Edito : Rendez-vous avec l’histoire !

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Embourbé dans une crise multidimensionnelle depuis 2012, le Mali traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire, où l’existence même du pays se trouve menacé.

En effet, le Mali d’aujourd’hui manque de tout et tout est prioritaire. Dans le but de réconcilier la société malienne avec elle-même, nous devons tous nous engager à œuvrer pour :  redonner à la famille la stabilité, l’autorité et le pouvoir dans l’éducation de base et l’insertion sociale de l’individu et dans ce cadre, de promouvoir une parenté responsable dans l’éducation et l’épanouissement de tous les membres de la famille;  bâtir une éthique du bien commun, une culture civique et une nouvelle citoyenneté qui renforce les valeurs et comportements vertueux de la part de tous, et d’abord des dirigeants ; moraliser et refonder l’espace politique en engageant le combat contre l’indiscipline, la gabegie, la culture de contournement des normes et des règles ; favoriser le respect mutuel, la convivialité, le bon voisinage, et faire de la diversité un facteur d’enrichissement réciproque et d’intégration; renforcer la solidarité organisée comme une obligation civile, civique, sociale, religieuse, etc., notamment au profit des personnes les plus vulnérables.

Certes, les hommes politiques ont leur part de responsabilité dans l’échec collectif que nous sommes en train de vivre, mais ils ne sont pas les seuls coupables. Ce dont nous avons besoin dans l’urgence, c’est de nous mettre ensemble autour de la même table pour diagnostiquer les maux afin de pouvoir y apporter les remèdes nécessaires. Le dialogue national inclusif dont  les discussions autour des termes de référence ont pris fin avant-hier, lundi 16 septembre 2019, doit être la seule voie de sortie de crise pour la renaissance d’un nouveau Mali dont on sera encore plus fier.

Ce dialogue national est une occasion pour les filles et les fils du Mali de se retrouver pour dire de ce qu’ils pensent du Mali, faire le diagnostic de la crise malienne et proposer des solutions dans le cadre des institutions de la république. Ce dialogue doit cependant se faire dans le respect des institutions comme la conférence nationale de 1991 qui n’a pas procédé à de chamboulement institutionnel. Pour ce faire, toutes les forces vives de la nation doivent y participer et y contribuer. C’est un tournant décisif qui doit permettre de sauver le Mali.

A mon humble avis, beaucoup de choses dépendront de ce dialogue. Alors, mieux vaut s’y atteler avec plus de responsabilité, de sagesse et de patience pour traduire l’expression populaire à l’endroit des gouvernants et de la communauté internationale. Laissez le peuple s’exprimer. Laissez-les dessiner le Mali qu’ils veulent avoir et qu’ils veulent léguer à la génération future. Pour ainsi dire qu’à travers ce dialogue, le peuple malien a rendez-vous avec l’histoire.

Aliou Touré

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1 commentaire

  1. Le dialogue en lui-même n’est pas rejeté par aucun des acteurs politiques, c’est la crédibilité de ceux qui sont chargés d’appliquer ses recommandations qui est contestée.
    Après un quinquennat, tout le monde sait ce que vaut la gouvernance IBK dans le respect des engagements pris.
    On sait aussi qu’il n’est plus légitime à conduire le bateau Mali.
    IL S’EST IMPOSÉ AUX MALIENS.
    Il est guidé de l’extérieur.
    Espérer donner au Mali des institutions démocratiques modernes dans ce contexte est complètement naïf.
    Il est préférable de former un gouvernement d’union nationale conduit par un membre éminent de l’opposition.
    Cela a l’avantage de légitimer le pouvoir.
    Ce gouvernement permettra d’appliquer les recommandations issues d’un dialogue réellement INCLUSIF.
    IBK procède par manipulation pour prouver qu’il est bien élu alors qu’il agit sur instruction de la France.
    Ce dialogue qu’il organise est une forme de manipulation destinée à gagner du temps afin de neutraliser tous ses adversaires.
    Déjà la division est dans ses rangs.
    Ce qui fait convaincre IBK que sa stratégie est entrain de payer.
    SA LIGNE DE MIRE EST D’EMPÊCHER, PAR TOUS LES MOYENS, QU’IL SOIT SUCCÉDÉ PAR SOUMAILA CISSE.
    Une hantise pour le clan présidentiel et les thuriféraires d’IBK.
    Chez les IBK, l’objectif n’a jamais été le Mali, mais le pouvoir.
    Ils l’ont, il doit y rester aussi longtemps que possible.
    On ne peut rien faire de sûr tant qu’Ibk ne délègue pas ses pouvoirs à un chef de gouvernement issu de l’opposition.
    Ou qu’il dégage.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

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