Rapport 2006 du PNUD et Accusations du Sphinx : Des réactions Disproportionnées

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Laisse le chien faire ses aboies, la caravane passe ou encore ne donne pas de coups de pied à un âne qui t’en donne sinon vous serez les mêmes. Voilà en quoi se résument la réaction de nos pouvoirs publics face aux accusations du Sphinx et les acteurs du rapport mondial sur le développement humain du PNUD 2006. Cependant la question qu’on peut se poser est de savoir entre le Sphinx et les acteurs du rapport mondial sur le développement humain, qui pourrait bien être l’âne ?

Après la publication du rapport mondial sur le développement humain du PNUD qui place le Mali à la 175ème place sur 177, nos pouvoirs publics ont officiellement, solennellement et formellement désapprouvé ce rapport.

Pourtant, ces mêmes autorités refusent de se justifier sur les accusations portées contre eux par le Sphinx. Pourquoi ne veulent-ils pas lever ce coin de voile  qui met en question leur intégrité et nuit à l’image de notre pays. De quoi ont-ils peur ?

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) publie chaque année, depuis 1990, un rapport sur le développement humain (IDH), lui-même calculé à partir des trois (3) principaux indicateurs suivants : l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation composé d’une part du taux d’alphabétisation des adultes (de 15 ans et plus), qui correspond au pourcentage de plus de 15 et plus, pouvant lire, écrire et comprendre un texte simple et court sur leur vie quotidienne dans une langue quelconque, et d’autre part du taux brut de scolarisation, compris ici comme étant le rapport entre le nombre d’élèves scolarisés dans un cycle d’enseignement et la population du groupe d’âge officiel qui correspond à ce niveau d’enseignement ; le produit intérieur brut (PIB) par tête.

Suite à ce rapport qui classe le Mali à la 175ème place sur 177 pays, le gouvernement du Mali a marqué son désaccord total à ce projet. Cette dénonciation a fait l’objet d’une publicité médiatique. Si nos autorités publiques ont eu le courage de dénoncer ce rapport, qu’attendent ils pour en faire autant avec le Sphinx dont les révélations sont aussi pertinentes que celles rendues par le PNUD ? Toutes ces révélations reflètent les aléas de la politique de développement et de bien-être de nos populations engagées par nos autorités publiques.

En passant par les détournements financiers de nos autorités, les politiques discriminatoires que vivent les jeunes en quête de fonction dans les services publics, les diplômes falsifiés que détiennent certaines de nos plus hautes autorités, le Sphinx a survolé tous les maux qui minent notre société.

Ces révélations du Sphinx mettent en question notre jeune démocratie pourtant bien appréciée à travers le monde. Le rôle de nos pouvoirs publics devrait être la sauvegarde de l’image de cette démocratie et à travers elle celle du Mali. Cette sauvegarde consiste non pas en se cloîtrant sous une camisole d’ " homme muet " mais en éclaircissant l’opinion nationale sur la vraie version.

La remarque qu’on peut cependant tirer sur ce silence, c’est qu’il revêt une part de vérité devant laquelle aucune autorité ne veut contester : C’est la peur de ne pas être sous le coup de la foudre qui anime tout le monde.

Ne dit-on pas que "  qui ne dit mot consent ".

Notre profession basée sur l’éthique et la déontologie ne nous permet pas de se prononcer hâtivement sur les causes qui poussent nos autorités à ne pas se dévoiler.Par ailleurs, notre profession est également basée sur l’information, la formation et l’éducation. Le peuple meurtri de fin, d’injustices sous toutes ses formes a besoin d’information. Cette information consistera de leur dévoiler les sorciers qui vivent du sang de leur souffrance. Pour y parvenir, nous entamerons toutes les investigations nécessaires pour aboutir à une satisfaction sociale. Tel est notre rôle et nous resterons sur notre volonté.

M SENOU

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