Crise politique au Mali : la solution finale

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Les hésitations du président IBK a trouvé une solution définitive à la crise qui secoue le microcosme politique risque de lui coûter très cher.

Ses quatre interventions en l’espace d’un mois ont été des sorties malheureuses qui auraient dû lui permettre d’apaiser le climat social de contestation.

Mais malheureusement la pression est tellement forte dans son camp que l’on se pose la question de savoir si le président tient encore le gouvernail du bateau Mali. Il n’y a aucun doute que le président est loin de maîtriser réellement la situation. Qui sont les personnes qui sont en train de manipuler ce président fatigué et à bout de souffle ? Quel intérêt ont-ils à tirer en cachette les ficelles ?

Que peuvent être les conséquences de leurs entêtements ?

Quelle solution peut-on envisager pour une sortie honorable de la crise ?

Le Mali actuel ressemble étrangement à l’Algérie sous la fin de règne du Président Abdel Aziz Bouteflika.

L’état physique et mental du président IBK prouve à suffisance que le pouvoir est géré par procuration.

Le manque de lucidité du président ne lui permet pas de gouverner réellement.

Devant une telle situation malheureuse la nécessité de faire appel à une équipe médicale pluridisciplinaire pour faire le diagnostic sans complaisance de l’état de santé physique et mental du président de la République.

Cette équipe sera composée de spécialistes en cardiologie, diabétologie, néphrologie, rhumatologie, en physiatrie et en psychologie.

Le Diagnostic médical permettra de prendre une décision sur la capacité réelle du président à assumer ses charges.

En cas d’incapacité, il sera déclaré inapte et déchargé de ses fonctions. En vue de mettre fin à cette crise sociopolitique, il faut nécessairement dissoudre l’Assemblée nationale qui est au centre du problème.

Cette dissolution de l’Assemblée nationale permettra d’organiser des élections transparentes et crédibles basées sur la relecture des textes relatifs aux partis politiques et aux élections.

En plus il faut mettre en application la loi relative à la création des nouvelles régions du Mali. Ensuite, une transition sera mise en place avec un président, une constituante et un exécutif restreint composé de technocrates.

Il faut que les partisans du président comprennent que la situation est si grave que si le président   restait au pouvoir, le Mali va disparaitre de la carte.

L’incapacité et l’incompétence du président sont notoires et il a éteint toutes ses limites et le président n’a encore aucun moyen de gérer le Mali.

Il faut que la communauté internationale et nos partenaires se rendent à l’évidence que la crise est tellement profonde, si nous ne cherchons pas les moyens de redresser le bateau Mali, l’Afrique occidentale risque d’exploser après celle du Mali.

Nous avons tous intérêt que cet homme malade et têtu quitte le pouvoir sans violence.

Il faut que le président IBK sache raison gardée et mettre l’intérêt de ce pays au-dessus des calculs politiques partisans.

Que Dieu inspire les uns et les autres pour que la sagesse prévale pour sauver le Mali de la catastrophe.

Bamako, le 21 juillet 2020

Yacouba COULIBALY

Administrateur des postes à la retraite

Kalabancoura-Bamako 

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