Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Le SNESUP en grève illimitée à partir du 1er décembre 2020

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Après l’exécution de ses grèves de 48 heures (le 3 et 4 novembre 2020) et 72 heures (les 10,11 et 12 novembre 2020), le Bureau Exécutif national du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (BEN-Snesup), a déposé un nouveau préavis de grève illimitée, le 16 novembre dernier. Ladite grève débutera, selon le secrétaire général du Ben-Snesup, Dr. Abdou Mallé, le 1er décembre 2020 s’il n’y a pas d’accord sur les doléances soumises aux autorités par les enseignants.

Dans son  message de revendication adressée aux autorités, le Ben- Snesup a appuyé que les enseignants du Snesup observent une grève illimitée à partir  du 1er  décembre 2020, si les points des revendications ci-dessous ne sont pas satisfaits.  Parmi eux, on note les points statutaires avec l’application de la grille plancher 1368 et plafond 3000 aux Enseignants-Chercheurs; l’application immédiate des articles 66 et 97 du Statut des Enseignants-Chercheurs en vue de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 02 ans de l’âge de la retraite pour les Professeurs/Directeurs de Recherche et les Maîtres de Conférences/Maîtres de Recherche; l’application immédiate de la prime de recherche conformément à l’article 34 du Décret N°2017- 0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs.

Ensuite, le SNESUP revendique les arriérés d’heures supplémentaires et  les tâches liées aux examens et la régularisation des salaires avec le payement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens des structures; le payement des heures supplémentaires dues aux enseignants permanents exclus de l’arrêté de payement de 2016-2017 et 2017-2018 à la FSEG; le rétablissement immédiat des retenues arbitraires opérées sur les salaires des doctorants de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et le déblocage des demandes de congés de formation; l’alignement immédiat des salaires des agents fonctionnaires de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou hiérarchisés le 1er octobre 2019; l’effectivité du payement des salaires des travailleurs contractuels de l’Institut d’Economie Rurale (IER) par la subvention de l’Etat.

En plus, le SNESUP demande le recrutement et la carrière, point sur lequel il exige l’intégration de 59 travailleurs contractuels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique dans la Fonction Publique issus des 502 et la gestion des dossiers des contractuels en instance, y compris ceux de 2015-2020; la hiérarchisation des Attachés de Recherche et des Assistants par la relecture de l’article 15 du Décret N°2017-0850/P-RM du 09 octobre 2017 fixant les modalités d’application du Statut des Enseignants-Chercheurs; l’affectation immédiate des Enseignants-Chercheurs recrutés en 2017 dans les hôpitaux; l’effectivité du fonds «Etudes et Recherche» pour les institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

En outre, ajoute la note, vient la gouvernance. Sur ce point, indique la note,  les enseignants  demandent l’effectivité de la régularisation de la situation administrative et financière des agents de l’Institut d’Economie Rurale (IER), du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), de l’Institut National de Santé Publique (INSP), de la FMOS/FAPH, de l’ENI-ABT; la délégation de pouvoir aux Directeurs des Instituts et aux Doyens des Facultés pour la gestion de leur part des ressources propres ; l’annulation de la décision de licenciement des agents du Centre Régional de Recherche Agronomique de Sotuba pour faits de grève; la signature du décret d’attribution de passeports de service aux enseignants-chercheurs.

Sur le  respect des cadres organiques des structures, souligne la lettre, le Snesup demande la nomination immédiate du nouveau Recteur de l’Université de Ségou et l’élection des Doyens, des Vice-Doyens et des Chefs de DER de cette université; la nomination du Vice-Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB); la nomination d’un Directeur Général Adjoint à l’Institut Pédagogique Universitaire (IPU), au Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) et à l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT); la nomination du Directeur Général Adjoint et des Sous Directeurs à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DGESRS); le respect du cadre organique complet du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST); la nomination d’un Directeur des Etudes à l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) et à l’Ecole Normale d’Enseignement Technique et Professionnel (ENETP); l’élection des Chefs de DER à l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé (INFSS) et à l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS).

Au niveau  des infrastructures et les équipements, le SNESUP exige l’acquisition de deux navettes de 52 places au profit des travailleurs du pôle universitaire de Kabala; la construction d’une cité des enseignants au pôle universitaire de Kabala; la construction et l’équipement de la bibliothèque universitaire centrale (BUC). Sur le point de la sécurité, le Snesup demande l’opérationnalisation du plan de sécurisation de l’espace universitaire; la sécurisation du patrimoine foncier des Universités, des Grandes Ecoles et des Institutions de recherche; l’attribution de blouses et de badges au personnel.

Hadama B. Fofana

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3 COMMENTAIRES

  1. Actuellement, il faut laisser ces enseignants gréver à leur guise jusqu’à la fin de la transition car de toutes les façons nous aboutirons à ça dans la mesure où ce régime de la transition n’aura pas de ressources nécessaires pour satisfaire ces revendications. Donc nous restons certains que nos établissements universitaires resterons fermés jusqu’après cette phase transitoire. Seuls le gouvernement post-transition aura les moyens de donner satisfaction à ces nombreuses revendications des différentes corporations socio-professionnelles. Vous enseignants devraient moins limiter vos différentes revendications étant donné qui y a seulement deux ans que l’état d’IBK vous a payé beaucoup d’émoluments pendant que les autres travailleurs non bénéficiaires de vos avantages n’avaient rien eux, c’est dommage pour vous enseignants du supérieur, vous êtes de réelles machines de revendications sans aucune limite. Nous sommes dans une situation où les universités privées devraient se séparer de celles du public car à cet stade les universités publiques prendrons en otage celles du secteur privé qui n’ont aucun intérêt à se mettre dans cette dynamique de grève sur grève, car elles font payer beaucoup d’argents par les parents des étudiants au cours de leur fonctionnement annuel, à ce titre, en acceptant ces grèves, c’est les universités privées qui perdrons. Nous sommes sûrs qu’à long terme, les universités privées se désolidariserons des caprices des universités publiques, cela est très envisageable très prochainement.

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