Affaire Moctar Simpara/Commerçant au marché Bomboli : La complicité tacite du maire Youssouf Coulibaly

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    Le Sieur Moctar Simpara, né vers 1961 à Banamba,  commerçant domicilié à Djélibougou, sous couvert de son avocat Me Bakary Nekefolo Diarra, a assigné Karamoko dit Boubacar Mallé, Adama Samaké, Séni, Mme Maimouna Traoré du marché Bomboli en commune II du District de Bamako, devant le tribunal de commerce de Bamako en réparation de préjudice.

    Dans la demande d’assignation des personnes interpellées, il ressort que suite à un contrat de bail avec construction d’un immeuble et à un contrat de bail avec promesse de vente, la maire de la commune II du District de Bamako a autorisé le requérant Moctar Simpara à édifier des hangars, des boutiques et des magasins au marché Bomboli, sous les copies des contrats : N° 013/A3/MCII-DB du 19 mai 2011, contrat avec promesse de vente N° 044/M.CH-DB, contrat de bail avec promesse de vente N°053/M.CH-DB du 16 mai 2008.

    On note dans la demande d’assignation que le requérant, Moctar Simpara, a édifié plusieurs hangars, plus de 500 et des magasins au marché Bomboli. Que le requérant Moctar Simpara précise que conformément au plan de lotissement approuvé par décision N°041 du 24/05 /2007, il a été implanté ses ouvrages à usage commercial ou artisanal. Que malheureusement depuis la réalisation de ses ouvrages qui ont coûté plus de 200.000.000 de Fcfa d’investissements, les magasins et hangars restent désespérément vides malgré plusieurs avis des autorités communales en vue de l’installation des commerçants et des commerçantes.

    Que pire, d’autres commerçants qui ont la volonté d’investir sur le site en sont empêchés par un groupe d’individus incités par les personnes connues, à entretenir le désordre et la violence nuisible à toutes activités et promotion commerciale. Les chefs coutumiers, les chefs de quartiers, le président dudit marché ont vainement tenté de rétablir l’ordre, le calme et la sérénité pour que les activités commerciales puissent démarrer. Et que le laxisme, la complaisance des autorités communales et la très mauvaise foi des personnes connues sont la cause de cette situation qui a assez perduré. Qu’il résulte pour l’exposant Moctar Simpara et d’autres commerçants d’immenses préjudices dont la réparation requiert une décision de justice énergique.

    Selon la présidente du marché Bomboli, Maïmouna Traoré, le problème qui oppose le marché de Bomboli à M. Simpara vient en tout premier lieu du maire de la commune II du District de Bamako, en la personne de Youssouf Coulibaly. «C’est Bomboli Niaré qui nous a donné ce marché. Il n’a jamais été question de lui payer quoi que ce soit. Mais quand Youssouf Coulibaly a exigé le paiement des taxes, le maire de l’époque, Moussa Badoullaye, a eu l’initiative de chercher et de trouver un financement avec des partenaires étrangers pour construire le marché, à hauteur de 300 millions de Fcfa», a-t-elle dit.

    Avant de poursuivre : «Il fallait donc trouver des gens pour la construction, mais nous nous étions mis d’accord que la toiture soit en tôle. Cependant, ceux qui ont bénéficié du marché de construction, Moctar Simpara et Dramane Kouma, n’ont pas respecté les modalités de construction et le délai imparti. À notre grande surprise, M. Simpara a fait des constructions en béton. En plus, il a demandé aux gens de s’adresser directement à lui pour le remboursement des frais de construction. Voilà d’où vient le paradoxe. Nous pensons que la mairie, sous l’égide du maire Youssouf Coulibaly, veut, au lieu de construire notre marché avec le financement gagné au temps de feu le maire, Moussa Badoullaye, est en train de nous conduire directement à l’abattoir. Avant d’être intentés en procès par le Sieur Moctar Simpara, nous avons approché le maire Youssouf Coulibaly pour lui rappeler les clauses du contrat de construction du marché, car les modalités de cession aux espaces aménagés sont au-delà de nos moyens. Alors nous comprenons dont que c’est une façon pour M. Simpara de nous faire partir du marché, alors qu’il n’a jamais été question de lui payer quelque chose. «Si j’ai bonne mémoire, nous avons quand même 300 millions Fcfa pour la construction du marché.  Autrement dit, que le maire nous dise où sont passés nos 300 millions Fcfa», exige la présidente du marché Bomboli, Maïmouna Traoré.

    Gabriel TIENOU

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