Délocalisation de l’emploi en Roumanie et en Inde : Orange -Mali et Ericsson en flagrant délit

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Malgré une très bonne santé financière au Mali,  la société Orange –Mali a décidé de s’allier avec le diable pour priver les jeunes maliens de leur gagne pains. Très redoutée dans les pays développés, la délocalisation est l’arme fatale pour toutes les économies. C’est ce plat que la filiale de France Telocom sert au Mali, aujourd’hui. En effet, par le truchement d’un jeu qui ne dit pas son nom, Orange Mali a décidé de sous-traiter un bon nombre de ses services à Ericsson, une entreprise suédoise qui broie du noir. Le deal entre les deux sociétés néocolonialistes européennes vise à délocaliser certains services en Roumanie et en Inde au détriment des jeunes maliens. Le film de la grande Maffia.

 

Désormais la surveillance réseau qui était assurée par des jeunes maliens s’effectue en Roumanie. En ce qui concerne l’optimisation, elle se fait en Inde. Conséquence : tous les jeunes maliens qui avaient été recrutés sont entrain d’être licenciés pas l’entreprise suédoise avec la complicité d’Orange-Mali. Clairement, l’esclavage économique dont il est question vise à piller le Mali pour faire vivre l’Europe. En attendant la réaction des autorités dont la politique de l’emploi est entrain de prendre un sérieux coup et du peuple tout entier du Mali, de quoi s’agit-il ?

Le jeu mafieux d’orange Mali

A l’issu des offres, des tests et enfin un recrutement effectué par Orange Mali, les jeunes sont curieusement envoyés aux cabinets RMO et CEI pour le reste. Sous d’autres cieux, l’offre, le test et le recrutement relèvent logiquement du cabinet et non de la société. Selon plusieurs sources concordantes, certains agents d’Orange seraient des gros actionnaires de ces deux cabinets. Nos investigations sont en cours pour vous édifier d’avantage les accointances entre les structures.

En attendant, les jeunes sevrés d’une bonne partie de leur salaire et sans congé payé par les cabinets, signent un contrat CDI au nom de Orange- Mali. Après quelques années de bons et loyaux services, ils sont contraints par orange d’accepter un transfert vers la société Ericsson, nouveau partenaire du groupe dans plusieurs domaines. Malgré les assurances données par les responsables de Orange et le syndicat, c’est le début du calvaire pour les jeunes compatriotes qui aspiraient à une vie meilleure. Malgré le CDI signé avec la société, ils sont contraints d’observer 3 mois de test avant la signature d’un nouveau contrat chez Ericsson. Trois mois après, c’est la déception totale. A la place du CDI pour tous, Ericson porte son choix sur quelques-uns seulement sans arguments valables. Pour les autres, c’est des promesses d’amélioration de conditions sans suite. Une année après, le plan diabolique entre orange et son nouveau partenaire suédois est mis en marche. De licenciement en licenciement, les jeunes n’auront aucun répit. Pour certains, le choc fut brutal, en effet 15 jours avant la fin de leur contrat, ils ont été licenciés sans aucun préavis encore moins un droit. De telle pratique peut-elle être acceptée en France ? De la même manière, plus d’une dizaine d’agents maliens ont été remerciés comme s’ils n’étaient dans leur propre pays. Quelle est le degré de complicité de nos autorités dans cette situation digne d’une autre époque ?

La stratégie de la délocalisation 

Pendant que la société Ericsson et Orange licencient au Mali, elles recrutent paradoxalement en Roumanie et en Inde pour le même boulot. Selon des sources concordantes, chaque jour des roumains sont recrutés pour surveiller le réseau d’orange au Mali. La compétence de nos compatriotes est-elle en cause ? Assurément non ! Car il arrive fréquemment que les fameux roumains et Indiens n’arrivent pas à trouver des solutions à certains problèmes. Pour parer au plus pressé, recours est fait aux maliens mis à l’écart.

Avant cette délocalisation, 4 équipes de 3 membres se relayaient 24/24 pour le même boulot (préventif et curatif). Aujourd’hui, seulement 4 personnes font ce travail en complément des roumains installés en Roumanie et payés par l’argent des maliens à travers orange Mali. Décidément dans sa politique néocolonialiste, la France veut rayer le Mali de la carte en l’asphyxiant économiquement. Comme si cela ne suffisait pas, l’optimisation qui est aussi l’un des secteurs où les jeunes maliens excellent, a été confiée aux indiens installés en Inde par la société Ericson en complicité avec Orange Mali. Malgré le fait que ces délocalisations impactent négativement sur le réseau, Orange persiste et signe dans le malheur des Maliens. Pour museler et humilier les agents, les esclaves des temps modernes font planer la menace de licenciement.

Un réseau de plus en plus défectueux

Pour amasser le maximum d’argent au Mali, la société Orange ne s’encombre plus de la qualité qui a un prix. L’impact de la délocalisation confiée à des gens qui n’ont pas la compétence, est passé par là. En plus, pour combler le vide laissé par le licenciement des agents, Ericsson sous traite désormais avec des sociétés comme SEDITEL, SAFARI et CAMUSAT. Avec des techniciens moins qualifiés, ces sociétés peinent à combler le vide. D’où la qualité défectueuse du réseau.

La suite dans nos prochaines parutions pour plus d’information sur la grande Maffia de la société en panne de volonté réelle.

A Suivre !

Lamine Diallo

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3 COMMENTAIRES

  1. Bonjour

    Après l’autre Emmanuel veut faire son “Alliance (du Temple) solaire”, un secte avec l’Inde…

  2. Si tes dirigeants sont des incapables surtout le CRT, il faut pas s’attaquer à Orange qui est une société qui vit que du profit. Au Sénégal on aurai convoqué le DG de Orange pou le leur dire la vérité ce que le contrat permet ou pas (si le contrat défend le pays) !

  3. La main d’oeuvre Roumaine moins chère que celle du Mali ??? Bizarre

    Il faudrait en fournir la preuve .

    N’y a t-il pas d’autres raisons ???…Compétence? ou efficacité ? formation ?

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