(La Chronique Politique de Monoko) : Lutte contre le terrorisme international en Afrique : La Russe offre sa coopération militaire à la CEDEAO

La Russie vient d'annoncer la possibilité de coopérer avec les pays de la CEDEAO pour lutter contre le terrorisme.

20 Août 2026 - 08:54
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(La Chronique Politique de Monoko) :  Lutte contre le terrorisme international en Afrique : La Russe  offre sa  coopération militaire à la CEDEAO

 Cette annonce  du ministre des Affaires étrangères de Russie remet à l'ordre du jour la question de la diplomatie en période de crise. La Russie et la CEDEAO à l’unisson pour la lutte antiterroriste ?  C’est désormais une option que sont en train de choisir les autres pays de l’Afrique de l’ouest à l’instar des pays de l’Alliance des Etats du Sahel. Quelles peuvent  être les retombées positives d’une telle coopération ?

Pour rappel, dès les premières heures de la Transition Malienne, la grande famille de la CEDEAO a été secouée par une crise. Oui,  une interrogation  au sujet de l'interprétation de ses textes sur les sanctions en cas de coup d'état dans un pays membre. La CEDEAO devrait-elle sanctionner  systématiquement tout pays membre ayant eu recours à la force militaire pour l’alternance au  pouvoir ?  Si un pays devait être sanctionné, quels seraient  les impacts  politiques et économiques pour ledit pays et ses populations ?

Puisque l’organisation sous-régionale africaine  n’était pas arrivé à trancher  sur ses questions, au regard des sanctions à géométrie variable selon qu’il s’agisse d’un pays ou d’un autre,  les gouvernements issus de coups de force de trois pays membres avaient  décidé de quitter souverainement  la grande famille CEDEAO, pour former l'Alliance des États du Sahel (AES). Depuis ce schisme organisationnel, les relations s’étaient  nettement détériorées  entre les deux entités régionales. Une crise qui  a même négativement impacté l’ensemble des populations de l'Afrique de l'Ouest. Mais la réalité et l’ampleur du terrorisme international  est en train de contraindre les deux entités régionales à coopérer. Tant  cette crise sécuritaire   gangrène  quasiment l’ensemble de la sous-région  ouest- africaine, même si elle  est déjà endémique  dans les pays de l’AES. D’où la nécessité  pour l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest à mette en synergie leurs moyens militaires et stratégiques.

Actuellement, la Russie est  devenue l'un des principaux soutiens  militaires et stratégiques des États de L'AES. Or, elle  est  considérée  par les puissances militaires occidentales  comme le contrepoids leur coopération militaire dans l’ensemble des pays africains. Dans cette dynamique, de nombreux pays d’Afrique de l’ouest  (Côte d’Ivoire, Sénégal..) étaient interdits  par les anciens maitres d’étendre leur coopération militaire avec Moscou. Par exemple : les puissances militaires occidentales avaient privilégié des formes de coopérations  militaires  perçues  comme  onusienne alors qu’elles étaient réellement commandées par la France et les USA, notamment pour sauvegarder les intérêts de leurs pays et de leurs multinationales. 

C'est d'ailleurs à ce titre qu'elles avaient  créé Barkhane,  la MINUSMA, la force TAKUBA et autres pour les déployer au Mali notamment. Mais aussi,  au Burkina et Niger pour soi-disant  lutter contre le terrorisme. Des missions qui n’ont jamais eu les effets escomptés pour  les pays tiers. Lesquels ont désormais  décidé de prendre  une autre option : coopérer militairement st stratégiquement avec la Fédération de Russie. Bien sûr,  après le départ de la MUNISMA mais  surtout de l'armée française de ces pays de l’AES. Désormais, de  « Wagner »  à Africa Corps,  la Réussi opère  militairement  au Mali, au Burkina et au Niger. Et, la Russie est par conséquent devenue  l'alliée  militaire et stratégique sûre des États de L'AES.

Selon des sources diplomatiques, c'est la Russie qui aurait  fini par demander à ses alliés de l’AES  de tout faire, pour assainir et harmoniser leurs relations avec les pays voisins ainsi que les organisations sous régionales. Notamment  l’Algérie et la CEDEAO. C'est ainsi que, à Niamey au Niger, le Chef de la Diplomate Russe avait   lancé un  appel d'apaisement entre les États du Sahel et ceux de la CEDEAO, en mettant l'accent sur le maintien du bon voisinage. L'ampleur du terrorisme est telle que l'idée de l'implication de tous est  exigée par le ministre des Affaires étrangères de la Russie. Cela est d’autant une stricte nécessité pour la lutte antiterroriste. Et  lorsque l’on connait  les bonnes relations entre la Russie et l'Algérie, le Mali ne pouvait pas continuer d’être en crise avec son grand voisin saharienne. Il était impérieux  de mettre fin à cette situation de crise. Ce qui est  heureusement en train d’être fait.

Dans la dynamique  d’une  vision de la lutte globale contre le terrorisme,  il est logiquement annoncé un accord entre la Russie et la CEDEAO. Comment doit-on apprécier ce rapprochement de la Russie de la CEDEAO ? Serait-ce pour parvenir à réconcilier les états de l'AES et la  CEDEAO ? La coopération de la Russie et de la CEDEAO, ne pouvant pas évolué sans les pays de l’AES, Il est donc à espérer que  les pays du Sahel parlent désormais  le même langage avec les pays frères de la CEDEAO. Dans le fond,  c'est l’option de la voie  de la diplomatie qui  devra prendre  des ailes pour aplanir  les imbroglios inter-Etats ou inter-organisations. Ce, pour l’intérêt de tous. Tout est bien possible si l'on fait foi aux bonnes et solides relations entre l'AES et la Russie. Vivement une réconciliation entre l’AES et la CEDEAO !

Monoko Toaly