ATT-CRATIE : Qui sont ces hommes qui ont saboté le régime ?

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Comment lutter contre l’impunité et l’incivisme si les personnes supposées donner le bon exemple de civisme, à  savoir les forces armées et de Sécurité, s’illustrent tous les jours dans le non-respect des textes en agissant dans leurs seuls intérêts personnels ? A la question de savoir si le président ATT a peur de ses frères d’arme, on est tenté de répondre par l’affirmatif. Sinon comment comprendre le refus de certains officiers militaires bénéficiant du soutien d’ATT, de dédouaner leurs véhicules contrairement aux directives du Ministre de l’Economie et des Finances ?

            Par ailleurs certains officiers et sous-officiers ont refusé d’aller de façon réglementaire à la retraite aux dates administratives indiquées sous prétexte qu’ils ne sont pas prêts.

            Pire, les officiers militaires maliens et certains notables du Nord-Mali impliqués dans la vente d’armes provenant des stocks de l’Armée Malienne au Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat ( GSPC) n’ont jamais été inquiétés. L’armée serait-elle devenue aujourd’hui une zone de non droit ?

            Le président ATT a-t-il peur des hommes en uniforme ? Comment lutter contre l’incivisme et l’impunité si les policiers en charge de la circulation routière rançonnent à longueur de journée les transporteurs comme les SOTRAMA , les taxis, les bus sans être inquiétés ?

            Dans le cadre des états généraux de la sécurité Intérieure et de la Protection Civile avec le soutien du PNUD du 21 au 23 Novembre 2005, le président ATT tait fier d’affirmer que nos forces de sécurité ont été dotées de 50 véhicules, 130 motos e engins d’incendie, 3 ambulances et 2 zodiacs pour un montant total de plus de 1 milliard de F CFA, oubliant par ailleurs qu’une structure en charge de la sécurité ne vaut que par la qualité , le professionnalisme des hommes qui l’animent.

            Les services de sécurité n’étant pas dirigés selon le principe de ”l’homme qu’il faut à la place qu’il faut” ne peuvent pas produire les résultats escomptés. En effet, contrairement à ce qui se passe dans d’autre pays les responsables en charge de la sécurité sont nommés sur instruction du président ATT. Le comble est que la plupart d’entre eux sont soit des amis de ”grin” du président, soit des hommes trempés dans les affaires de corruption ou des cadres ayant déjà donné la preuve de leur incompétence.

 

La horde des colonels corrompus

A/ La Sécurité d’État, bras séculier du régime ATT

            Créée sous le régime dictatorial du Général Moussa TRAORE, la Sécurité d’État a longtemps servi d’instrument de répression et de propagande, d’où l’appellation de "police politique". La SE, comme d’autres services de renseignement, oeuvre à la protection des institutions de la République. La démocratisation de la vie politique malienne n’a pas permis à la SE de faire sa mutation dans l’accomplissement de sa mission de recherche, de collecte, et de traitement de l’information afin d’édifier les décideurs. C’est dire que le rôle dévolu à la Sécurité d’État (SE) dès sa création est toujours d’actualité.

La décadence de la SE sous le Colonel Sambala Illo DIALLO

            Après le départ de Soumeylou Boubèye MAIGA, alors Directeur de la SE, suite à sa nomination comme Ministre de la Défense et des Forces Armées sous le Président Alpha Oumar KONARE, le Colonel Sambala Illo DIALLO, qui était son adjoint, a été nommé Directeur Général de la SE.

            Le Colonel Sambala Illo DIALLO, qui est un oncle de l’ex-Président Alpha O. KONARE, avait déjà montré ses carences lorsqu’il était Chef d’État Major adjoint de la Gendarmerie. Toute chose qui a conduit à la radiation de 800 élèves gendarmes.

            Le Colonel Sambala Illo DIALLO n’avait pas conscience de l’importance de sa mission en tant que Directeur Général d’un service aussi sensible qu’est la SE. C’est ainsi que sous le Colonel DIALLO les postes juteux étaient occupés par les gendarmes ou proches parents kayésiens.

            Pire, les enveloppes déposées à domicile pour lecture et portant le caché "Secret, Confidentiel" étaient ouvertes par la femme du Colonel Sambala Illo DIALLO qui était du coup aussi renseignée que le Président de la République. Son manque de charisme, son incompétence et son flegme ont amené certains services amis de la SE à demander sa relève.

            Plus tourné vers la recherche d’intérêts personnels, le Colonel Sambala Illo DIALLO a détourné une bourse de formation octroyée par l’Algérie à la SE au profit de sa fille. (”est ainsi que cette dernière s’est inscrite à l’ENA d’Alger où elle s’est fait renvoyer pour avoir copié. Cette étudiante médiocre a été par la suite inscrite grâce à la coopération avec les services russes dans une université de ce pays.

            Cette recherche de l’intérêt personnel a amené le Colonel Diallo et son adjoint le Contrôleur Général Louis KEITA à entreprendre avec la complicité du DAF Maurice BAGAYOKO, alors Commandant, une réforme des véhicules du service sur mesure consistant à minorer les prix des véhicules qu’ils ont choisis. Le Colonel DIALLO s’est aussi attribué une Nissan Micra presque neuve à 200.000 F CFA. Il s’est par ailleurs approprié un véhicule 4X4 de marque Mitsibushi octroyé à la SE par un service ami et non réceptionné officiellement. Ces trois complices ont par ailleurs mis en place un effectif fictif dont ils se partageaient les primes.

            Son manque d’autorité était aussi patent au service qu’à la maison où un de ses fils a pu voler une partie du fonds secret du service. Comment un officier supérieur peut-il garder des millions chez lui, fût-il DG de la SE ?

            Comme si ce détournement des fonds secrets ne suffisait pas, la Direction d’alors avait fictivement augmenté le nombre de Directeurs de service, dont les primes étaient détournées par elle. Malgré ces déboires à la SE, le Colonel Illo Diallo demeure un homme clé du régime ATT, d’où sa nomination comme Directeur Général de la Gendarmerie Nationale.

La Sécurité d’État, l’affairisme, le trafic d’influence et la débauche sous le Colonel Hamidou SISSOKO dit Man

            Pour "donner un morceau" à son ami Man, le Président ATT, qui n’a pas conscience de l’importance de la mission d’un service de renseignement, a accepté de confier la SE au Colonel Hamidou SISSOKO. Comme l’indique son surnom, Man est un mondain qui, bénéficiant des largesses de bien de commerçants et d’hommes d’affaire de la place, leur offrait la protection de la SE. C’est ainsi que sous Man la SE est devenue le service de renseignement le plus corrompu de la sous-région. Le richissime Bakorè Sylla n’a-t-il pas financé une mission de la SE’ à Accra au Ghana afin de créer des problèmes à son concurrent direct, Modibo Kéita ? A cela s’ajoute l’affaire AB (initiales du nom d’un ex-rebelle des Forces Nouvelles et principal auteur de la casse de la BCEAO de la ville de Man) dans laquelle la SE a offert, contre plusieurs millions, sa protection à ce dernier.

            En plus de Man et de son adjoint le Contrôleur général Yacouba DIALLO, beaucoup d’autres agents de la SE étaient au service de AB qui, grâce à cette protection, a pu s’échapper de la gendarmerie où il avait été gardé.

            Plusieurs autres officiers supérieurs de l’armée et de la gendarmerie émargeaient chez AB. Comment un homme qui a planifié et réussi le casse de l’agence BCEAO de Man, torturé, spolié et tué des ressortissants maliens n’a pas été inquiété à Bamako malgré les plaintes de certaines de ses victimes ?

            Man, un homme rodé dans le chantage et la manipulation, a entraîné l’épouse du Chef de l’État dans cette affaire en finançant certains projets de la Fondation pour l’Enfance avec l’argent sale du casse de la BCEAO de Man. Ce financement accordé à la Fondation gérée par la première Dame, a permis à Man d’avoir à son tour la protection du Président ATT qui ne pouvait plus l’inquiéter, en dépit de fortes preuves contre lui dans cette Affaire AB.

            Après les humiliations et les tortures subies en Côte d’Ivoire, nos compatriotes victimes d’AB n’ont-ils pas subi une autre forme d’humiliation encore plus grave à savoir la complaisance, le laxisme et le traitement de faveur accordé à AB par les autorités maliennes?

            Pour certains observateurs, l’intimidation de l’avocat des victimes, Me Sidi Abbas, et les faveurs accordées à AB ont prouvé l’instrumentalisation de la justice qui est loin d’être indépendante.

            Insatiable dans sa quête de profits, Man a par ailleurs organisé avec la complicité de Souleymane TRAORE, un des jeunes frères de la Première Dame, le détournement d’argent dans le cadre de l’achat des véhicules de la SE.

            Comment le Président AIT a-t-il laissé un service aussi sensible entre les mains d’un homme qu’il savait incompétent et peu recommandable ?

            Certains observateurs avertis savaient qu’il était irnpossible d’avoir des résultats avec Man. Le Colonel Oumar DIALLO dit Burus, promotionnaire d’ATT et qui fut l’un des meilleurs Directeurs de la SE, n’avait-il pas dit à ATT que "la SE est un trop gros morceau pour Man" ?

            Malgré ses trafics de diamants, exactions et crimes perpétrés en Centrafrique (mort d’homme et viols de jeunes tilles) Man, qui n’est pas à l’abri d’une poursuite pénale internationale, demeure toujours dans l’entourage du Président ATT auquel il est lié par "une forte relation d’amitié et de complicité".

            N’oublions pas que ATT et Man étaient ensemble en Centrafrique. Le premier servirait-il de bouclier pour le second par rapport à une poursuite pénale internationale ? En cas de poursuite, les complices de Man seront-ils épargnés ?

            La relève de Man de la SE, loin d’être une sanction, a débouché en réalité sur une promotion de l’homme qui prend part à tous les déplacements du Chef de l’État. Avec Man, c’est la mise en veilleuse de la liberté de presse, lorsque la SE agresse le journaliste Sory HAIDARA du journal "Le Challenger" pour avoir affirmé dans un de ses articles que le Président ATT a, au cours d’une visite officielle à Dakar, eu un malaise. Ensuite, ce fut le tour d’un journaliste du "Zénith Balé" pour avoir fait un article corsé sur la Première Dame.

La Sécurité d’État comme instrument de répression sous le Colonel Mamy COULIBALY

            Suite aux événements du 27 mars 2005 qui ont vu les wécontents supporteurs des Aigles du Mali (équipe nationale (le Football) s’adonner à des actes de vandalisme sur le chemin reliant le Stade du 26 Mars au Centre ville, le Président ATT saisit cette occasion pour relever l’encombrant Colonel Hamidou SISSOKO dit Man et son adjoint le Contrôleur Général de Police Yacouba DIALLO de la SE, le I Directeur Général de la Gendarmerie et le Directeur Général (le la Police).

            Ces responsables ont par la suite bénéficié d’une promotion qui montre aux Maliens que leur relève n’était pas une sanction prise à leur encontre pour n’avoir pas été prévoyants à la veille du Match de football Mali-Togo comptant pour les phases éliminatoires combinées Coupe du Monde et Coupe d’Afrique, et géré les casses commis ce jour Des casses qui ont montré les limites du système de sécurité du régime. Pour preuve le Premier ministre, qui était présent au stade, est resté bloqué sur place de 16 H à 23 H, craignant les supporteurs déchaînés et furieux. Pris de panique, certains Hauts responsables avaient demandé la réquisition de l’armée, oubliant que cela relève de la responsabilité du Président de la République.

            Pour masquer son manque de prévision de ces événements qui ont causé des dommages importants dans plusieurs bars et restaurants de la capitale, la SE a établi de faux rapports accusant des islamistes et des opposants au Président de la République.

            Le Contrôleur Général Niamé KEITA, alors Directeur régional de la Police, qui devait être la première personne sanctionnée dans cette affaire, a bénéficié d’une promotion. Il devint en effet Directeur général adjoint de la Police nationale.

            Malheureusement, le Président ATT, qui est incohérent dans ses choix et incapable de sanctionner le Colonel Man pour son implication dans des affaires de corruption, a alors prétexté des événements du 27 mars 2005 pour le rappeler et le nommer Conseiller auprès de lui au Palais de Koulouba. Sinon comment comprendre que le Colonel Man et le Contrôleur Général Yacouba DIALLO qui furent relevés pour incompétence et irresponsabilité, puissent être promus respectivement Conseiller spécial du Président pour la gestion des crises et Directeur Général de la Police nationale ?

            C’est ainsi que le Colonel Mamy COULIBALY, qui n’a pas la compétence, la personnalité et la carrure de l’homme qu’il faut pour diriger la SE, s’est vu confier la direction de ce service sensible. Toute chose qui témoigne de l’idée que le Président ATT a toujours voulu un homme manipulable à la tête de ce service qui, de par le choix des hommes qui le dirigent, se trouve être investi de missions peu valorisantes.

            Contrairement aux précédents Directeurs, le Colonel Mamy COULIBALY est un "grand complexé", un homme dépourvu de poigne. Pour preuve, c’est contre son gré qu’il s’est résolu à accepter la candidature de sa femme aux élections législatives partielles de Sikasso (région frontalière avec la Côte d’Ivoire) qui a d’ailleurs été battue par le candidat du Rassemblement Pour le Mali (RPM) malgré la rnise à sa disposition des moyens de la SE : véhicule 4X4, carburant, notes d’analyse politique sur ses concurrents et des pressions sur certains responsables administratifs à Sikasso.

            Dépourvu d’esprit de discernement et voulant témoigner (le sa loyauté envers le Président ATT, le Colonel Mamy COULIBALY a entrepris une action punitive contre l’animateur de la Radio Klédu, Amidou DIARRA dit Dragon, sur instruction du Président de la République à la veille d’un de ses voyages à l’étranger. L’animateur de la Radio Klédu, Amidou DIARRA, après avoir été kidnappé par un groupe de jeunes soldats de la SE sous la direction de deux officiers supérieurs Habib DIAKITE et Maurice BAGAYOKO, fut battu et torturé. Les éléments ayant accompli ce forfait ont été gratifiés, alors que d’autres, qui mènent des missions nobles ne le sont pas.

            Pour tirer le maximum de profit de sa fonction de Directeur Général de la Sécurité d’État, le Colonel Mamy COULIBALY a, au lieu d’accepter d’aller habiter dans un logement de l’État, préféré engager le service dans la location d’une villa à 800.000 F CFA par mois. L’équipement de cette maison a coûté plusieurs millions dont un million pour l’achat des seuls rideaux. Du jamais vu pour le logement d’un officier de l’armée. Ces dépenses exécutées avec la bénédiction de l’actuel Directeur Administratif et Financier (DAF) de la SE, le Lieutenant Colonel Maurice Bagayoko, pourraient cacher des actes de délinquance financière. La cupidité du Directeur général et de son DAF sont de plus en plus décriée par les agents.

            La SE, où les décisions de nomination à des postes à l’extérieur, et de remise d’agents à leur corps d’origine, sont soumises à l’appréciation de la Première Dame, est moins un service de renseignement qu’une police politique où sont quotidiennement interpellés de paisibles citoyens et syndicalistes pour leur appartenance politique ou luttes syndicales qui sont pourtant autorisées par la Constitution.

            Elle est par ailleurs devenue non seulement un bureau de placement pour le couple présidentiel, mais aussi un sanctuaire pour certains officiers qui ont été mêlés à des malversations dans leurs corps d’origine. C’est par exemple le cas du Capitaine Youssouf N’Daou de l’armée, un beau-frère du Président ATT, qui, après avoir été impliqué dans des détournements de fonds au sein de la grande muette, s’est retrouvé à la SE où il bénéficie d’avantages injustes : deux logements de fonction pour sa seule famille alors que certains vieux cadres attendent logement, si petit soit-il. C’est aussi le cas de ce Capitaine Sidi TOURE de la gendarmerie, qui, lorsqu’il était Commandant de brigade aidait financièrement le Capitaine ATT se voit confier un poste de responsabilité avec les avantages afférents.

            A la SE, tous les postes avantageux sont confiés aux protégés du couple présidentiel. Le véritable Directeur Général de la SE est le Général ATT à qui toutes les décisions sont soumises pour approbation ou appréciation. D’organe de protection des institutions, la SE est devenue un appareil de propagande et de répression au service du Président ATT.

B/ L’Etat-major général des armées

            Depuis l’avènement d’ATT au pouvoir, cette structure du Haut commandement militaire est devenue le refuge des colonels affairistes de l’armée. Ainsi, s’y traitent avec les opérateurs économiques peu recommandables toutes sortes de marchés qui, dans la plupart des cas, ne correspondent pas aux besoins réels de la structure.

I TRAORE ne pouvait être Chef d’état-major des armées que sous ATT.

            Le Général Seydou TRAORE, coupable de détournement (le fonds à l’intendance militaire, avait été envoyé comme attaché militaire au Nigeria pour échapper aux poursuites judiciaires.

            Préoccupés par la réélection d’ATT et les affaires, les colonels de l’état-major général des armées ont cessé d’être (les stratèges militaires. Toutes choses qui ont permis aux rebelles Touareg de prendre possession avec une facilité déconcertante de deux camps militaires pendant des heures à Kidal le 23 juin 2006. Occupés à traiter des affaires, ces colonels ne pouvaient en aucun cas prévoir cette attaque.

Le chef d’état-major des armées: le Général Seydou TRAORE

            Dans un régime sérieux le Chef d’état-major des armées est un officier supérieur ou Général modèle, stratège, meneur d’hommes, intègre et incorruptible. Devenu Général par complaisance et avec la bénédiction d’ATT, Seydou

La Direction de la Sécurité Militaire (Service de renseignement militaire)

            La Direction de la Sécurité militaire est dirigée par le Colonel GOITA. Comment comprendre qu’un officier, qui a été mis aux arrêts de rigueur de 60 jours pour malversations financières entre 2000 et 2002, puisse se retrouver à la tête (un service aussi sensible ? Cela s’explique par le fait que c’est le Président ATT qui est son parrain dans l’armée.

            Se sachant intouchable, il détourne les primes de ses agents et confond les fonds secrets de son service avec son argent propre. Récemment impliqué avec certains de ses agents dans une affaire de faux billets portant sur des dizaines de millions, le Colonel dont la culpabilité a été établie par une enquête sérieuse de la Gendarmerie, n’a pas été inquiété. Mais, ce sont deux de ses agents qui ont été sacrifiés. Ainsi va le Mali sous ATT.

C/ Le Chef d’état-major particulier du Président de la République: le Colonel Bréhima COULIBALY

            Maintenu à son poste de Chef d’état-major particulier du Président de la République par ATT, cet ancien aide de camp de l’ex-Président Alpha Oumar KONARE, excelle dans le montage de faux coups d’État dont il a le secret et qu’il utilise pour bénéficier des largesses du pouvoir. Le Colonel COULIBALY est plutôt préoccupé par ces complots imaginaires que par les exigences liées à sa fonction de Chef d’état-major particulier du Président.

D/ Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence: le Contrôleur Général de Police Modibo SIDIBE

            Borgne au pays des aveugles et homme clé du système ATT M. Modibo SIDIBE, qui a occupé plusieurs postes ministériels sous le régime ADEMA, pourrait être éclaboussé dans l’affaire dite des hydrocarbures par le truchement de Mme Ami SOW, payeur aux Recettes Générales du District, qui n’est pas étrangère aux magouilles de certains pétroliers et avec qui il entretient des relations plus qu’amicales depuis des années.

            Le Ministre Secrétaire Général, qui ne s’est jamais entendu avec les différents Premiers Ministres sous ATT, passe pour être un faiseur de roi. En effet M. SIDIBE peut aujourd’hui faire de quelqu’un un Ministre. Les Ministres Fanta SYLLA de la Justice et Abou Bakr TRAORE des Finances lui doivent leur nomination. Toutes choses qui permettent à Modibo SIDIBE d’avoir une haute vue sur les finances et les dossiers judiciaires.

            En plus de cette horde de colonels corrompus, le pouvoir ATT repose sur un parti politique qui ne dit pas son nom, sur un certain nombre d’hommes politiques opportunistes et sans conviction et sur la Fondation pour l’Enfance.

E/ Mouvement Citoyen

            Association apolitique selon l’Ordonnance n°41/PCG du 28 mars 1959, le Mouvement Citoyen s’est, avec la bénédiction d’ATT, transformé pour venir jouer dans la cour des partis politiques en violation des textes régissant les activités des associations et des partis politiques. En effet, "de son statut d’association, le Mouvement Citoyen joue, sans aucun doute, le rôle des partis politiques, comme il se doit dans tout régime démocratique". Cette situation illégale du Mouvement Citoyen n’émeut point le pouvoir qui y trouve son compte. Et les responsables de cette association exercent aujourd’hui le pouvoir au grand dam des formations politiques.

            Lieu de refuge des opportunistes, affairistes et repris de justice, il est devenu aussi un instrument de chantage des cadres de l’administration. C’est ainsi que l’ex-Maire de Sikasso, Mamadou TANGARA, et le transfuge du Rassemblement Pour le Mali (RPM), Hamane TOURE dit Serpent, tous deux repris de justice, se retrouvent comme animateurs de première ligne du Mouvement Citoyen.

            M. TANGARA est accusé d’avoir détourné plusieurs dizaines de millions à la Mairie de Sikasso (3 ê’ région du Mali). Cette affaire est pendante devant la justice. Ces cas de TANGARA, TOURE et d’autres, révèle que le .système ATT aime avoir à faire à des individus qui se reprochent quelque chose pour se servir d’eux. Mais, ceux-ci, habitués à la triche, ont tellement compris cela qu’ils continuent d’abuser de l’argent du contribuable.

SOURCE LE «SPHINX L’HARMATTAN»

 

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