4ème édition du Fetsival Donso N’Goni : Sous le signe de la paix et de la cohésion sociale

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La  quatrième  édition  du Festival  Donso N’Goni, organisé par  l’Association Djguiya blo,  qui regroupe  des  jeunes   hommes  et femmes  ayant  une  (moyenne  d’âge  compris  entre  22 ans à  45 ans, passionnés  par  la  culture  malienne  plus  particulièrement  par  la  tradition  des chantres  et donsow,  s’est déroulé les 14, 15 et 16 mars 2019, au Palais  de la Culture Amadou Hampathé  Ba. Elle avait  comme marraine, la Ministre de  la  Culture, Mme N’Diaye  Ramatoulaye Diallo et comme  parrain, Seydou Sidibé. Les Bamakois  ont  encore, à travers  ce festival, découvert  d’autres  savoirs   faire  des  chasseurs  maliens, Guinéens, Burkinabé, Ivoiriens, Sénégalais, à travers  des chants, danses, démonstrations, conférences  et  expositions, ont  pris  part  à la réjouissance  des  protecteurs  de  la  brousse. Le thème  de  cette  édition était « Donso N’Goni facteur  de  paix  et  de  cohésion  sociale »

Plusieurs  conférences  débats  ont eu lieu  à l’occasion. L’on note entre autres « regards sur les fétiches la force  des choses » , développé par  Michel Bamia ;  « l’implication des  communautés  pour sauver  les forêts et  les  animaux sauvages », présenté  par  Tidiany Sanagaré ;  « le Donsoyan d’hier  à aujourd’hui », animé par Sira Missa Doumbia ;  « les chasseurs  face  aux défis  de  la  sacralité  de  la  vie  humaine » présenté par Fodé Moussa Sidibé.

Les  artistes  appelés « N’Goni fola » de renommée   étaient  entre  autres : Madou Diarra, Samaya Yacou  Doumbia, Solomane  Konaté, Yoro Sidibé, Abdoulaye Sacko  dit Segoubloni, Abdoulaye Traoré dit  Moutougoula, Madou Sangaré dit Penypeny, Djigui Diakité, Seydou  Sangaré, Sékouba Traoré.

Et ce n’était pas tout. Des  démonstrations  en magie ou « Komagnaka »étaient  au menu  chaque jour.  Des expositions

Selon  le  secrétaire  général  de  l’Association  Djiguiya Blo, Seydou  Konaré, ce festival est un événement  culturel, social,  surtout   didactique  qui  permet  de  promouvoir   le  donso n’goni à travers   les  chants  donsow,  leurs  rôles  et  leurs  importances….Vu la  montée  en puissance  des préjugés  sur  notre  confrérie,  déclare  Seydou  Konaré  aux  festivaliers, il  est  capital  d’élucider  certains  faits  et  expressions  pour  mettre  à  jour  les profanes. « La confrérie  des  donsow  c’est  la  liberté, l’égalité, la  fraternité  et  l’entente   entre  tous  les  hommes, et  quelles que  soient  leurs races,  leurs  origines  sociales,  leurs  croyances  ou  la  fonction  qu’ils  exercent. Les  Donsow, auteurs   de  création  de  plusieurs  villages au Mali, appelés  stabilisateurs  de  la  société  passionnés   de  la  nature  et  des  secrets  qu’elle  regorge, dépositaire   de notre  patrimoine  culturel, mais nous navrés aujourd’hui , indique Seydou  Konaré,  de voir  les  donsow  confondus  aux milices, aux  terroristes, aux  sanguinaires…C’est pourquoi, dit-il le défi  des  donsow  aujourd’hui doit être  une assistance  rigoureuse  de  la forêt , personne  n’étant  épargné  aux  conséquences   du changement climatique  qui favorise  la  migration,  la  disparition  et l’extermination  de  la  beauté   de  la  forêt. « Il est temps pour les donsow,  surtout  des  décideurs  politiques  de  mettre   en  place   un forum  sous  régional,  continental  ou  international  au   nom   des donsow  pour  que  les verbes  laissent  place  aux actions. Il  est  un  devoir  pour  toutes   les  nations  de vivre  avec  des modèles  et  des pratiques   adaptés  à  ses réalités. Pour  notre paix intérieure  nous devons  vivre  avec  le  modèle  intarissable  que  nous  avons,  il s’agit  sans doute  de  donsoya », a souligné Seydou Konaré.

Le représentant  du Ministre  de la culture, Alamouta Dagnoko a, au nom du ministre N’Diaye, salué l’idée  des initiateurs  pour  la promotion  du trésor culturel  du Mali, avant  de  souhaiter  la  bien venue  aux festivaliers surtout venus des pays  amis, et assuré la détermination du  département  de la  culture  à accompagner ces genres d’initiatives.

Hadama B. Fofana

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