FAMA: Un Général, cultivé, à la tête de l’école de guerre

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L’Ecole de guerre, nouvellement créée par les autorités de transition sera effective avant la finition du local qui l’abritera à Banakoroni. Le Conseil de ministre du mercredi dernier a nommé un général à la tête de cette prestigieuse école. Il s’agit de Oumar Dao dit Baron, l’ancien chef d’état-major particulier de l’ancien président IBK.

Il était chargé de préparer avec le secrétaire général de la présidence, les décisions de la présidence de la République en matière de la défense et de sécurité, les réunions du Conseil supérieur de la défense nationale.

Oumar Dao était l’interface du Président de la République dans ses relations avec les Etats-majors et Services des différentes armées à travers le ministère en charge de la Défense nationale;

A cet effet, il informait le Président de la République des affaires militaires liées aux situations de crise, celles concernant la politique de défense et la reforme du secteur de la sécurité, des questions concernant la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), la Loi de programmation Sécurité intérieure (LPSI) et de la condition militaire.

Il avait également mandat de suivre, pour le Président de la République, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, en particulier le fonctionnement de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR), de la Commission d’intégration (CI), du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et de tous les arrangements sécuritaires qui s’y rattachent.

En plus ces tâches, le Président de la République lui avait confié la coordination de la mise en œuvre de l’Initiative pour la gouvernance du secteur de la sécurité (SGI en sigle anglais), lancé le 6 aout 2014 par le Président Barack Obama lors du Sommet Afrique – Etats-Unis. Du coup son champ d’investigation s’était élargi

Avant d’être chef d’état-major particulier à la présidence, l’actuel Directeur général de l’école de guerre du Mali a servi à l’état-major des armées de mai 2012 jusqu’en mars 2019. Le général de division Oumar Dao était sous-chef état major, chargé des opérations . Le général Baron était chargé de fournir des conseils techniques et stratégiques sur l’ensemble des questions relatives à la mise en œuvre des forces, du suivi de la formation du personnel militaire à l’extérieur. Le général de division Oumar Dao élaborait les directives, plans d’emploi des Forces, des plans opérationnels et autres instructions relatives à la gestion des crises, conformément aux directives ministérielles. Il avait la lourde tâche aussi de planifier les manœuvres interarmées et interalliées.

Le nouveau patron de l’Ecole de guerre du Mali avait la lourde tâche de définir et entretenir une politique de documentation intéressant la défense nationale et assurer la préparation et le suivi des négociations et réunions internationales intéressant la défense nationale  Il participait aux études sur les évènements politiques internationaux sur la défense

De février 2012 à mai 2012, il fut Directeur Études et Doctrine à l’Ecole de maintien de la paix”Aliou Blondin Bèye” où il était chargé des cellules études, doctrine, documentation et audiovisuelle.

Avril 2010-janvier 2012, le général Dao a été nommé assistant spécial du représentant spécial du président de la commission de l’Union Africaine dans le cadre de la mission de l’UA en Somalie (AMISOM).

De 2005 en 2010, il a été instructeur temporaire puis Directeur de l’instruction à l’éEole de maintien de paix” Alioune Blondin Bèye”

2006-2008, le général de division Oumar Dao a servi au Prytanée militaire de Kati comme commandant en second de l’école. C’est dans la même école où il avait obtenu son baccalauréat, série Sciences exactes en 1994.

De 2001 à 2004, il fut chef de division équipements et infrastructures à la Direction des écoles de l’Armée, une fonction qu’il a cumulée avec celle de chargé de logistiques.

De 2005 à 2006, le général de division Oumar Dao, fut chef de division institution à la direction des transmissions et télécommunications des Armées.

Le nouveau directeur général de l’Ecole de guerre n’est pas un général de bureau, comme le prétendent certains Maliens. Il a dirigé plusieurs opérations sur les théâtres à l’intérieur du pays. Il a été commandant des services de transmissions et télécommunications de la région militaire de Gao de 1997 à 2001. Sans oublier le poste de chef adjoint du bataillon qu’il a occupé de 2991 à 1996, puis l’officier chargé de transmission du bataillon à Sikasso. De 1991à 199, il fut l’adjoint au chef technique de l’atelier de la direction de transmission et télécommunications de l’Armée basée à Kati.

Au chapitre de formation, le général de division, Oumar Dao en a suivi une batterie de stages et formations militaires à l’extérieur du pays. Ce qui fait de lui, un bon officier de terrain. Ainsi, du 8 au 19 mai 2017, à Washington, il a suivi un séminaire des leaders de la sécurité au Centre d’études stratégiques sur Afrique ( CESA), 2021-2012 au Kenya sur la prévention des conflits. 2008-2009, il effectua une formation au Collège interarmées de défense de Paris. Brevet d’enseignemen tmilitaire supérieur de deuxième degré (École de guerre) et Master 2 en relations internationales, option défense et sécurité. En plus du métier des armes, notre désormais DG de l’Ecole de guerre dispose d’un véritable bagage intellectuel. 2006, le général Baron a suivi un stage sur la coopération Civile-militaire ( CIMIC: civil-Military coordination) au Kenya. Le DG de l’école de guerre a effectué un stage sur les compétences militaires fondamentales dans les opérations de paix. En 2003, il suit une formation des formateurs sur le droit des enfants avec l’ONG “Save the children” à la Direction des écoles militaires de Bamako. La même année, il effectue un stage d’observateur militaire à l’école de maintien de paix de Zambakro en Côte d’Ivoire.

De 2000 à 2001, le général de division Oumar Dao a obtenu son diplôme d’enseignement supérieur, premier degré, à l’école d’état major de Koulikoro. De 1996-1997, il effectua un stage en Chine sur le commandement supérieur de transmission (cour des capitaines). Les stages suivis pat nouveau Directeur général de l’Ecole de guerre du Mali sont nombreux, car il a aussi suivi un stage d’application des transmissions École d’application de transmission de Bouaké en Côte d’Ivoire de 1993-1994. Toujours dans le cadre des stages, de 1988- 1991, en Algérie, il reçoit le diplôme de chef de section des transmissions et techniciens supérieurs des télécommunications à l’école supérieure des télécommunications de Kolean.

Le général Oumar Dao comptabilise, aussi, à son actif plusieurs missions effectuées à l’intérieur du Mali et à l’étranger. Au nombre de celles-ci on peut citer, entre autres; l’Opération MALIBA (au Mali) 2012 – 2014.

2010 – 2012 : Assistant spécial du représentant du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la Somalie (AMISOM).

2004–2005 : Observateur militaire à la MONUC (Mission d’observation des Nations Unies au Congo) en République Démocratique du Congo.

1994 : Opération FASO (au Mali).

Comme on peut le constater cet officier supérieur de l’armée malienne a une eu une carrière professionnelle exemplaire. Ce qui lui a valu des récompenses bien méritées. Il est chevalier de l’ordre national du Mali; Médaille commémorative de campagne. Sans oublier les distinctions obtenues à l’étranger; médaillé des Nations Unies au compte de la MONUC (Mission d’observation des Nations Unies au Congo); Médaille de mérite militaire puis médaille de l’Ordre national du mérite (Français); médaillé de la Défense nationale (Française) et enfin Médaille de la mission d’entrainement de l’Union Européenne (EUTM).

C’est un officier supérieur de classe exceptionnelle, vu son cursus scolaire et professionnel, qui a la lourde tâche de mener les destinées de cette prestigieuse Ecole de guerre que les autorités de transition ont créé pour la réorganisation et formation des forces armées et sécurité maliennes.

Bon vent à lui.

Seydou Diamoutené

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5 COMMENTAIRES

  1. “C’est dans la même école où il avait obtenu son baccalauréat, série Sciences exactes en 1994.il a aussi suivi un stage d’application des transmissions École d’application de transmission de Bouaké en Côte d’Ivoire de 1993-1994.1994”

    “Opération FASO (au Mali)”

    Diamoutene i fana caaaa……..Quelle incoherence!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Ce Seydou Diamoutené peut utiliser la recette issue de cet article incohérent bourré de fautes de tout genre pour se former davantage… Ce général doit lui poursuivre pour avoir torpillé son CV comme cela 😂.

  3. Après avoir fourni énormément d’efforts pour lire le cursus du général Dao tel qu’exposé dans ce tas de désordre et de typos, je peine à trouver de quoi être impressionné par ses compétences militaires.
    Je me pose même la question de savoir s’il n’est pas devenu général de division grâce à ses affinités politiques au lieu de ses compétences militaires.
    Le directeur d’une école de guerre d’un pays en guerre doit impressionner par son parcours militaire et/ou sortir d’une école de guerre.
    Les politiques s’occupent de la politique, et les officiers militaires – de surcroit un général de division – doivent démonter par leurs cursus qu’ils savent faire la guerre et la gagner…

  4. Une incohérence à corriger.
    Il a eu son bac en 1994,mais des formations militaires avant cette date.
    A t’il fait l’EMIA ou est parti à l’extérieur après son bac???
    Un constat:il n’a pas fait le GRAND NORD c’est à dire à partir de KIDAL jusqu’à la frontière algérienne contrairement à un GENERAL DAHIROU.
    C’est pourquoi on dit que c’est un officier de salon.
    Il est plus un intellectuel qu’un combattant;plus un homme politique(proche d’IBK) qu’un militaire.
    On sait que les journalistes sont payés pour vendre quelqu’un.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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