Editorial : IBK- Tréta : fin d’une idylle

29 Jan 2016 - 01:01
Mis à jour: 11 ans
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Editorial :  IBK- Tréta : fin d’une idylle
IBK et Tréta ont, ensemble, quitté l’Adema-Pasj pour créer le RPM. C’était à la suite d’un houleux congrès extraordinaire mis sur le compte de l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Instance au cours de laquelle Mme Sy Kadiatou Sow avait clamé qu’il n’y a pas de candidat naturel à l’Adéma. IBK et Tréta  avaient claqué la porte et ensemble, fait la traversée du désert, en passant par Espoir 2002 et par l’unanimisme rompu par le Fdr, qui incarnait finalement l’opposition à ATT. Le parcours n’a donc pas été facile, car les attelages ont parfois été opportunistes, vu les antécédents d’IBK avec certains hommes politiques qu’il avait jadis fait emprisonner. Personne ne pensait au retour en force du RPM, jusqu’au putsch de Amadou Aya Sanogo. Là aussi, il fallait bien manoeuvrer, en restant avec l’armée, sans totalement cautionner le putsch. La tactique a marché, car, avec Amadou Aya Sanogo et l’accompagnement de l’armée, c’était finalement IBK à Koulouba. Pendant tout ce temps, la complicité du duo-IBK-Tréta a marché à merveille. Le travail était toujours bien harmonisé entre deux compères arrivés à la tête de l’Etat avec un parti devenu pléthorique, avec plus de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Pour Tréta, c’est le moment de monter de grade, rapidement. Sauf que, c’est en ce moment qu’il y a eu des impairs, en commençant par les engrais de mauvaise qualité et la mauvaise prestation de Tréta à l’Assemblée nationale. L’homme de l’ombre, celui qui s’exprimait rarement en public, s’est très mal défendu à l’hémicycle. C’est à croire que ce n’était pas ce Tréta dont on entendait parler, comme le stratège politique, celui qui conduisait indéniablement les affaires du RPM et sans l’aval de qui, tout dossier transmis au siège du parti était gelé. En réalité, le secrétaire général du RPM venait de montrer des limites qui ont fortement déteint sur sa cote de popularité et du coup, sa personnalité. Il a quand même persisté à trouver dans le parti, sa légitimité pour imposer sa majorité. En toute logique, un parti majoritaire doit pouvoir imposer un de ses militants comme Premier ministre. C’est l‘esprit de la constitution malienne, mais, ce n’est pas le principe, comme en France. D’ailleurs, ni Alpha, ni ATT, n’ont scrupuleusement respecté cette logique. Donc, IBK n’est pas contraint de la suivre. D’autant plus que le Premier ministre Modibo Kéita est devenu une pièce maîtresse du tableau de bord d’IBK, qui se méfie à plus d’un titre de son entourage. Il l’a maintes fois répété. C’est pourquoi le président de la République n’a pas cessé de congratuler le PM, de flatter son orgueil et même, nous a-t-on assuré, de le supplier de rester à ses côtés. Aujourd’hui, cette majorité à l’Assemblée peut-elle démettre le PM, Modibo Kéita ? Oui, si elle arrive à rassembler la majorité qualifiée! Mais, elle ne se hasarderait sûrement pas à le faire, car, en cas d’échec, elle risquerait d’être dissoute par le président de la République. Et rien ne nous assure que sans IBK, le RPM reviendra majoritaire à l’Assemblée nationale. Sans compter que l’Adéma-Pasj, parti mieux implanté sur l’ensemble du territoire national, est à l’affût, depuis son départ du pouvoir. Il faut le dire, si IBK a été élu en 2013, c’est d’abord par le peuple qui aspirait à retrouver sa dignité sous la férule d’un homme de poigne, même s’il était soutenu par un parti fort. Donc, la bataille qui aurait pu avoir lieu entre IBK et Tréta est un faux combat, car le vainqueur est connu d’avance. C’est IBK. Le RPM l’a compris. C’est pourquoi, après les lettres de félicitations des sections du parti à l’endroit de Tréta, ce fut, très vite la paix des braves, pour ne pas dire la douche froide. Le questeur Diarrassouba en a fait l’écho : « il n’y a pas de guerre entre IBK et le RPM. » Pour la survie du parti. A tout seigneur, tout honneur ! Quoique l’idylle entre les deux hommes soit morte de sa plus belle mort. Baba Dembélé  

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Commentaires (91)

User
Cheick Anta
Cheick Anta 11 ans
Le Mali avait en ce moment besoin d’un premier ministre d’expérience et travailleur car après le coup d’état il faut noter le Mali est revenu de loin avec le président IBK et tout le monde sait que Modibo Kéïta est la personne appropriée.. On ne pouvait donc pas plaisir aux caprices de Tréta en lui confiant un dossier qu’il ne maitrise pas du tout. Il aurait dû se contenter de son poste de ministre car c’est ce qui lui convenait. Mais hélas!!! :oops: :oops: :oops: :oops: :roll: :roll: :roll:
nfp
nfp 11 ans
Cheick Anta "après le coup d’état il faut noter le Mali est revenu de loin avec le président IBK" Ca, on ne peut certes pas dire le contraire: AVANT LUI, on avait une armée d'opérette armée de lance-pierres face à un ennemi lourdement armé, GRACE A LUI, on a maintenant une armée équipée de tenues flambant neuves pour les défilés, de chaussettes supersoniques, et de 5 imperméables par soldat, face à ce même ennemi lourdement armé! :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: AVANT LUI, le Mali avait certes dans le montier l'image d'un pays très pauvre, GRACE A LUI, nous avons maintenant dans le monde entier l'image d'un pays VOLEUR ET CORROMPU (6 mois de suspensions des aides extérieures pour DETOURNEMENTS! :oops: :oops: :oops: ) et d'un pays MENDIANT même pas capable de s'assurer de ses propres paiements de cotisations auprès des....Nations unies! :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: (Et entre temps bien sûr, nous avons eu les colossales magouilles des engrais frelatés et du faux appel d'offre international pour des tracteurs honteusement surfacturés, pour bien CONFIRMER au reste du monde, aux partenaires déjà échaudés, et aux investisseurs potentiels, que le Mali actuel était BEL ET BIEN une république bananière "dirigée" par un roi-nègre-à-l'ancienne! :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: ) Au passage, le monde entier, unanimement préoccupé par la dramatique situation sécuritaire du Mali, a pu voir ce même Pays conserver à son poste un gros "général-climatisé" aussi dormeur et laxiste qu'incompétent, et confier la présidence du comité DEFENSE ET SECURITE à un fiston loueur de voiture! :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :oops: :oops: :oops: :oops: Conclusion, tu n'as pas tort du tout en affirmant que grâce à Ibk, "nous revenons de loin"! La preuve: AVANT, NOUS AVIONS SUR LA SCENE INTERNATIONALE L'IMAGE D'UN PAYS TRES PAUVRE, MAINTENANT, NOUS AVONS SUR CETTE MEME SCENE INTERNATIONALE L'IMAGE D'UN PAYS CORROMPU, MAGOUILLEUR, IRRESPONSABLE, ET MEME PAS CAPABLE D'ETRE A JOUR DE SES SIMPLES PAIEMENTS A L'ONU! :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: Et tout ça, EN SEULEMENT DEUX ANS... :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: :cry: A vous les pintades débiles, au boulot! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: Puisqu'il ne reste plus que vous au Mali pour faire semblant d'applaudir notre escroc lamentable, et ça pour un prix de taxi ou de cigarettes! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
Les yeux du peuple
Les yeux du peuple 11 ans
Le limogeage de Tréta doit être compris sous plusieurs angles. D’abord,il faut dire que ce monsieur a été coupable de plusieurs scandales financiers qui ont mis à mal la crédibilité du président et de son parti. Ensuite,il est à la base d’une division de membres au sein du parti présidentiel pour juste faire de tort à IBK. Enfin,pour cette histoire de primature il a montré aux yeux de tout le monde que ce qui le préoccupe c’est sa petite personne et non le Mali. Son départ est donc salutaire car mon pays n’a que faire des égoïstes… :oops: :oops: :mrgreen: :mrgreen:
Kouman kan
Kouman kan 11 ans
Le Mali n’est pas un gâteau dont chacun viendra se servir et partir.Si Tréta a pensé que c’était forcement son tour,moi je viens lui dire ce n’était le tour de personne.C’était plutôt le tour de celui qui peut être capable mettre notre pays sur les rails par son expérience et son dévouement. Tréta n’a pas fait preuve d’immaturité politique et le c’était bien qu’il parte.
Tais toi
Tais toi 11 ans
Dans ce pays,il n'est écrit nulle part dans la constitution que lorsqu'on est président de la république le premier ministre doit forcement venir de notre parti politique. Si Tièblié n'a pas compris cela et qu'il s'est laissé emporter par sa gourmandise,il n'a qu'à s'en prendre à lui même.
LE MERVEILLEUX IBK
LE MERVEILLEUX IBK 11 ans
Cette histoire entre Tréta et le président IBK montre que malgré plusieurs années qui lui ont sans aucun doute apporter de l'importance; Tréta n'est pas mûr politiquement parlant sinon il n'exigerait pas d'être premier ministre. Quand l'opposition attaque le président de faire du favoritisme; il ne devrait pas en tant que responsable du parti donner des arguments à ces détracteurs.
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