Grève à l’école : Quand le ministre Témé consulte les parents d’élèves

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«L’heure n’est plus à la tergiversation, mais à l’implication pour éviter le pire à l’école. Voilà le leitmotiv du ministre de l’Education nationale, Pr. Abinou Témé, qui a engagé une diplomatie tous azimuts auprès des acteurs de l’école pour amener les syndicats grévistes à reconsidérer leur position. Avec les parents d’élèves, le ministre Témé n’hésite pas à leur demander de voler au secours de l’école.

Depuis l’annonce de la grève perlée de 10 jours, qui a éclaté la semaine dernière dans l’espace scolaire, après un premier débrayage de 5 jours, dans l’intervalle d’une semaine, le ministre de l’Education nationale, Pr. Abinou Témé, a aussitôt rallumé l’option diplomatico-médiatrice pour pousser les syndicats grévistes à revoir leur copie, convaincu qu’il est qu’il y a toujours une place au dialogue sérieux et constructif pour sauver les meubles à l’école.

Selon nos sources, c’est cet esprit de médiation qui anime le ministre Témé et qui l’a poussé, coup sur coup, à rencontrer, dans le calme de son cabinet, la fédération nationale des parents d’élèves, ce vendredi 25 janvier, après avoir reçu successivement le Conseil supérieur de l’éducation; l’Association des élèves et étudiants et le président de la commission éducation de l’Assemblée nationale. A en croire les informations, à tous ces partenaires reçus, le ministre de l’Education, qui s’est refusé à la polémique stérile sur la nature des points revendicatifs, a demandé l’implication de tous pour régler, par le dialogue, les énormes problèmes de l’école malienne.

Avec les parents d’élèves, nous a-t-on rapporté, c’était le même esprit de dialogue qui a animé les discussions. Après avoir fait le tour des dix points revendicatifs présentés à la table de négociation par les syndicats d’enseignants, le ministre Témé a fait savoir qu’il veut que les parents d’élèves viennent à la rescousse de l’école, en ce sens que les négociations ont permis aux deux parties de s’accorder sur des points essentiels, à partir desquels, l’intérêt supérieur de l’école aidant, le mot d’ordre de grève pouvait être levé. De ce fait, a-t-il soutenu, en définitive, ce ne sont que deux points (qui ne relèvent pas du département de l’éducation nationale), qui ont constitué des points d’achoppement après des accords définitifs ou partiels obtenus; les grévistes eux-mêmes ayant perçu la nécessité d’évacuer d’autres points qui ne présentaient plus une grande pertinence.

“Nous faisons le tour auprès de nos partenaires, l’école étant une affaire à tous, pour crier secours et vous demander de vous impliquer pour faire sortir l’école de la mauvaise passe”. Ces mots du ministre Témé aux parents d’élèves, selon nos sources, ont provoqué l’effet d’une onde de choc chez les aînés qui ont tous autant qu’ils sont appréciés cette démarche participative du ministre Témé en faveur de l’école.

“Les problèmes sont brûlants à l’école”, a semblé répondre l’un des responsables de la Fédération nationale des parents d’élèves qui a soutenu que le ministre de l’Education nationale mérite d’être soutenu dans ses efforts de redressement, en ce sens qu’il a, pour cela, une vision claire et une approche claire de ce qui lui attend, en termes de réformes à l’école.

“Les temps sont différents et aujourd’hui, on a l’impression que certains se plaisent à maintenir l’école dans la crise. Cela ne peut pas continuer, car l’école est l’avenir de nos enfants et celui du pays”, a clamé un autre qui n’a pas hésité, lui, à pointer un doigt accusateur sur l’Etat lui-même qui n’applique pas la rigueur de la loi sur les grévistes, en dépit du caractère opportun et légal des mesures préconisées du fait de la grève.

En tout cas, selon nos sources, les parents d’élèves ont promis au ministre Témé de s’impliquer, le plus rapidement possible pour ramener l’accalmie à l’école, puisque mieux édifiés sur la réalité des choses. Pour cela, à en croire les informations, les parents d’élèves ont décidé, pour joindre la parole à l’acte, de rencontrer, dès ce samedi 25 janvier, au sein du ministère de l’Education, les différents syndicats d’enseignants en vue d’engager avec eux des discussions franches et objectives pour apaiser la tension.

La détermination des parents d’élèves est d’autant plus grande à reprendre le dialogue constructif avec les syndicats, après avoir été reçus par le ministre Témé, qu’ils sont convaincus que les grèves perlées constituent “un frein au développement du pays et à l’entente sociale”.

Si les parents d’élèves ont affirmé qu’ils ont pour vocation à défendre l’école et à accompagner les efforts du ministre Témé pour une école plus performante, ce dernier, même admiratif de l’engagement des aînés pour l’école, a dit continuer la médiation tous azimuts qu’il a entamée auprès des partenaires. Et cela, jusqu’à ce que les esprits se calment et que l’école retrouve une certaine bonne entente pour permettre aux enfants de s’y épanouir.

Pourvu que ça continue…

Oumar KONATE

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