Année scolaire 2020-2021 : Les éventuels soubresauts d’une ‘’saison’’ peu ordinaire

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La crise de l’école est multiple et complexe. Il y a celles qui sont d’ordre matériels et financiers et celles qui, moins difficile à résoudre, relèvent des hommes qui gèrent l’école. Carton rouge ‘’direct’’ aux auteurs de fuites de sujets et de fraudes.

Un atelier est organisé cette semaine, précisément à partir de mercredi dernier, sur ‘’Comment juguler la fuite des sujets et la fraude aux examens ?’’ Toutes les entités y étaient conviées pour apporter leurs solutions à ce mal qui date seulement moins d’une décennie. Ce mal qui est venu se greffer à d’autres plus anciens et pernicieux. L’ancienne ministre, Feu Jacqueline Nana, a tenté une solution. Elle en valait la peine et a fait ces preuves mais elle s’est heurtée à des intérêts cachés. Cette fois-ci, les solutions viendront de tous les acteurs ou presque. Elles s’imposeront certainement à tous.

Après une année scolaire 2019-2020 suffisamment perturbée, celle de 2020-2021 ressemble aussi à une saison ou du moins une année scolaire compilée. Qu’à cela ne tienne, aller vers des examens à la limite du fiable n’est pas une mer à boire. Que chacune des entités s’y mette avec conscience et abnégation, tout ira pour le mieux.

Pour la fuite, les participants à cet atelier feront surement cas, il faut alléger, en terme d’implication des acteurs, le processus : du choix des sujets jusqu’à leur ventilation dans les différentes académies. Il faut alors responsabiliser ceux qui auront les mains dans la patte. En amont, les inspecteurs d’enseignement secondaire et normaux doivent aussi être initiés aux maniements de l’outil informatique et de bureau (ordinateur, imprimante, scanner…) et équipés. Cela pourra réduire de beaucoup ce mal qui affecte un niveau des élèves déjà sérieusement bas pour d’autres raisons aussi humaines que matérielles et financières.

Quant à la fraude qui se déroule au moment des épreuves, elle est due essentiellement à l’application laxiste des recommandations contenues dans la police ou règlement des examens (voire l’extrait du règlement des examens). Ceux qui sont impliqués dans l’organisation et la tenue des examens ne vont pas au bout de leur responsabilité : concernant le téléphone portable par exemple, il est même interdit dans le centre, c’est-à-dire dans la cour du lieu d’examen à fortiori dans la salle. Mais, refuser l’accès du centre ou de la salle d’examen à un candidat pour détention de téléphone portable relève du parcours du combattant. Très peu ou même pas de chef de centre n’est capable de défendre un surveillant ou un adjoint qui s’opposerait à cela. Sinon, avec les textes disponibles, clairs et précis, les fraudes ne sont pas impossibles mais très difficiles à commettre. Car ce règlement rend facile le travail de supervision et de surveillance. L’épineuse question du choix des surveillants aussi se pose : ce ne sont pas tous ceux qui travaillent dans l’administration scolaire qui soient capables (physiquement, intellectuellement et moralement) de surveiller. Il y en eu qui n’avaient aucune connaissance de cette police ou règlement des examens. Cette année, un règlement des examens qui, pour la  première fois et la bonne cause, doit être portée à la connaissance des candidats depuis les salles de classe d’école avant même le jour des examens.

Voilà des décisions salutaires qui coupent l’argument des candidats pour la plupart, à savoir : ‘’Je ne savais pas’’. Tous, superviseur, chefs de centre et adjoints, surveillants et candidats, seront au même niveau d’informations.

Espérons que cette année, avec ces innovations, des examens plus propres et équitables seront organisés sur toute l’étendu du territoire.

Drissa Tiémoko SANGARE

(En encadré)

Quelques grandes lignes du règlement des examens

Le document comporte différentes parties : ce que le candidat doit faire, ce qu’il ne doit pas faire et ce qu’il doit savoir ainsi que les attributions des chefs de centre et des surveillants. Nous avons choisi quelques recommandations pour les candidats surtout.

Le candidat doit :

  • Présenter une pièce d’identité en cours de validité pour accéder à la salle d’examen ;
  • Etre en place trente minutes (30 mn) avant le début de la première épreuve de chaque jour…

Le candidat ne doit pas :

  • Apporter de téléphone portable (ou tout autre gadget électronique) au centre d’examen,
  • Entrer en salle avec serviette (sac), sous main, livres, feuilles. Tous les documents non autorisés seront déposés à la porte de la salle d’examen,
  • Communiquer avec un autre candidat au moment des épreuves,
  • Faire sortir ou sortir avec les sujets de la salle avant la fin de l’épreuve,
  • Etre en état d’ivresse…

Le candidat doit savoir que :

  • Tout candidat surpris avec un document non autorisé est un cas de fraude, l’intéressé est immédiatement expulsé de la salle et suspendu de la session en cours sans préjudice de poursuites judiciaires ;
  • Toute possession de téléphone portable en salle d’examen par un(e) candidat(e) est un cas de fraude, l’intéressé(e) est immediatement expulsé(e) de la salle et suspendu(e) de la session en cours  sans préjudice de poursuites judiciaires ;
  • Les cas d’indisciplines caractérisées (insultes, menaces, non respects des consignes…) portées à la connaissance du président de centre qui a latitude d’expulser le ou les auteurs…

 

Source : Ministère de l’éducation nationale

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