Année 2014 – 2015 du MESR : Un bilan positif et des innovations

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L’année 2014-2015 a été, dans l’histoire de l’Enseignement Supérieur au Mali, une année exceptionnelle, pleine d’innovations et de réalisations. Conformément aux orientations politiques clairement définies dans le projet de société du Président de la République et dans la Déclaration Politique Générale du Premier ministre, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Me Mountaga Tall, a entrepris durant l’année qui s’achève des réalisations qui ont porté sur l’amélioration de la gouvernance et l’approfondissement des réformes, un meilleur accès au savoir, l’amélioration constante des conditions de vie et d’études des étudiants, la diversification de l’offre de formation, l’approfondissement du dialogue social et le partenariat avec l’extérieur. Bien évidemment, des perspectives d’avenir ont été envisagées.

Ainsi, dans le domaine de la gouvernance et des réformes juridiques et institutionnelles, l’année a été marquée par la mise en place effective de tous les Conseils d’Universités, suivie de la tenue de leurs sessions ordinaires ; l’élaboration et l’adoption de Plans Stratégiques de Développement des Institutions d’Enseignement Supérieur; la mise en place effective des Missions Universitaires de Sikasso, de Gao et de Tombouctou; la participation active des Laboratoires de la Faculté de Médecine à la lutte contre la Maladie à Virus Ebola, qui a permis le dépistage rapide de la maladie ici même au Mali et une prise en charge appropriée des malades et la mise en place du dispositif électronique d’orientation et de préinscription en ligne du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui donne accès à l’ensemble des institutions publiques du Supérieur au Mali.

Ce dispositif comprend des outils d’information complets sur les formations offertes par les établissements d’enseignement supérieur public, dans tout le pays; des guides pas-à-pas; des documents sur le LMD et les différents diplômes accessibles et des aides visuelles à la candidature et à la préinscription.

La procédure sécurisée et simplifiée permet d’optimiser et d’accélérer les inscriptions. La règle du premier arrivé, premier servi, assure une meilleure égalité de traitement. C’est la fin des bousculades, des dépenses inutiles ou indues, des longs et fastidieux déplacements.

Dans le domaine plus spécifique de la Réforme du cadre juridique et institutionnel, des actions phares ont été réalisées. Il s’agit notamment de la relecture des textes organiques de la Direction Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique; de l’élaboration des projets de textes de création, d’organisation et du cadre organique de l’Agence d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (AMAQ); de la relecture du statut du personnel enseignant de l’Enseignement Supérieur et des Chercheurs et de l’organisation d’un atelier de réflexion sur l’évolution du Statut de l’Ecole Normale  Supérieure de Bamako, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la formation des formateurs.

S’y ajoutent l’élaboration d’un plan d’action quinquennal de développement de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (2015 – 2019); l’élaboration et la validation de la politique nationale des sciences, de la technique et de   l’innovation et la mise en place d’une administration provisoire pour l’opérationnalisation prochaine de l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication, qui vient d’achever sa mission. Les locaux sont quasiment prêts et l’ouverture de l’Ecole se fera très prochainement.

En 2014 et 2015, environ 35 000 nouveaux étudiants ont accédé à l’enseignement supérieur sans mesure particulière d’accompagnement. Plus de 20 000 autres sont attendus en 2016. «Nous devons nous préparer à les accueillir dans des conditions acceptables», affirme Me Tall. L’accès à l’enseignement supérieur devrait donc être amélioré, avec l’augmentation des capacités d’accueil.

A cette fin, des travaux sont en cours, notamment à Kabala, avec la poursuite de la réalisation d’un pôle universitaire dont la première phase sera reçue en novembre 2016. A Ségou, avec la construction des salles de classes, de Travaux Dirigés, de Travaux Pratiques et de Visioconférence, la réhabilitation des résidences universitaires existantes et la mise en place d’un dispositif performant d’adduction d’eau sur le campus. On verra aussi la mise à disposition des Universités de Bamako et de Ségou de cinq nouveaux amphithéâtres équipés.

Par ailleurs, de nouvelles filières de formations professionnalisantes ont été ouvertes à l’IPR / IFRA de Katibougou, à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines (ULSHB), à l’Université des Sciences Sociales et de Gestion (USSGB) et à l’Université des Sciences, des Techniques et de Technologies de Bamako (USTTB).

L’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants reste l’une des priorités du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique. Ainsi, dans la perspective de l’ouverture prochaine de la Cité universitaire, le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU) a d’ores et déjà déménagé à Kabala. Dans le même cadre le processus de rénovation des résidences universitaires se poursuit.

Il en est de même de la bancarisation des bourses et trousseaux des étudiants, qui contribue non seulement à assurer la maîtrise des dépenses liées aux bourses, mais aussi et surtout à renforcer le climat social dans l’espace universitaire, par la capacité des banques à intervenir pour le paiement diligent des bourses aux étudiants.

En clair, il sera fait en sorte, avant la fin du premier trimestre 2016, que tous les étudiants boursiers au Mali puissent disposer de leurs bourses à partir du 25 du mois courant. Une réflexion est également engagée pour les boursiers étudiant à l’étranger, qui subissent encore malheureusement des retards préjudiciables à leurs études et à une vie décente.

Diverses activités ont été menées, au titre de la formation, pour améliorer et diversifier l’offre de formation, en vue de préparer la nouvelle année académique. Il s’agit entre autres de l’organisation dans les structures d’ateliers de sensibilisation et de formation à la mise en œuvre du système LMD; l’élaboration de curricula dans le cadre de la réforme LMD; l’organisation en cours du concours de recrutement d’environ 350 enseignants du Supérieur et la poursuite du Programme de Formation des Formateurs (PFF).

Au titre du dialogue social, des échanges réguliers ont lieu avec les partenaires sociaux, à l’effet de faire le point de la mise en œuvre des engagements pris par l’Etat dans le cadre des protocoles d’accords signés et d’autres sujets de préoccupations. Bien entendu, d’inévitables périodes de crispation jalonnent ce processus, comme en ce moment.

L’essentiel, pour le ministère, est de maintenir le dialogue, de faire tout ce qui est budgétairement possible et académiquement acceptable et de tenir un langage de vérité pour le surplus. L’objectif reste d’apaiser l’espace universitaire et d’avoir des années académiques régulières.

Au plan international, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, en plus de ses partenaires traditionnels que sont l’Algérie, Cuba, la France, les EUA, le Maroc, la Tunisie, la Russie, a noué ou renforcé des liens avec les pays et / ou universités de l’Australie, du Canada, de l’Iran, des Pays Bas, du Venezuela…..

L’UEMOA, la Banque Mondiale, la CEDEAO ou encore l’Union Africaine ne sont pas en reste. Des projets tels que le PAES et le PADES portent en effet la marque de leurs interventions. L’UNESCO reste très présente dans la préservation et l’exploitation des manuscrits anciens du Mali. Participent à ce programme, mené conjointement avec le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, de nombreux pays et organismes, que le ministère tient à saluer. Il en est de même de l’ISESCO.

Les Directeurs Généraux de ces deux grands organismes nous ont honorés de leurs visites cette année, à l’invitation du Président de la République. Et le Mali abritera également, courant 2016, deux importantes réunions ministérielles: celle consacrée à l’Initiative pour le Développement du Numérique dans l’Espace Universitaire Francophone (IDNEUF) et celle regroupant l’ensemble des ministres en charge de l’Enseignement Supérieur des pays musulmans (ISESCO).

Le ministère de l’ESRS envisage l’année 2016 comme marquée par la poursuite du processus de création des pôles universitaires de Sikasso, de Gao et de Tombouctou et du pôle universitaire technologique de Sirakoro Niaré à Kati; la poursuite de la réforme du cadre juridique et institutionnel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et l’adoption d’une Politique nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Autres perspectives, l’amélioration de la gouvernance des Institutions d’Enseignement Supérieur; la poursuite de la mise en œuvre du Plan d’action de développement de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique; la poursuite de la mise en œuvre du LMD et des filières porteuses identifiées  dans le cadre du PAES-UEMOA et le processus de construction d’une Maison de l’Enseignement supérieur.

Egalement au programme, la poursuite de la construction du complexe universitaire de Kabala et celle du recrutement du personnel enseignant de l’Enseignement Supérieur et des chercheurs; l’opérationnalisation du Fonds Compétitif pour la recherche et l’innovation technologique; le suivi des boursiers maliens à l’extérieur; le retour progressif de l’IHERI à Tombouctou; la poursuite du dialogue social; la mise en place d’une Académie des Sciences et l’amélioration de la mise en œuvre du dispositif d’inscription des étudiants en ligne et son extension aux IES privées.

Synthèse de Adama Bamba

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