Journée mondiale de l’eau : l’édition 2026 met l’égalité au cœur des débats
La Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars de chaque année. En partenariat avec WaterAid, le ministère de l’Énergie et de l’Eau a lancé les activités prévues dans le cadre de l’édition 2026. C’était lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 17 mars à l’hôtel de l’Amitié de Bamako.
« L’eau, source d’égalité ». Tel est le thème mondial de l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’eau. « Ce thème vise à faire en sorte que l’égalité entre les hommes et les femmes soit prise en compte dans la gestion des ressources en eau », a indiqué Sékou Diarra, directeur national de l’Hydraulique, représentant du ministre de l’Énergie et de l’Eau à la conférence de presse. Selon lui, l’eau est le plus souvent utilisée par les femmes, mais les décisions sont prises sans elles.
Aux dires de Sékou Diarra, l’eau est une ressource cyclique mais limitée. Même si plus de 70 % du globe est couvert d’eau, seulement 2,8 % correspond à de l’eau douce destinée à la consommation. Cette réalité fait de l’eau une ressource précieuse dont la gestion repose sur des normes et des principes reconnus de tous. Ainsi, la révision du Code de l’eau est en cours. Par ailleurs, une brigade spéciale des mines est en cours de création pour lutter contre la pollution des cours d’eau par les orpailleurs.
« L’accès à l’eau potable est un droit constitutionnel au Mali », a souligné Boureima Tabalaba, directeur exécutif de la Coalition nationale de la Campagne internationale pour l’eau potable et l’assainissement (CN-CIEPA). Selon lui, cette reconnaissance constitutionnelle a des implications juridiques importantes : l’État et les collectivités peuvent être traduits en justice. Pour éviter d’en arriver là, M. Tabalaba estime que « reconnaître, c’est bien, mais appliquer la loi, c’est mieux ».
Prenant la parole au nom des partenaires, Ali Sow, directeur des programmes à WaterAid Mali, a attiré l’attention sur l’échéance des ODD dans trois ans. L’accès universel à l’eau potable reste un défi qui nécessite la mobilisation de tous. Dans le contexte géopolitique actuel, il reconnaît que la mobilisation des financements constitue un défi majeur. Un autre levier important pour atteindre les objectifs est, selon lui, l’harmonisation des données du secteur afin de favoriser une action commune efficace.
Plusieurs activités sont au programme de l’édition 2026 de la Journée mondiale de l’eau au Mali. Ainsi, le samedi 21 mars, au Palais de la culture, une activité culturelle et sportive réunira les piroguiers du fleuve Djoliba. Le dimanche 22 mars, la cérémonie officielle de célébration de la Journée mondiale de l’eau se tiendra au CICB, sous le haut parrainage du président de la Transition.
La journée du dimanche sera marquée par la finale du concours d’éloquence sur l’eau, des panels de discussion ainsi que des stands d’exposition consacrés aux savoir-faire dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.
Mamadou TOGOLA/maliweb.net