Mali : La CEDEAO promet des « sanctions additionnelles » si aucun progrès n’est réalisé fin décembre

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Réunis à Abuja (Nigéria), ce dimanche 12 décembre, les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris des décisions sur la transition en cours au Mali et en Guinée. Le respect du calendrier électoral ou la réalisation de « progrès tangible » sont les conditions pour éviter de nouvelles sanctions.

 

L’offensive diplomatique du ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a porté fruit. C’est ce que l’on peut dire en jetant un coup d’œil sur le communiqué final de la rencontre d’Abuja. A l’issue de leurs travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a « rappelé la nécessité urgente » de respecter la date du 27 février 2022 pour la tenue des élections au Mali.

 

« Si à la fin de décembre 2021 aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, des sanctions additionnelles seront imposées dès le 1er janvier 2022 », menacent les Chefs d’Etat de la CEDEAO. La Conférence a informé du maintien des sanctions déjà imposées, à savoir l’interdiction de voyage et le gel des avoirs pour 150 personnalités maliennes dont le Premier ministre et tous les membres du Conseil national de la transition.

 

Au cas où les autorités de la transition refusent de satisfaire aux exigences indiquées, la CEDEAO menace de passer à des sanctions plus dures notamment des sanctions économiques et financières. Pour l’instant, l’information donnée par les autorités maliennes ne rassure pas. Dans une note à la CEDEAO, elles informent que le chronogramme des élections sera transmis au plus tard le 31 janvier 2022. Soit après la prise des sanctions.

 

Mamadou TOGOLA/Maliweb.net

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