Fourniture des intrants agricoles : Quand la professionnalisation s’impose

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Les acteurs agricoles sont confrontés à des problèmes d’importation, de distribution d’engrais depuis un certain temps. Et cela est dû, selon un expert du domaine, Dr Daouda Diarra, non moins chargé de mission au ministère du Développement rural, à un manque de professionnalisation dans le secteur. Comme pour dire que l’incompétence de nombreux fournisseurs et acteurs crée des problèmes..

Selon cet expert du développement agricole, aujourd’hui,  il est très important de réfléchir sur les voies et moyens à suivre pour faciliter l’accès aux intrants aux exploitants. En fait, ajoute-t-il,  « tout ce que nous faisons, c’est de trouver les facteurs de production les meilleurs pour rendre beaucoup plus accessibles aux exploitants ces facteurs, dont les engrais, qui  sont devenus un véritable casse-tête », analyse Dr Daouda Diarra.

A l’en croire, Il y a une réflexion à mener pour trouver les voies les meilleures afin de gommer toutes les difficultés liées au retard de ces intrants, car tous les ans, il y a quelques problèmes dans ce domaine. « Aujourd’hui, on est passé à cette méthode de fourniture directe et pourquoi ne pas la repenser? Par exemple, opter pour la subvention à la production, qui est une pratique ancienne. Avec des expériences, nous devons nous baser sur les lacunes pour faire de nouvelles formulations » a souligné cet expert de la loi d’orientation agricole.

Parlant des lignes directrices de ces nouvelles formulations, Dr Diarra citera  la loi d’orientation agricole, qui est  l’instrument juridique véritable outil de travail du secteur. A cet effet, il  a rappelé  que cette loi prévoit en son article 129 la professionnalisation du circuit et de la distribution des intrants agricoles. Cette professionnalisation exige qu’on réfléchisse à qui professionnel et qui ne l’est pas. Et si on arrive à se donner les critères pour favoriser ce choix, on pourra s’éloigner du problème que le secteur rencontre aujourd’hui. Mais dans le cas contraire, si on laisse les gens faire ce qu’ils veulent, ces problèmes resteront sans solution. « Nous devons regarder ce que la loi dit et, à partir delà, on opérationnalise les dispositions de l’article 129 de la loi d’orientation agricole » indique-t-il.

A ses dires, il faut que les acteurs s’adossent à cette loi pour opérationnaliser les dispositions de ladite loi pour que cela soit un vrai appui,  afin d’éviter   un pilotage à vue de ce domaine. « Il faut donc que tous les acteurs du secteur se retrouvent, pour réfléchir à cette perspective qui doit inhiber toutes polémiques relatives aux exploitations agricoles », a-t-il indiqué.

Et de relever qu’il y a certainement une difficulté à se retrouver. Cela est dû à deux maitres maux à savoir, professionnaliser les acteurs en faisant allusion à la capacité des acteurs. « Il faut qu’on s’asseye pour se dégager un certain nombre de critères pour aller à cette professionnalisation. Nous avons les perspectives à s’adosser à la loi d’orientation agricole, sur les aspects de la professionnalisation  en termes d’importation, de distribution et de contrôle », a souligné Dr Daouda Diarra. Une professionnalisation qui devrait sonner le glas des oligo-pôles et des lobbys privés, qui semblent nuire aux intérêts de l’Etat.

Bruno D SEGBEDJI

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1 commentaire

  1. Pourquoi l’Etat ne construit pas des entrepôts pour les intrants et matériels agricoles dans tout le mali. je suis contre le syndicalisme dans le monde paysan, il faut que l’Etat s’assume un peu. C’est le même problème dans tous les secteurs de développement au Mali. Il y avait des bonnes pratiques dans les gouvernances de Moussa et de Modibo et même de ATT, je pense que l’Etat doit faire recours à ces pratiques et à ces personnes ressources toujours vivantes dans l’Intérêt du Pays. je crois qu’un cadre valable ne va jamais à la retraite. On peut toujours les utiliser comme des consultants pour faire avancer positivement les choses.

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