Intervention de la CEDEAO à Bamako : Les négociations bloquées

15 Août 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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Même si Mme Salamatou Hussaini-Suleiman, Commissaire chargée des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Commission de la CEDEAO, s’est voulue très rassurante à la fin des travaux de la réunion extraordinaire du Comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO, qui s’est tenue à Bamako du 13 au 14 aout 2012, force est de reconnaitre que la rencontre n’a pas atteint tous ses objectifs. Et, tout porte même à croire que les négociations se sont bloquées sur le point de l’envoi des troupes à Bamako pour sécuriser la transition. Dans le cadre d’une réunion extraordinaire du Comite des chefs d’Etat-major de la CEDEAO, les responsables de la défense et de la sécurité de la sous région étaient arrivés à Bamako pour examiner  les conclusions de la conférence de planification finale pour le déploiement de la Mission de la CEDEAO au Mali (MICEMA). A la clôture de cette réunion de deux jours, il était clairement perceptible que les chefs d’Etat-major de la CEDEAO et les responsables chargés de la défense et de la sécurité du Mali n’ont pas pu s’accorder sur un point essentiel inscrit à l’ordre du jour des travaux : la sécurisation des organes de la transition par des soldats de la CEDEAO. Conformément au mandat des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, les chefs d’Eta- major sont arrivés à Bamako avec l’espoir de parvenir à accorder leurs violons avec les autorités militaires maliennes sur trois points   : la sécurisation de la transition par des soldats de la CEDEAO ; la réorganisation, l’équipement et la formation des éléments de l’armée malienne ; et le dispositif à mettre en place pour la reconquête des trois régions du nord aux mains de groupes armés dont Aqmi. Si les autorités militaires maliennes et celles de la CEDEAO sont pratiquement parvenues à s’entendre sur les deux derniers points, il faut dire qu’aucun accord possible n’a pu être obtenu quand au premier point. En un mot, les chefs d’Etat- major de la CEDEAO ont enregistré un refus total des autorités maliennes sur l’envoi de troupes étrangères pour sécuriser les organes de la transition. Dans son point de presse accordé aux journalistes à la fin de la réunion hier soir, le Colonel major Ibrahima Dahirou Dembélé, Chef d’Etat- major Général des Armées du Mali, a rappelé que dans sa récente adresse à la Nation, Dioncounda Traoré, Président de la République par intérim, avait précisé : « …Je fais entièrement confiance aux services de sécurité maliens et à l’armée malienne pour assurer la sécurité du Président de la république et celle des institutions de la République… »  Se focalisant sur cette déclaration, le Chef d’Etat-major général des armées du Mali refuse toute intervention de troupes étrangères à Bamako. Quant à  la libération des régions nord souhaitée aujourd’hui par l’ensemble de la population malienne, il a précisé qu’ils sont convenus de conjuguer leurs efforts pour la libération des zones occupées. Mais, il pense qu’il faut donner toute la chance aux négociations. Mais au cas où elles n’aboutiraient pas, l’armée pourrait entrer en danse avec le soutien de la CEDEAO. Mais, il a tenu à indiquer que la guerre sur le terrain sera l’affaire de l’armée malienne, avec la précision que l’apport de la CEDEAO sera nécessaire dans l’appui aérien et en logistique. Le refus a été tellement retentissant que  Mme Salamatou Hussaini-Suleiman, Commissaire chargée des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Commission de la CEDEAO, a déclaré que le Comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO a écouté la partie malienne dans l’expression de ses besoins et va saisir la conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO pour information. Qu’à cela ne tienne, elle a estimé que la réunion a été un véritable succès, en ce sens qu’il y a eu pratiquement une convergence parfaite des positions sur deux points sur trois. A savoir la réorganisation, l’équipement et la formation des éléments de l’armée malienne et l’appui de la CEDEAO pour la reconquête du nord. Assane Koné  

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Commentaires (135)

User
le colon
le colon 14 ans
Je suis une petite mer.de blanche venu de bordo.... je suis asterix le nain... Parce que j'ai une existence misérable, je viens sur maliweb insulter les gens cachés derrière mon cavier comme un minable :mrgreen: :mrgreen: :twisted: :twisted: :cry: :cry: :mrgreen: :mrgreen:
Toumani De NY
Toumani De NY 14 ans
Je pense que les malien doivrent laisser leurs orgueil et accepter les conditions de la Cdeao ( un homme qui a faim n'est pas un homme libre. ) . Le Maliba est pauvre et ne pourra rien faire seul . On se connaissent en Afrique . Comment vous voulez l'armee des pays voisin aller faire votre combat au nord , ca c'est une honte pour l'armee malienne et ses patriots extremist . Quand tu na rien , tu te taisse et prie qu'on puisse t'aider
sidibé
sidibé 14 ans
Justement mon frère si vous avez suivi les débuts, le Mali n'avait pas demandé des troupes pour aller combattre le nord. Il avait demandé un appui matériel et logistique pour renforcer les capacités de l'armée qui étaient mises à rude épreuve. Ils ont chanté partout qu'ils avaient la force en attente de la CEDEAO qu'ils allaient monter en puissance et déployer 2000 à 3000 hommes. On a compris par la suite que c'était du bluff puisque certains chefs d'Etat ne savent même pas comment on met en place une mission. Alors il s'est passé tellement de choses. Et nous avons entendu des voix nous dire que le nord était dangereux pour ces soldats et qu'ils sont prêts à déployer des troupes à Bamako pour protéger les organes de la transition, qui du reste ne sont plus menacés. C'est pour cela qu'il y'a ces contestations aujourd'hui. Entre temps, on a monté de toute pièce un conflit entre les forces armées qui a échoué et faussé tous les plans. On en saura davantage un jour car l'histoire est têtue. Ce n'est pas à mon sens un problème d'orgueil; mais de principe et de bon sens. Et chose curieuse, c'est tout dernièrement que la CEDEAO a envoyé ses experts au Mali pour faire le point. Ils savent ce que ces experts ont découvert ici. Rien que des gros mensonges sur l'état d'insécurité dans le sud du pays. Donc nos militaires sont sur la bonne voie.
Le Capitaine Sanogho
Le Capitaine Sanogho 14 ans
Moussa ag Coulibaly, la sagesse Bambara te dira KO CEDEAO TA KERA DE' KANA ANSORO ANKA DENCOUNDI LA KO FO DEN TOGHO KA DA ILA! En d'autres termes, tu es venu nous trouver entrain de faire le bapteme de notre enfant et tu exiges que l'enfant porte ton nom! Moussa ag Coulibaly,KO MOUN BE' OUKONO KO OUMO OFO HARISSA!!! Ils n'ont toujours pas dit ce qu'ils ont en tete! Moussa ag Coulibaly, EBE' TAN DON, NE' BE' TAN DON. NI EYE' KONONTO DON NE' BOLOKONO KO OYE' TAN YE', EYERE BADON NE' TE SON OMA. Tu connais 10 et je connais 10. Si tu me donnes 9 tout en me disant que c'est 10, tu sais bien que je ne veux pas l'accepter! Je constate que tu es toujours fige' dans tes histoires des dunes de sable et des vents de sable. TANT QU'IL Y A DES VOIES A' EXPLORER POUR RESOUDRE LE PROBLEME DE MANIERE PACIFIQUE, EVITONS LA GUERRE ET N'ENVOYONS PAS NOS SOLDATS A' LA BOUCHERIE. LE MNLA N'A PAS PU TENIR ET LES ISLAMISTES NE TIENDRONT PAS. Tous les strateges militaires vous diront que les victoires rapides peuvent etre faciles mais occuper et tenir le terrain sont tres difficiles. LE MNLA ET LES ISLAMISTES N'ONT PAS LES MOYENS POUR TENIR LE NORD. Il faut ajouter a' cela le fait que tous les pays reconnaissent la totalite' de l'integrite' territoriale du Mali. Il y a des petits jeux ici et la' et des pieges que le Mali doit eviter. IL FAUT RECONNAITRE QUE LE CAPITAINE SANOGO, LES MEMBRES DE LA JUNTE, LE PREMIER MINISTRE CHEIKH MODIBO DIARRA ET SON GOUVERNEMENT ONT ETE' SAGES EN EVITANT LE PIRE. LE SOUHAIT DES MARCHANDS D'ARMES ET D'AUTRES IMBECILES, EST DE VOIR LE MALI DE PLEIN PIED DANS UNE GUERRE CIVILE QUI VA FAIRE DES MILLIERS DE MORTS. SOYONS PRUDENTS ET SAGES! EVITONS LE PIRE! Moussa ag Coulibaly, je te laisse avec une autre sagesse Bambara qui dit KO MOGO TE' BOLI IKA SOKONO GNINA NOFE'!!!!
moussa ag
moussa ag 14 ans
Tchieh...CAPIIII ... TU M'AS BOMBARDER DE PROVERBES BAMBARA...HEUREUSEMENT QUE J'AIME BIEN LES PROVERBES BAMBARAS....ILS SONT SAGES ET REFLECHIS :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: MOI JE N'AI PAS DIT QU'ILS ONT DONNE 10....ILS ONT DONNE 9 ET DISENT D'ACCEPTER 9 PARCEQUE ILS NE COMPTENT PAS DONNER 10....C'EST CA LE PROBLEME :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: EN TOUT CAS...MOI JE TIENS AUX DUNES DE SABLE....ET LES TEMPETES DE SABLE...ET LES OASIS....ET TOUT....ET JE NE SUIS PAS SURE QUE LES MILICIENS VONT LAISSER LEUR CHEF EXPOSE A BAMAKO...POUR ALLER ME LES RECUPERER....DONC JE CONTINUE A LES CRITIQUER... Moussa Ag, qui a excellente memoire et va retourner au CAPI UN DE SES PROVERBES DANS LE FUTURE.... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
ibrahim
ibrahim 14 ans
cest tout ce quon les demandent notre armee peut securiser bamako.nous sommes pas sefondre jusqua ce niveau nous allons montre a tout le monde que malgre tout que nous sommes un peuple uni
yiromi
yiromi 14 ans
AVANT TOUT VOILA CE QU'IL FAUT SAVOIR!!!!!!!!!!!!!! AG IBRAHIM 18 Juin 2012 ETAT AZAWAD, PERIL DU PEUPLE TOUAREG PEUPLE TOUAREG, ON NOUS MENT. CEUX QUI PRETENDENT ETRE NOS LEADERS NE NOUS DISENT PAS LA VERITE ET NOUS CACHENT LA REALITE. LE COMBAT QU'ILS PRETENDENT MENER AU NOM DE L'EDIFICATION D'UN ETAT AZAWAD EST UN COMBAT ILEGITIME, ILLEGAL ET SANS AVENIR PUISQU'IL NE REPOSE SUR AUCUN FONDEMENT. L'AZAWAD N'EXITE PAS GEOGRAPHIQUEMENT (EN TOUT CAS PAS TEL QU'IL NOUS EST PRESENTE) ET IL NE PEUT EXITER NI EN TANT QU'ETAT ENCORE MOINS EN TANT QUE NATION. NOUS SOMMES DES MALIENS, NOUS AVONS TOUJOURS VECU EN PAIX ET EN HARMONIE AVEC CEUX AVEC QUI NOUS PARTAGEONS L'APPARTENANCE ET L'ATTACHEMENT A CE TERRITOIRE C'EST A DIRE LES SONHRAI, LES ARABES, LES PEUHLS, LES BOZOS, BELLAH ETC...A SUPPOSER MEME QUE NOUS PARVENIONS A ARRACHER CETTE INDEPENDANCE ET QUE CELA SOIT ACCEPTEE PAR LE MALI ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMME UNE SITUATION DE FAIT, IL FAUT S'ATTENDRE A CE QUE LES SONHRAI, LES PEUHLS, LES BOZOS ETC... EUX AUSSI SE SOULEVENT POUR NOUS COMBATTRE ET NOUS CHASSER DE CES TERRES CAR, ILS SONT AUSSI ORIGINAIRE DE CES ZONES ET AUJOURD'HUI PRET DE 20 FOIS PLUS NOMBREUX QUE NOUS LES TOUAREGS; SI NOUS AVONS EU NOS ARMES, ILS PEUVENT AUSSI AVOIR LEURS ARMES. SI NOUS AVONS DES AMIS, ILS AURONT AUSSI LEURS AMIS. SI NOUS AVONS NOTRE MOTIVATION ET NOTRE COURAGE, ILS AURONT AUSSI LES LEURS ETC... AU FINISH, NE NOUS VOILONS PAS LA FACE, NOUS SERONS EXTERMINES ET LE TEMPS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE INTERVIENNE, CE SERA TROP TARD ET MEME SI ELLE INTERVIENT, NOUS SERIONS PAR LA SUITE CONTRAINTS DE RENONCER DEFINITIVEMENT A CE TERRITOIRE. NOUS SERONS ALORS DES EXILES, DES APATRIDES. NOUS NE POURRIONS PLUS JAMAIS CONSTRUIRE, EN TOUT CAS SUR PLUSIEURS GENERATIONS. MON DERNIER MOT EST QUE TOUT CE QUE NOUS GAGNERONS AVEC "AZAWAD" NE SERA QUE MASSACRE, BAINS DE SANG, RUINES, DESOLATION, EXODE MASSIVE ET MISERE HUMAINE POUR NOUS MEMES ET NOS VOISINS DE TOUT TEMPS, MAIS AVEC LE MALI, NOUS AVONS TOUT A GAGNER, A CONDITION QUE NOUS ACCEPTIONS DE FAIRE PARTIE DE CETTE GRANDE NATION ET QUE NOUS ACCORDIONS NOTRE MODE DE VIE AUX EXIGENCES DU MONDE MODERNE A BON ENTENDEUR, SALUT
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