats ne seraient pas d’authentiques ivoiriens. D’où les soupçons de mercenariat. S’agit-il d’une mafia a des fins mercantiles? Il faut alors en débusquer le parrain qui serait Ouattara lui même. Allons au bout de cette judiciarisation pour que l’honneur de notre cher pays soit sauf.

    Aux dernières nouvelles glanées sur le web, 24 familles représentatives des ivoiriens arrêtés seraient introuvables. Il est donc fort probable que nos autorités ne se sont pas trompés sur le qualificatif de mercenaires.

    Restons vigilants car il y a beaucoup de convoitises autour de notre cher pays.

    Vigilance, vigilance et toujours vigilance!

    Vive le Mali!

  2. “Depuis l’arrestation des 49 militaires ivoiriens au Mali”
    Tiens! Depuis que choguel a disparu, on ne dit plus mercenaires ivoiriens.

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