Importations : Les Valeurs Évoluent en Dents de Scie

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Au cours des 3 dernières années, les intentions d”importation ont connu des fluctuations très marquées.

Le Mali importe chaque année d”importantes quantités de produits très variés : produits alimentaires, matériaux de construction, textiles

et bonneteries, hydrocarbures, véhicules, équipements et pièces détachées, produits de librairie et papeterie, produits chimiques et pharmaceutiques et autres.

De 2004 à 2006, notre pays a enregistré une augmentation progressive de la valeur totale des intentions d”importation des produits alimentaires. Valeur qui est passée de 126,51 milliards de Fcfa en 2004 à 141,34 milliards en 2005 et 149,10 milliards en 2006. Cette tendance à la hausse est également observée par la rubrique "Autres produits alimentaires". Cependant, durant la même période, la valeur des importations de certains produits comme la farine et le tabac ont connu une baisse progressive. Quant aux sucre, riz, blé, lait, huiles et graisses alimentaires, leurs valeurs ont évolué en dents de scie de 2004 à 2006.

Les intentions d”importation de sucre sont ainsi évaluées à 21,7 milliards de Fcfa en 2004 contre 13,9 milliards en 2005 et 20,2 milliards de Fcfa en 2006. Les intentions d”importation de farine se sont chiffrées à la même période respectivement à 5,1 milliards de Fcfa, 3,7 milliards de Fcfa en 2005 et 3,3 milliards de Fcfa.
Le riz enregistre 11,9 milliards de Fcfa contre 24,5 milliards de Fcfa en 2005 et 15,4 milliards de Fcfa en 2006. Les importations de lait, 8 milliards de Fcfa, 16,8 milliards de Fcfa et 13,2 milliards de Fcfa. La valeur des huiles et graisses alimentaires est estimée à 8,6 milliards de Fcfa, 7,8 milliards de Fcfa et 15,4 milliards de Fcfa. Celles de tomates et concentrés de tomates 1,2 milliard de Fcfa, 790 millions de Fcfa et 1,6 milliard de Fcfa.

Pour les matériaux de construction, seul le ciment a connu une évolution croissante de la valeur de ses importations de 2004 à 2006 avec 35 milliards de Fcfa en 2004, 38 milliards de Fcfa en 2005 et 49 milliards de Fcfa en 2006. Les valeurs des autres rubriques telles que les barres et les fils métalliques. Les autres matériaux de construction ont évolué en dents de scie à l”image de la valeur totale des importations de ce groupe de produits de 2004 à 2006 avec des sommets atteints en 2005. Les barres et fils métalliques sont passés de 23,5 milliards de Fcfa à 24,5 milliards de Fcfa et 17,7 milliards de Fcfa. Les autres matériaux de construction enregistrent 45,9 milliards de Fcfa, 63,3 milliards de Fcfa et 50,3 milliards de Fcfa en 2006.

Au total, la valeur totale des importations de matériaux de construction est passée de 104,4 milliards de Fcfa en 2004 à 126,4 milliards de Fcfa en 2005 à 117,3 milliards de Fcfa en 2006.

Le coût des importations des produits chimiques et pharmaceutiques de son côté, a augmenté de 2004 à 2006. La valeur des médicaments s”est chiffrée à 28,5 milliards de Fcfa, 31,8 milliards de Fcfa et 29,9 milliards de Fcfa en 2006. Celle des engrais, à 40,3 milliards de Fcfa, 40,8 milliards de Fcfa et 45,3 milliards de Fcfa. Les insecticides, fongicides, herbicides ont enregistré 15,2 milliards de Fcfa en 2004 contre 14,5 milliards de Fcfa en 2005 et 9,4 milliards de Fcfa en 2006. Le volet autres produits chimiques et pharmaceutiques comptabilise 37,2 milliards de Fcfa, 37,9 milliards de Fcfa et 46 milliards de Fcfa. La valeur totale des importations des produits chimiques et pharmaceutiques est passée de 121,3 milliards de Fcfa en 2004 à 125,2 milliards de Fcfa en 2005 et 130,7 milliards de Fcfa en 2006.

Les importations d”engrais ont enregistré une hausse progressive de 2004 à 2006 alors que les entrées d”insecticides, fongicides, herbicides ont baissé de 2004 à 2006.

De 2004 à 2006, la valeur cumulée des importations d”hydrocarbures connaît également une nette progression. Cette même tendance à la hausse est observée par la majorité des principaux produits pétroliers importés par le Mali comme l”essence super, l”essence ordinaire, le pétrole lampant et le gaz oil. A ce niveau, les intentions d”importation répertoriées se chiffrent à 156,7 milliards de Fcfa en 2004 contre 190,6 milliards de Fcfa en 2005 et 259,9 milliards de Fcfa.
Les véhicules et équipements et pièces détachées ont aussi connu une montée progressive de 2004 à 2006. Leur montant a atteint 233,7 milliards de Fcfa en 2006 contre 218,7 milliards de Fcfa en 2005 et 199 milliards 813 4 19 266 Fcfa en 2004.

Les importations de textiles et bonneteries, produits de librairie papeterie ont évolué en dents de scie de 2004 à 2006 et ont atteint chacun leur point culminant en 2005. Pour ce qui est des textiles et bonneteries, on retient 15 milliards de Fcfa en 2004, 18,6 milliards de Fcfa en 2005 et 12,8 milliards de Fcfa en 2006. La librairie et papeterie a mobilisé 7,2 milliards de Fcfa en 2004, 12,6 milliards de Fcfa en 2005 et 8,6 milliards de Fcfa en 2006.

F. MAIGA
L”Essor du 16 Mai 2007


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Marchés agricoles : LES PRIX STABLES dans l’ensemble

A l”instar de la semaine passée, sur les marchés céréaliers, cette semaine du 03 au 09 mai 2007 a été perturbée pour cause de formation des agents. Ainsi, sur les marchés ruraux qui ont été ouverts, les prix des céréales ont été en majorité stables. Toutefois des mouvements de baisses de prix ont été relevés à Monimpèbougou et Niono sur le mil, Zangasso sur le sorgho et Niono et Sokolo sur le riz.

Au cours de la période concernée, les prix sur les marchés ruraux ont oscillé dans les fourchettes suivantes :
65 F le kilo pour le mil à Monimpèbougou et 115 F le kilo à Diéma ;
– 65 F le kilo pour le sorgho à Zangasso et Kouri et 115 F le kilo à Diéma ;
– 65 F le kilo pour le maïs à Zangasso, Kouri et M”Pessoba et 90 F le kilo à Kita ;
– 220 f le kilo pour le riz Gambiaka à Dioro et Sokolo et 245 F le kilo à Niono ;
– et enfin 205 F le kilo pour le Riz BG à Dioro et 225 F le kilo à M”Pessoba.
Ainsi, dans les capitales régionales, les prix pratiqués par les détaillants ont été de :
– 90 F le kilo pour le maïs, 100 pour le sorgho, 150 pour le maïs pilé, 175 pour les mil/maïs pilés, 225 pour le riz étuvé blanc, 3275 pour le riz Gambiaka RM40, et le niébé et 325 F le kilo pour le riz le fonio à Sikasso ;
– 100 F le kilo pour le mil/sorgho et maïs, 240 pour le riz BB 250 F le pour le fonio et le niébé et 275 F le kilo pour le Gambiaka à Ségou.

Dans le District de Bamako, les prix au consommateur couramment pratiqués ont été de 125 F le kilo pour le maïs, 150 pour le mil/sorgho, 200 pour les mil/sorgho et maïs pilés, 275 pour le riz RM40 importé et le niébé, 300 pour les riz Gambiaka et le fonio, et 325 F pour le riz étuvé, BB importé parfumé et 375 F le kilo pour le riz étuvé rouge.
Dans la capitale, les grossistes ont vendu le sac de 100 kilogrammes à 9 500 F et 10 000 F pour le sorgho blanc, 10 000 F pour le maïs jaune, 10 500 et 11 000 F pour le mil sanio, 24 500 et 25 000 F les riz RM40 thaïlandais et vietnamiens, 27 000 et 28 000 F pour le riz Gambiaka (tout venant), et le sac de 100 kilogrammes pour le riz BB importé parfumé thaïlandais.

Sur le marché de Bamako Médine, les consommateurs ont acheté la pomme de terre locale premier choix à 250 F le kilo, le deuxième choix à 225 F le kilo et le troisième choix à 200 F le kilo. De même sur le marché de Bamako Niaréla, ils ont acheté l”échalote fraîche (Djabadew Kènè) pour 125 F le kilo, l”échalote séchée (Djaba fôlôfôlô) pour 650 F le kilo, les échalotes séchées (djaba kuruni) pour 1 000 F le kilo et l”échalote séchée (djaba djalani) pour 1 300 F le kilo.

Au niveau de la sous-région, les prix au détail pratiqués ont évolué de la manière suivante :
– 138 F le kilo pour le mil à Ouagadougou Sankaryaré, 150 à Bamako Niaréla, 163 à Niamey Katalo , 175 à Dakar Tilène, et 300 F le kilo à Abengourou en République de Côte d”Ivoire ;
– 122 F le kilo à Ouagadougou Sankaryaré pour le sorgho, 150 à Bamako Niaréla, 165 à Niamey Katako, 175 à Dakar Tilène et 500 F le kilo à Abengourou ;
– 99 F le kilo pour le maïs à Ouagadougou Sankaryaré, 125 à Bamako Niaréla, 128 à Niamey Katako, 200 à Dakar Tilène et 400 F à Abengourou et ;
– 250 F le kilo pour le riz RM40 importé à Dakar Tilène, Ouagadougou Sankaryaré, et Abengourou, 275 à Bamako Niaréla et 325 F le kilo Niamey Katako.

Source OMA
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Mali-BM : PERFORMANCE AMELIORÉE, MAIS ENCORE DES OBSTACLES

La performance du portefeuille s’est nettement améliorée, le pourcentage de projets à risque est passé de 27,3% à 15,4% sur deux ans (2004-2006), avec une moyenne annuelle de 25%. En matière de décaissement, une amélioration substantielle a été enregistrée, le montant total décaissé par an a connu une progression, passant de 98,2 millions de dollars EU en 2004 à 109,5 millions de dollars EU en 2006 avec une forte augmentation enregistrée au cours de l’année 2005. Le constat a été fait par les experts de la Banque Mondiale, lors de la revue conjointe de la performance du portefeuille des projets et programmes financés par l’IDA au Mali. C”était les 27, 28 et 29 mars dernier à Bamako.

Durant trois jours, les experts des institutions de Breton Woods et leurs homologues maliens ont épulché la mise en œuvre du plan d’action de la revue mise en oeuvre depuis mai 2006. A l”issue des travaux, les experts ont exprimé leur satisfaction quant au travail accompli dans la recherche de l’amélioration de la qualité du portefeuille. Il ressort des analyses que des progrès substantiels ont été enregistrés, entre autres, en matière de gestion financière (100% des rapports d’audit déposés dans le délai), de décaissement (nombre élevé de projets décaissés sur la base des rapports de suivi financier) et de suivi/évaluation (mise en place de bons dispositifs de suivi/évaluation) par les projets. Les ressources mobilisées ont permis la réalisation sur le terrain de plusieurs activités prévues dans les projets et programmes soutenus par la Banque.

Il s’agit entre autres du financement : de sous projets à la demande des communautés pour le renforcement des capacités des organisations paysannes, sensibilisation au VIH/SIDA et prise en charge des personnes infectées et/ou affectées par le VIH/SIDA ; la construction d’infrastructures routières, d’adduction d’eau potable et d’irrigation, mise sous gestion communautaire d’environ 100.000 hectares de forêts pour une utilisation durable de la forêt. La diffusion d’environ 150.000 foyers et fourneaux améliorés, électrification de plusieurs institutions (mairies, mosquées, préfectures), écoles et centres de santé, construction et équipement de lycées, d’Instituts de formation de maîtres, de centres de santé et de salles de classes.

Cependant, la revue a relevé des obstacles qui demeurent encore sur le chemin de la performance : le manque de synergie dans les actions entre les projets, les délais trop longs de passation des marchés, le retard dans la mobilisation des ressources du budget national, les délais de réponse de la Banque mondiale et de réaction des projets suite aux observations formulées par la Banque, jugés longs et la qualité des dossiers soumis par les chefs de projets nationaux.

La revue de programme a été suivie, courant avril, par la signature à Bamako, d”un accord de financement entre le gouvernement du Mali et la Banque mondiale. La convention de financement porte sur les secteurs de l’éducation, les transports et le développement rural pour un montant total de 125 millions de dollars. Le secteur de l’éducation bénéficiera d’un financement additionnel de 10 millions de droits de tirage spéciaux (15 millions de dollars E.U) pour le second programme d’investissement dans le secteur de l”éducation (PISE II).

Une autre signature est intervenue dans la même période entre le gouvernement du Mali et l’Association internationale de développement (IDA). Cette allocation additionnelle servira à réduire le gap de financement du PISE II et aidera à assurer la réalisation des indicateurs de résultats définis dans le Cadre de résultats du programme. Elle aidera à financer les coûts relatifs à la construction et l’équipement de nouvelles classes du primaire, la construction de lycées et d’un Institut de formation de maîtres (IFM), l’approvisionnement d’écoles primaires en manuels, la création de coins de lecture dans les classes du primaire et l’amélioration de la gestion à travers le développement de cartes scolaires, une initiative pilote d”amélioration de la gestion dans une faculté de l”Université de Bamako et la formation du personnel aux niveaux central et décentralisé.

La proposition de crédit additionnel de l’Association internationale de développement (IDA) de 13,3 millions de Droits de tirage spéciaux (soit l’équivalent de 20 millions de dollars E.U.) pour financer le Projet d’appui aux services agricoles et aux organisations de producteurs (PASAOP) est le fruit de discussions techniques de négociations intervenues, du 12 au 18 avril 2007 entre les délégations malienne et de l’IDA au bureau de la Banque mondiale à Bamako et par vidéo conférence avec Washington.

L”objectif initial et le montage institutionnel du projet demeurent inchangés, mais le financement additionnel va introduire des initiatives de transfert de technologies afin d’élargir l”envergure des activités et d’accroître leur impact sur le terrain. Les initiatives proposées chercheront à traduire en impact concret tous les efforts déployés jusqu’à présent dans les réformes institutionnelles et le renforcement des capacités. L’idée est de démontrer comment la collaboration entre la recherche, la vulgarisation et les OP peuvent maintenant se traduire en amélioration tangible de la productivité et les revenus agricoles par la diffusion de nouvelles technologies développées par les institutions de recherche.

Les négociations pour le financement par l”Association internationale de développement (IDA) pour 59.5 millions de droits de tirage spéciaux (équivalant à 90 millions de dollars E.U) du second projet sectoriel des transports (PST II) se sont également déroulées du 3 au 12 avril 2007 entre les délégations malienne et de l”IDA au bureau de la Banque mondiale à Bamako. L’objectif du projet est de désenclaver les communautés rurales et urbaines du Mali et de leur offrir de meilleurs services de transport.

Par ailleurs le Mali et deux autres pays ouest-africains (Ghana et le Sénégal) ont bénéficié de la Banque mondiale trois crédits d’un montant total de 45 millions de dollars pour soutenir la première phase d’un programme ouest-africain d’accroissement de la productivité de l’agriculture au Ghana, au Mali et au Sénégal.

A. O. Diallo (Source BM)

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