Réforme du secteur de la sécurité : Eucap Sahel Mali apporte sa touche

0

Une délégation de l’Union Européenne dirigée par Jana Kalimonova, présidente du Comité chargé des aspects civils de la gestion des crises (CivCom) était en visite au Mali du 7 au 9 septembre derniers pour évaluer la mission d’Eucap Sahel Mali qui a lancé ses premières activités depuis janvier dernier. Un séjour de trois jours après lequel, Jana Kalimonova et le chef de la mission Eucap Sahel Mali Albercht Konze ont animé une conférence de presse, le mercredi 9 septembre dernier sur l’objet de la visite de la délégation de CivCom au Mali.
Selon le chef de la mission d’Eucap Sahel Mali, Albercht Konze, cette visite avait pour objectif le contrôle constructif et bienveillant de la mission Eucap Sahel Mali par les membres de l’Union Européenne à travers CivCom. Un séjour durant lequel, précise Albercht Konze, la délégation de CivCom conduite par sa présidente, Jana Kalimonova, et les responsables de la mission Eucap Sahel Mali, ont rencontré tour à tour, le ministre en charge de la Sécurité, Général Sada Samaké, les directeurs respectifs de la Gendarmerie, de la Police et le Chef d’état-major de la Garde nationale, ainsi que les responsables de la Minusma et de l’EUTM.
« Toutes ces rencontres ont permis à ceux qui décident de cette mission depuis Bruxelles de se faire une image complète de la situation sécuritaire au Mali, afin que la mission Eucap Sahel puisse se poursuivre dans les meilleures conditions possibles », affirme le chef de la mission Eucap Sahel Mali, Albercht Konze. Qui s’est réjoui des nouveaux recrutements dans les différents corps des forces de sécurité malienne. Pour cause dit-il, la pyramide d’âge des forces de sécurité malienne commençait à poser problème.
« Il y avait une proportion assez importante de cadres et d’agents de sécurité en âge assez avancé. Il fallait donc absolument procéder à de nouveaux recrutements. Surtout que la population malienne croît assez vite et les défis sécuritaires sont encore énormes », a-t-il constaté. Avant de saluer la franche collaboration du gouvernement malien et des forces de sécurité malienne pour l’accomplissement de la mission d’Eucap Sahel Mali.
Interrogé sur le bilan de la mission Eucap Sahel depuis le lancement de ses activités en janvier dernier, soit 8 mois d’activité, Albercht Konze révèle que plus de la moitié des 600 cadres des forces de sécurité que la mission a prévu de former pour l’année 2015, ont déjà été formés.
Jana Kalimonova, la présidente du comité chargé des aspects civils de la gestion des crises (Civ Com), ajoutera pour sa part que durant les jours de leur séjour, ils ont entendu beaucoup de messages positifs sur la mission Eucap Sahel Mali. Toutes choses qui les rassurent.

Faut-il le préciser, à la différence de l’EUTM, la mission Européenne qui forme les forces de défense du Mali, l’EUCAP Sahel Mali est une mission civile de l’Union Européenne qui a pour vocation de former les forces de sécurité malienne. A savoir la Gendarmerie, la Police et la Garde nationale.
Composée d’une équipe de conseillers et de formateurs qui travaillent avec les forces de sécurité intérieure et les ministères de la Sécurité et de la Défense, l’Eucap Sahel Mali a pour objectif d’améliorer le système de ressources humaines, de réorganiser la formation et de former une masse critique de cadres d’avenir.
Dans cette dynamique, chaque cadre reçoit une formation de 4 semaines correspondant à 100 heures de cours sur les sujets comme le commandement du service, la police judiciaire, la police de proximité,́ la police technique et scientifique, les droits de l’Homme et le genre, entre autres. En outre, elle forme des experts en techniques policières, dans la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, en contrôle et audit des services, en soutien aux ressources humaines et la logistique.
Par ailleurs, en vue de restaurer la confiance entre les populations et les forces de sécurité, la mission européenne, Eucap Sahel Mali, coopère avec la société civile qui a un rôle déterminant dans la réforme du secteur de la sécurité.

Lassina NIANGALY

Commentaires via Facebook :