Délestages au Mali : Bientôt un mauvais souvenir

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Visiblement décidé à trouver une solution aux délestages, le ministre de l’Energie et de l’Eau est lui-même descendu dans l’arène en visitant, le 21 avril 2021, la Centrale thermique de Sirakoro et le site AKSA Mali S.A à Sotuba, pour s’enquérir de l’état d’avancement de leurs chantiers respectifs. Pour la circonstance, Seydou Lamine Traoré était accompagné par l’équipe dirigeante de l’EDM avec à sa tête le DG Oumar Diarra.

Composée de bureaux, d’unités de stockage de carburant, de post-transformation et 8 groupes de 14 MW, la centrale de Sirakoro a coûté la bagatelle de 250 millions d’euros. Les travaux y ont démarré en octobre 2020 et sa réalisation devrait prendre au moins 18 mois. Avec près de 45% de taux d’exécution, la centrale sera ainsi opérationnelle au plus tard en avril 2021, assure le chef de l’Unité de gestion du projet, Ousmane Coulibaly, à la satisfaction du ministre, qui mise gros sur ce projet de Sirakoro pour juguler le phénomène des délestages à répétition et affranchir la fourniture d’énergie de la dépendance vis-à-vis des pays de la sous-région dont la Côte d’Ivoire, en deçà ses engagements contractuels de fournir 100 mégawatts au Mali.

Conçue pour réduire de façon drastique le délestage en cette période de chaleur, la centrale de Sotuba, selon le DG, est une autre réponse de l’EDM face à la problématique du transit de l’énergie produit, l’une des causes du délestage constaté par ses équipes ainsi que des motivations ayant sous-tendu l’installation des centrales mobiles de Sotuba et de Badalabougou. D’une capacité globale de 40 mégawatts, elles contribuent, aux dires du DG Oumar Diarra, à combler de façon satisfaisante le vide laissé par la Côte d’Ivoire.

Logée dans l’enceinte de l’Institut d’économie rural, la centrale mobile de Sotuba avec ses 22 groupes d’une capacité d’un mégawatt chacun produit 20 mégawatts.

Et le ministre Seydou Lamine Traoré de confirmer qu’elle fait partie des dispositions urgentes d’anticipation de la période de forte demande et résout en grande partie le déficit induit aux difficultés que rencontre la Côte d’Ivoire à assure sa fourniture d’énergie au Mali. « Nous travaillons à éradiquer la fracture énergétique pour que l’eau et l’électricité puissent être un outil de croissance, de développement social et de rapprochement entre tous les Maliens », a-t-il indiqué au passage en profitant pour assure les usagers maliens de l’engagement de son département à travailler d’arrache-pied pour que les délestages puissent être le moins récurrents possibles. Tout en disant conscient par ailleurs de leurs difficultés en cette période de canicule, le ministre a promis un épilogue des délestages à l’horizon 2022 et compte ne plus leur faire face pour des excuses sur la même question, au regard des espoirs fondés sur le délai de réception de la centrale de Sirakoro.

 

Amidou Keita

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1 commentaire

  1. Tant que le Ministre se focalisera sur les groupes électrogènes loués au groupe “albatros” et des milliers de litres de fuel utilisés par jours, lui et ses hommes se frotterons leurs mains pour attendre ses dessous de tables. Avec ce genre de faire, le Mali restera toujours dépendant et très dépendant de la question énergétique, il faut savoir que le ministre et ses acolytes sont malades, malades des problèmes mercantiles, comment faire pour maximiser ses avoirs face à ce problème énergétique? Que sont devenus les barrages de sélingué, de sotuba, de manantali et de markala? Ils sont totalement oubliés et abandonnés à leur sort et pendant ce temps, le mauvais ministre et ses acolytes parlent de la construction d’autres barrages, alors que les actuels sont dépourvus de tout entretien sans aucune honte. Ces barrages ont été construits avec plusieurs milliards de nos sous et ces cadres irresponsables refusent de les entretenir, quelle honte? Les cadres maliens sont malades, malades d’argent, nous sommes dans quel pays?

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