9ème session ordinaire de la CNELA : L’évaluation des enseignants supérieurs par voie nationale s’expertise

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Du 7 au 9 décembre 2015, s’est déroulée dans la salle de conférence de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (Usjpb) la 9ème session ordinaire de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (Cnela). Cette session d’évaluation nationale des enseignants du supérieur a reçu 107 dossiers, toutes disciplines confondues, et 5 réclamations.

L’ouverture de ladite session était placée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Sékou Boukadary Traoré ; du Recteur de l’Université des sciences sociales et des gestions de Bamako (Ussgb), Prof. Samba Diallo, non moins président de la Cnela. Ont également pris part, les Recteurs et les membres des Comités spécialisés.

À la réalité du nombre des défis majeurs à relever, figure en bonne place l’insuffisance qualitative et quantitative du corps enseignant pour faire face à l’encadrement des étudiants qui sont de plus en plus nombreux dans les Universités et Grandes écoles. D’où, l’idée novatrice de la mise en place la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (Cnela). C’est instrument qui fait la promotion des enseignants du supérieur par la voie de la souveraineté nationale. Une aubaine, sans doute, pour palliée le manque d’enseignants de rang magistral.

Dans son introduction, le président de la Cnela, Prof. Samba Diallo, a tout d’abord remercié ses homologues Recteurs, les Directeurs généraux des Grandes écoles pour la confiance faite à travers  la désignation de son Université (Université des sciences sociales et de gestion de Bamako) pour abriter le Secrétariat permanent de la Cnela. «La promotion des enseignants du supérieur par la voie de la souveraineté nationale est certainement l’une des solutions idoines pour pallier le manque d’enseignants de rang magistral», a-t-il estimé. Elle permet, avance le président Diallo, s’approprier les questions de formation, de recherche et d’innovation technologique permettant aux cadres de penser par eux-mêmes pour le développement de notre pays.

«La tenue régulière des sessions de la Cnela, le nombre d’enseignants inscrits sur les différentes listes et l’engouement des enseignants pour cette voie nationale, sont autant de facteurs qui nous invitent tous à les privilégier pour l’amélioration et la pérennisation de cette voie», a-t-il apprécié. Il a aussi recommandé aux acteurs de veiller à renforcer la crédibilité, en respectant scrupuleusement les secrets des délibérations et des instructions. Il a aussi rappel la tenue d’un atelier dans au mois juin passé qui portait sur la validation du projet de Politique nationale de la science, de la technologie et de l’innovation dans la Cnela. De même, le Recteur-président Samba Diallo a indiqué qu’un autre atelier, prévu en janvier prochain, s’attèlera à relire les textes et règlements relatifs aux conditions d’inscription sur les différentes listes d’Aptitude de la Cnela.

« La Cnela doit rester au-dessus de tout soupçon et de toute pression corporatiste parce qu’elle est appelée à s’améliorer et à se pérenniser comme outil privilégié de promotion des enseignants et des chercheurs, au regard des résultats des récents concours d’agrégation du CAMES » a-t-il appuyé.

Prenant la parole, le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Sékou Boukadary Traoré, s’est réjoui de la tenue régulière des sessions de la Cnela. «Cette session, une fois de plus, m’offre l’heureuse occasion de constater la tenue régulière des sessions de la Cnela pour assurer, de façon collégiale, la promotion des enseignants par la voie nationale», a-t-il lancé. Il renchérira qu’«Au regard de tous ces motifs de satisfaction, nous devons veiller à améliorer et à pérenniser notre système interne d’évaluation et de promotion des enseignants. Tout comme nous devons lui assurer crédibilité et respectabilité» Pour lui, cette évaluation dans la transparence, permettra de contribuer efficacement à la formation des enseignants pour nos Universités et nos Grandes écoles.

Il est à retenir que cette 9ème session ordinaire de la Cnela a enregistré 107 dossiers de candidatures. Aussi, s’ajoutent 5 réclamations formulées par certains candidats non admis à la précédente session. En sus, la session de la Cnela permet de proposer l’inscription sur les listes d’Aptitudes aux fonctions de Maîtres assistants, de Maîtres de Conférences et des Professeurs.

Seydou Karamoko KONÉ

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