Finance islamique : Les acteurs du SFD et assurances outillés par le ministère de l’économie

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Les acteurs du Service financier décentralisé (SFD) ont bénéficié du 14 au 15  novembre d’une session de formation . Cette session s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action élaboré par le Gouvernement (PAG 2019-2023) au titre de la promotion d’une croissance inclusive et durable.

Organisé par le ministère de l’Economie et des Finances à travers son Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF) au Maeva Palace, la cérémonie d’ouverture de la rencontre était placée sous la présidence du Premier Ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé qui, représenté par Souahibou Diaby, conseiller technique au ministère de l’Economie et des Finances. C’était en présence de Oumar N’Doye, président du Comité des compagnies d’assurances du Mali  (CCAM), Mme Touré Fatoumata CLY, Coordinatrice de l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier, le président de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés du Mali (UAS/SDSF) et plusieurs acteurs évoluant dans le domaine.

Dans son allocution, la coordinatrice a invité les acteurs à saisir cette opportunité, afin de diversifier leurs produits et services offert à une population qui n’est pas encore bien inclue dans le secteur financier.

Pour le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, une haute priorité a été accordée à la promotion de la finance islamique à travers notamment le renforcement des capacités des institutions financières et la sensibilisation de la population, en vue d’une accélération de sa mise en œuvre par les acteurs du secteur financier notamment les banques, les Systèmes financiers décentralisés et les compagnies d’assurances.

En effet, ajoute t-il, la contribution du secteur bancaire au taux global d’inclusion financière s’est établie à 23,26% à la fin de décembre 2018. Celle du secteur de la micro-finance est estimée à 18,9% contre une offre de services financiers, via la téléphonie mobile à 28,6%. Ainsi, à fin décembre 2018, le taux global d’inclusion financière a affiché 54,19% contre 46,62% un an plus tôt.

‘’Aujourd’hui, pour relever le défi de l’inclusion financière, la finance islamique apparaît comme un mode de financement alternatif qui présente des avantages par rapport aux produits financiers classiques. Elle pourrait renforcer la stabilité du système financier dans son ensemble et contribuer efficacement à la promotion de l’inclusion financière tant recherchée. De par sa démarche, la finance islamique exige que les investissements soient liés à l’économie réelle ainsi que la mise en pratique du principe de partage des bénéfices et des pertes pour les contractants. En outre l’intérêt manifeste de la finance islamique pour la population, qui pour des raisons culturelles ou religieuses se sont exclues du système financier traditionnel, permet d’améliorer l’inclusion financière des ménages et des entreprises’’, a souligné  M. Diaby.

En vue d’étendre la couverture des assurances au plus grand nombre de clients et de faire du secteur des assurances un levier de la croissance économique, des solutions idoines doivent être envisagées dans le cadre de la promotion notamment de l’assurance islamique (TAKAFUL) a t-il ajouté. En effet, l’assurance islamique en tant que produit financier islamique s’est avéré comme un investissement et un produit de prévoyance fiable et sûr par rapport aux produits d’assurances classiques qui utilisent le marché des actions ou produits financiers dérivés (spéculations) pour atteindre des objectifs de rendement

Bréhima DIALLO

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