C''est arrivé samedi dernier à Mountougoula : Pour une femme, un jeune homme de 19 ans poignardé à mort

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    Pour avoir courtisé la femme d”autrui, Benoît Loua, âgé de 19 ans, a été battu et poignardé à mort. Le crime s”est déroulé à Mountougoula, un village situé à une trentaine de kilomètres de Bamako. La Brigade de gendarmerie de Baguinéda, localité dont relève Mountougoula recherche toujours les présumés coupables.

    Les histoires d”amour extraconjugales se terminent très souvent par un drame. C”est le cas pour Benoît Loua, qui vient de perdre la vie précocement pour ce qu”il est convenu d”appeler une " histoire de femme ".

    Agé de 19 ans, Benoît est le fils de Pépé Loua Jérôme et de Assitan Ouattara dite Badiollo, tous habitants de Mountougoula, un village situé à quelques kilomètres de Bamako. Le jeune Benoît fréquentait la classe de 9ème année de l”école fondamentale de la localité. Dans cet établissement, il fit la connaissance de Mariam Doumbia, qui était dans la même classe que lui. Les deux adolescents, de fil en aiguille, nouèrent des relations amoureuses. Mais Mariam était une femme mariée, à un certain Bourama Diarra. Leur relation prit une telle ampleur que tout le village était au courant. Les parents de Benoît étaient contre cette liaison et avaient même appelé le mari de Mariam Bourama l”en informer.

    Très humilié par cette situation, Bourama avait juré de se faire justice et en était même arrivé à dire à Mariam qu”il allait, un jour, tuer Benoît. Le mercredi 7 mars dernier, Bourama a été surpris par la maman de Benoît, Assitan Ouattara, chez elle aux environs de 3 heures du matin. Il déclara qu”il était venu chercher sa femme, mais, ce soir-là, elle n”était pas avec Benoît. 72 heures, après, plus précisément dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 mars, Benoît fut assassiné dans sa chambre à coucher. Sa mère était inquiète car elle n”avait pas encore vu son fils dans la cour de la concession à huit heures du matin.

    Finalement, elle s”est décidée à taper à la porte de la chambre de Benoît. Celle-ci était fermée à clé. La famille fut obligée de défoncer la fenêtre et la porte du local, pour découvrir le corps sans vie et ensanglanté du jeune homme.

    Informés, les éléments de la Brigade de gendarmerie se sont transportés sur les lieux afin de constater les faits. Une enquête a été ouverte pour retrouver le ou les assassin(s).

    Le suspect N°1, un certain Dramane Diarra, n”est autre que le cousin de Bourama Diarra. Lorsque les gendarmes mirent la main sur Dramane et voulurent lui montrer le corps de Benoît, gisant dans sa chambre, il voulut fuir. Il a été arrêté et conduit à la brigade. Mais il se trouve être le fils d”un garde en poste à Sikasso.

    Entre-temps, Bourama Diarra, qui avait quitté le village vers minuit et dont on ne savait où il se trouvait, a téléphoné à la gendarmerie pour déclarer que c”était lui qui avait assassiné Benoît et qu”il fallait donc libérer Dramane. Sans avoir mis la main sur Bourama, la gendarmerie a finalement relâché Dramane. Arrêtée un temps, Mariam a été elle aussi relâchée.

    La famille de Benoît n”a plus grand espoir de voir son meurtrier appréhendé dans le village. Elle a donc saisi le procureur de Kati pour tirer au clair cette affaire, car elle fait confiance à la justice. Le pauvre Benoît a été enterré le samedi 10 mars aux environs de 19 heures.

    Affaire à suivre…

    Alou B HAIDARA

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