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Déclaration sur les sanctions des chefs d’état de la CEDEAO contre le peuple africain du Mali

Le 29 mai 2021, dans son appel fondateur, notre Mouvement,PEUPLE AFRICAIN DU CHANGEMENT, interpellait les chefs d’état de la CEDEAO, en prélude à leur sommet du 30 mai 2021 à Accra, en ces termes :

– ” Prendre acte de la nécessité de poursuivre la Transition politique, conformément à la volonté du Peuple malien ;

– Renforcer l’accompagnement du Mali dans les secteurs sécuritaire, budgétaire et politique, afin de sortir dans les meilleurs délais, de la zone de turbulence ;

– Respecter les objectifs originels de la CEDEAO qui sont de préserver la paix et la sécurité dans notre espace commun, de promouvoir l’intégration régionale et de parvenir à la CEDEAO des peuples dont l’horizon était 2020, mais qui est largement dépassée, alors que la CEDEAO chemine vers son cinquantenaire ;

– S’abstenir de toute sanction contre le Mali, qui ne ferait qu’aggraver une situation sociopolitique et économique déjà fragile”.

Depuis la formation du Gouvernement, suite aux changements intervenus au sommet de l’État, dans la conduite de la Transition, les nouvelles autorités ont entrepris une approche méthodique de diagnostic de la situation sociopolitique et sécuritaire du Mali, pour envisager les réponses durables aux maux qui provoquent de façon récurrente, les crises, dont celle que nous vivons actuellement.

Les Assises Nationales de la Refondation (ANR), qui s’inscrivent dans cette logique, ont permis de réunir la majorité des maliennes et des maliens au chevet du malade Mali. Les solutions préconisées, même si leur mise en œuvre requiert un temps relativement long, pour certaines d’entre elles, permettront de poser les bases d’une véritable gouvernance de développement, en lieu et place de cette gouvernance de prédation, qui a toujours fait le lit de toutes les turbulences sociopolitiques aussi bien au Mali que dans tous les autres pays de la CEDEAO.

Le chronogramme proposé par les autorités de la Transition à la CEDEAO, le 31 décembre 2021, loin d’être figé, constitue une base de discussion avec toutes les entités, nationales et internationales, dans l’intérêt du seul Peuple Africain du Mali. Mais, bien que les autorités de la Transition aient revu ce chronogramme, dans le souci de maintenir le Dialogue avec la CEDEAO, celle-ci s’est très vite enfermée dans une attitude irréaliste de sanctions sévères pour asphyxier le Peuple Africain du Mali.

On est dès lors fondé, LÉGITIMEMENT, à se poser la question majeure suivante : Pour qui roulent donc ces chefs d’État de la CEDEAO ?

Cette question majeure trouve sa pertinence dans le contexte sécuritaire actuel dans lequel se trouve le Mali, avec le retrait des troupes d’occupation française, et l’agitation fébrile du gouvernement français, face à la volonté légitime du Gouvernement du Mali de diversifier ses partenariats pour assurer la défense de son territoire et sécuriser ses citoyens.

Les sanctions prises par la CEDEAO, le 09 janvier 2022 à Accra, assorties d’une menace d’intervention militaire sur le sol malien, par “la mise en alerte de la force d’attente de la CEDEAO”, sonne comme un parjure de ces chefs d’État, au regard même des textes de notre organisation commune, dont le Mali est membre fondateur.

Notre Mouvement, PEUPLE AFRICAIN DU CHANGEMENT, qui se veut une organisation panafricaine, œuvrant pour une gouvernance de développement, au service du PEUPLE AFRICAIN, sans considération des frontières :

1) Condamne sans réserve, TOUTES LES SANCTIONS prises par les chefs d’État de la CEDEAO contre le PEUPLE AFRICAIN DU MALI, depuis septembre 2021 ;

2) Dénonce l’illégalité et l’irrégularité de ces sanctions ;

3) Dénie à ces chefs d’État, le droit et la légitimité de prendre de telles sanctions, au nom du PEUPLE DE LA CEDEAO contre le PEUPLE AFRICAIN DU MALI. Aucun Peuple de la CEDEAO n’a mandaté aucun chef d’État pour sévir contre le le PEUPLE AFRICAIN DU MALI ;

4) Dénonce et rejette l’utilisation abusive et arbitraire de la CEDEAO et de l’UEMOA, contrairement à leur objet, pour asphyxier le PEUPLE AFRICAIN DU MALI ;

5) Dénonce l’ingérence flagrante de la France dans la gestion des affaires internes de la CEDEAO dont elle n’est, officiellement pas membre ;

6) S’oppose à l’utilisation des impôts, des soldats et des ressources des citoyens de la CEDEAO pour une quelconque intervention militaire au Mali, contre le PEUPLE AFRICAIN DU MALI ;

7) Exige l’annulation pure et simple de TOUTES LES SANCTIONS prises contre le PEUPLE AFRICAIN DU MALI depuis septembre 2021 ;

8) Appelle TOUT LE PEUPLE DE LA CEDEAO à :

o Dénoncer ces sanctions inhumaines ;

o S’opposer à leur mise en œuvre ;

9) Invite les Syndicats, de tous les ordres (travailleurs, étudiants, etc.), dans les différents pays de la CEDEAO, à se retrouver urgemment, pour des actions d’envergure, pour l’annulation des ces sanctions ;

10) Appelle LE PEUPLE AFRICAIN TOUT ENTIER à une solidarité agissante à l’endroit du PEUPLE AFRICAIN DU MALI. Cette solidarité agissante pourra se manifester à travers le compte bancaire ouvert par les autorités de la Transition à l’effet de soutenir les efforts du Mali dans cette dure épreuve.

11) Exhorte les citoyens dans chaque pays de la CEDEAO, à demander incessamment des comptes à leurs présidents respectifs sur l’utilisation qu’ils font de leurs mandats.

12) Demande incessamment aux autorités de la Transition de :

  1. i) Relire rapidement la Charte de la Transition, pour l’adapter aux conclusions des ANR, après élargissement rapide de la base sociale et politique de la Transition ;
  2. ii) Élargir la base sociale et politique de la Transition, par une plus grande inclusivité des acteurs dans les instances et organes de gestion, notamment le CNT et Gouvernement ;

iii) Convoquer l’Ambassadeur de France au Mali pour PROTESTER contre les agissements de la France à l’endroit du PEUPLE AFRICAIN DU MALI ;

  1. iv) Entamer urgemment, avec les autorités de l’Algérie, de la Guinée et de la Mauritanie, des négociations pour contourner ces sanctions ;
  2. v) Dénoncer les accords de coopération militaires entre le Mali et la France ;
  3. vi) Diversifier sans complexe aucun, les partenariatspour la défense du territoire national et la sécurité des populations ;

vii) Examiner sérieusement la faisabilité de l’adoption d’une monnaie nationale souveraine qui sera le point de départ d’une monnaie de la CEDEAO DES PEUPLES ;

13) Exhorte tous les acteurs de la scène sociopolitique au Mali à :

  1. i) Se mobiliser avec les autorités de la Transition, POUR LE MALI ET POUR L’AFRIQUE ;
  2. ii) Renoncer à leurs ambitions personnelles ;

iii) Prendre pleinement part, en tant que composante du peuple, à la refondation de l’État et de la République, dans le seul intérêt du PEUPLE AFRICAIN DU MALI ;

  1. iv) Refuser de se rendre complices de la destruction du Mali, comme cela a été les cas en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Lybie, où chacun de ces pays peine aujourd’hui à se relever.

14) Salue et félicite le Président Assimi GOÏTA pour la Grandeur et la Hauteur de son adresse à la Nation, qui se veut rassembleur, avec une main africaine, toujourstendue à tous ceux qui ont le souci du bonheur du PEUPLE AFRICAIN DU MALI, dans la Paix et la Souveraineté retrouvées.

PEUPLE AFRICAIN DU CHANGEMENT, prendra l’initiative de réunir :

  1. i) Dans un premier temps, l’ensemble des acteurs de la scène sociopolitique du Mali pour un CONSENSUS NATIONAL POUR UNE SUITE INCLUSIVE DE LA TRANSITION ;
  2. ii) Toutes les bonnes volontés africaines sur ce qui sera convenu entre les acteurs de la scène sociopolitique du Mali.

Fait à Bamako, le 16janvier 2022,

Le Coordinateur Général :

Aly Teyéni MANA

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