Edito : Ligne de fracture

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Freiner la course effrénée du char terroriste de la mort en masse, et ramener rapidement la paix et la quiétude, l’entente politique et l’apaisement du front social au Mali, sont des lignes prioritaires d’une importante frange de Maliens. En témoignent les meeting et marches, le 5 avril dernier autour du Monument de l’Indépendance à Bamako, et à travers le pays. Le noyau dur des réclamations porte sur les concertations immédiates et l’unité d’action de tout le peuple malien, comme pour dire « Un Peuple, Un But, Une Foi ».

Alors que des Maliens ont pu penser, à juste raison, que c’était l’heure de ces rencontres, après le coup de fil tardif du Président IBK et ses rencontres multipliées avec ses cadets de l’opposition, c’est un brusque retour à la case départ. N’était-ce donc que jeu de diversion, un coup de bluff de la part de l’ainé? L’opposition découvrant le pot aux roses fait volte face : au lieu d’un dialogue politique et social, l’agenda prioritaire du chef de l’Etat n’est autre que de faire passer la révision constitutionnelle en usant de malice, « mettre la charrue devant les bœufs », schématisent certains. Comment peut-on parler de révision constitutionnelle en priorité face à la situation grabataire du pays, avec les décombres encore fumant de Koulongo, Dioura, Ogossagou et autres villages endeuillés par des attaques barbares et terroristes orchestrées ? Comment s’adresser aux populations du centre, dont les champs sont restés incultes pendant trois ans, porteur d’un projet de révision constitutionnelle ? A quand le « dialogue politique national pour un consensus élargi aboutissant à un accord politique accepté par tous », tant réclamé par l’opposition, la société civile et la rue ? Qui ne s’est pas surpris (le 5 avril dernier et jours suivants) entrain de faire un parallèle entre les situations en Algérie, au Soudan et au Mali ? Souvenons-nous les pouvoirs passent, le peuple reste.

B. Daou

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5 COMMENTAIRES

  1. Le brillant Daou parle de “ligne de fracture”, mais on pourrait tout aussi bien parler de “POINT DE RUPTURE”…

    Parce que le point de rupture, nous y sommes maintenant arrivés !

    Il ne faut pas être grand politologue et encore moins grand visionnaire pour comprendre que cette fois, LE SOULÈVEMENT ET L’EJECTION DE ZONKEBA SONT BEL ET BIEN……..EN ROUTE!😎😎😎

    Certains l’avaient (à tort!) imaginé beaucoup plus tôt (moi le 1er…), d’autres beaucoup plus tard dans le quinquennat, quelques autres enfin s’imaginaient même qu’il finirait son quinquennat…

    Mais une chose est sûre pour tout le monde maintenant, c’est que L’EJECTION DE ZONKEBA c’est….pour maintenant

  2. “…Qui ne s’est pas surpris (le 5 avril dernier et jours suivants) entrain de faire un parallèle entre les situations en Algérie, au Soudan et au Mali ? …”
    IBK PENSE QU’IL NE PEUT PLUS AVOIR DE COUP D’ETAT AU MALI? QU’IL SE DETROMPE. DES MANIFESTATIONS DU GENRE DU 5 AVRIL PEUVENT DEBOUCHER SUR UNE INSURRECTION POPULAIRE QUI A UN CERTAIN DEGRER NECE SSITERA L’INTERVENTION DE L’ORGANISATION “LA PLUS STRUTUREE DE NOTRE SOCIETE’- L’ARMEE…
    CELLE-CI N’ATTEND QUE…. QUE LA SITUATION EN ARRIVE LA

  3. Oui B. DAOU, les pouvoirs passent et le peuple reste,mais lorsque le pouvoir paupérise fortement le peuple à travers ses ténors avec des actes ostentatoires comme moquerie face à ce peuple pauvre, ce pouvoir crée la haine entre les enfants du pays et c’est ce qui est grave, c’est cela que le régime d’IBK vient de mettre dans le plat. Avec des graves injustices personne ne peut demander à un tel peuple de s’unir, s’unir autour de quoi? Il y a trop de victimes pendant que les bourreaux tournent autour d’elles sans vergogne, une telle société a besoin de nettoyage pour revivre correctement.

  4. Oui B. DAOU, les pouvoirs passent et le peuple reste,mais lorsque le pouvoir paupérise fortement le peuple à travers ses ténors avec des actes ostentatoires comme moquerie face à ce peuple pauvre, ce pouvoir crée la haine entre les enfants du pays et c’est ce qui est grave, c’est cela que le régime d’IBK vient de mettre dans le plat. Avec des graves injustices personne ne peut demande à un tel peuple de s’unir, s’unir autour de quoi? Il y a trop de victimes pendant que les bourreaux tournent autour d’elles sans vergogne, une telle société a besoin de nettoyage pour revivre correctement.

  5. Qui peut oser maintenant contester que le couple IBK-SBM exécute les instructions de la France?
    Les préoccupations des maliens ne sont nullement dans leurs agendas.
    Un accord de soutien à la confiscation du pouvoir a été scellé à kidal pendant les 24 heures qu’ IBK a passées dans la capitale du futur ÉTAT INDÉPENDANT AZAWAD.
    C’est cet accord qui est entrain d’être appliqué.
    IL FAUT IMPÉRATIVEMENT MODIFIER LA CONSTITUTION POUR L’APPLIQUER.
    C’est pourquoi elle est la priorité des priorités.
    AVEC CES DEUX TÊTES DE L’EXÉCUTIF NOTRE PAYS EST INCONTESTABLEMENT SOUS L’AUTORITÉ DE LA FRANCE.
    C’est pourquoi le CHERIF de NIORO doit être soutenu à faire partir IBK.
    IBK est entrain de travailler pour la France.
    C’est notre indépendance qui est confisquée à travers celle du pouvoir.
    La mobilisation ne doit pas s’arrêter jusqu’au départ du président illégitime.
    C’est un traître à la solde de l’impérialisme.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue .

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