Wanted ! : Un serial killer en cavale !

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    Alassane Camara est un serial killer d’un genre très spécial. Il cible et abat à bout portant ses victimes  parmi les cœurs à prendre,  ceux de ces naïves dames en quête d’un mari. L’arme fatale de ce bourreau des cœurs est sa langue mielleuse qui ne laisse à ses victimes que désillusions. Le séducteur en série, dont la liste des victimes ne cesse de s’allonger, se fait passer pour un ex-international de football – avez-vous jamais entendu parler de lui ? Moi, non ! Dans cette audio illustrée par la photo de son bourreau qui a fait le tour des réseaux sociaux, voici le témoignage d’une de ses victimes abattue dans la ville de Fana. A la fois un appel au secours et une mise en garde pour ses futures proies.

    «Salut à tous ! L’homme que voici en image s’appelle Alassane Camara, un ancien joueur des Aigles du Mali. J’habite  Fana en face de Sodiès – station service, ndlr. Il venait régulièrement acheter des médicaments chez moi et me taquinait de temps en temps. Un jour, il m’a demandé si j’étais mariée. Non ! Lui ai-je répondu. Un beau jour, il dépêcha chez moi un voisin, Seybou, pour prendre mon numéro car il envisagerait de m’épouser, ayant semble-t-il perdu sa femme. Avant de me contacter ce dernier lui signifia qu’il ferait sa commission à une seule condition : s’il est sincère car je suis comme une grande sœur pour lui. C’est ainsi qu’il eut mon numéro et m’a appelée. Je lui ai donné rendez-vous, il est venu à la maison et nous en avons discuté.

    Au cours de nos échanges, il m’a confié qu’il ne joue plus au football. A ses dires, il s’est marié une première fois. Sa femme étant décédée, il en prit une seconde qu’il a dû divorcer pour incompréhension. Il n’a plus de femme et n’attendrait que mon accord pour m’épouser. Je lui ai accordé le feu vert. Nous avons de nouveau échangé de sorte à mieux nous comprendre une fois en couple s’est dit ce que l’un aime ou pas ? C’est ainsi qu’il envoya les premières colas.

    Comme convenu, les choses n’ont pas tardé. La date du mariage religieux fut fixée pour un vendredi. La veille, jeudi, il est venu me voir pour lui prêter 100 000 FCFA, afin de préparer l’accueil de ses parents qui viendraient de Bamako. Pour me convaincre, il m’a dit que son grand frère lui a donné 100 000 FCFA via son ‘’frère jumeau, Fousséiny’’, qui devrait lui remettre cette somme. Aussi appela –t-il ce dernier pour me le confirmer. Comme il devait  me restituer l’argent le lendemain vendredi, jour du mariage, je suis allée le prendre avec la présidente de notre tontine pour le lui donner. Il a emprunté la moto de ma fille pour le remettre à son préposé pour l’organisation de la cérémonie. Le jour J, il est revenu prendre la moto de ma fille sous le prétexte d’aller accueillir ses hôtes qui commencent à arriver car la célébration était prévue à 16 heures. Puis il a pris mon téléphone androïde dans lequel il a mis sa puce pour faire un appel vidéo avec son fils censé résider en France. Il m’a remis son petit téléphone en attendant.

    *je ne l’ai plus revu depuis. A 16 heures, notre vestibule était plein à craquer. Il était impossible de le joindre. Il était sur répondeur. Sa fille ‘’balimamousso kountigui’’ nous a dit l’avoir appelé en vain, elle aussi. Cette dernière me proposa de nous rendre le lendemain chez lui à Bamako pour savoir ce qui a pu se passer. Une fois sur place et accueillies par son grand frère, notre grande fut notre déception, car celui-ci nous apprit qu’il n’en était pas à une escroquerie près car c’est son activité favorite. Lui-même aurait remboursé plus de 2 millions à certaines de ses victimes et d’autres pleurnichaient toujours sur leur sort.

    Je demande à tous de m’aider à le faire prendre pour que je puisse récupérer mes affaires. C’est l’espoir d’être dans un foyer au regard de mon âge avancé que j’avais cru en ce plaisantin, qui n’est ni plus ni moins qu’un  voleur, un criminel.»

    Moussa Diarra

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