Referendum du 18 juin : Les FAMa à l’heure du vote !

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Conformément aux dispositions de la loi électorales, les éléments des forces armées et de défenses ont massivement voté, hier, dimanche 11 juin 2023 dans les camps et garnisons du pays. Ce vote des militaires s’est déroulé partout dans le calme et la sérénité, selon les informations reçues. À Bamako, le colonel Sadio Camara, ministre de la  Défense  et des anciens combattants et le général Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, ont respectivement accompli leur devoir civique au camp de garde et à l’école nationale de la police. Plusieurs chefs militaires, dans la capitale et les autres localités de l’intérieur ont donné le coup d’envoi du vote. Le point.

Le collège électoral est convoqué le dimanche 18 juin, 2023 sur toute l’étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et consulaires pour se prononcer sur le projet de Constitution. Et, ce sont les membres des forces de sécurité qui ont ouvert  le bal ce dimanche 11 juin 2023, dans les camps et garnisons militaires. Partout la participation des hommes en tenu s’est déroulée dans le calme et dans la grande discipline. Ainsi, dans les casernes,  garnisons, et  bases militaires, l’atmosphère était au référendum…

Ce vote par anticipation des militaires se déroule en application de l’article 117 du code électoral qui permet aux corps de sécurité « de voter  avant le jour du scrutin, afin de pouvoir assurer efficacement le jour du vote, la sécurité du pays et des opérations ».

Le colonel Sadio Camara, ministre de la  Défense  et des anciens combattants dira que « ce vote anticipé rassure sur la capacité du gouvernement à organise le scrutin  malgré la crise que traverse le pays  et les différentes tentatives de déstabilisation qu’il subit de la part d’ennemis intérieur et extérieur ».

Occasion pour le colonel Camara de saluer la résilience et le courage patriotique du peuple malien face aux épreuves. Aussi, a-t-il évoqué les progrès accomplis par le Mali dans plusieurs domaines : « Le Mali est resté debout,  près de 100.000 réfugiés et personnes déplacées sont retournés dans leurs villages. La liberté de circulation des personnes et des biens redevient une réalité, l’agriculture reprend, l’activité commerciale se développe, l’administration se redéploye.Pour amorcer une profonde refondation du système de gouvernance du Mali, le gouvernement de Transition lance des réformes politiques, institutionnelles et sécuritaires sans précédent, afin de doter le peuple malien des outils durables indispensables à son développement harmonieux.Jugé inquiétant pour une certaine classe dirigeante mondiale, le combat du Mali pour sa dignité et sa liberté est pris en exemple par tous les peuples du Sahel, d’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique entière. Cela nous rend optimistes, car nous savons que le chemin reste long et tortueux, mais l’ambition de redressement et de refondation du Mali dépasse toute autre considération ».

Pour sa part, le général Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile dira que la nouvelle constitution est une  traduction  des aspirations profondes du peuple malien à travers les Assises Nationales de la Refondation (ANR). Avant d’ajouter : « Notre rôle est de nous battre pour faire adhérer le plus grand nombre de maliens à ce projet afin que démocratiquement il soit adopté. Car ce pays a suffissament souffert. Il est temps qu n’il prenne un nouveau départ ». Le général Daoud a insisté sur le caractère inclusif de la nouvelle constitution  et  son caractère irréversible dans la Refondation et à l’Emergence  du « MALI KOURA ».

Mémé Sanogo 

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