Mouvements coopératifs d’habitat au Mali : L’Acte OHADA expliqué aux sociétaires

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La Confédération nationale des sociétés coopératives d’habitat du Mali « CONASCOH-Mali » COOP.CA a organisé, le dimanche 24 Avril 2016, une Assemblée générale à l’école Mamadou Konaté pour échanger avec les membres de l’union des sociétés coopératives d’habitat du district de Bamako sur les nouvelles dispositions qui confèrent l’acte OHADA en vue d’une meilleure appropriation des membres de l’Union. La rencontre était présidée par le président de « CONASCOH-Mali » COOP.CA, Moussa Koné en présence des membres des sociétés coopératives d’habitat du district de Bamako.

Après les rencontres avec les coopératives d’habitat des Communes VI, II et l’UCOOCIMA-BTP, la conférence communale de la Commune III du district de Bamako avait pour objectifs, entre autres, de manifester leur attachement à l’acte OHADA relatif au droit des Sociétés Coopératives et faire part, de toute leur disponibilité d’œuvrer à sa vulgarisation pour une meilleure appropriation des dispositions de cet acte novateur de l’Economie sociale et solidaire. Selon le président de « CONASCOH-Mali » COOP.CA, Moussa Koné ladite rencontre a été motivée par le souci de sa confédération de jouer pleinement son rôle dans la vulgarisation de l’acte OHADA qui régie désormais les sociétés coopératives dans l’espace UEMOA.  Donc, dira-t-il, il était nécessaire d’échanger avec les sociétaires pour leur expliquer les nouvelles dispositions de l’acte OHADA par rapport à la loi n°01-076 du 18 novembre 2001. A l’en croire, la vulgarisation de l’acte OHADA permet de mettre fin au cumul des mandats c’est-à-dire le président à la base ne peut pas être à la fois le président de l’Union encore moins le président de la Confédération. Concernant les dispositions comptables et financières, a-t-il dit, elle permet aussi d’asseoir une comptabilité saine au sein de l’Union. « Il faut que la coopérative soit à mesure de produire un rapport à la fin de chaque activité financière à l’autorité compétente qu’est le Développement Social et de l’Economie Solidaire. », a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’il s’agit aussi de donner de larges informations sur les deux formules retenues à savoir : les coopératives simplifiée avec un bureau de cinq membres pour les petites coopératives ; les coopératives avec le conseil d’administration avec un bureau maximum de 17 personnes. Selon M. Koné, il faut également solliciter le premier ministre pour faire bénéficier aux coopératives une dérogation par rapport à la suspension de l’attribution de parcelle, déposée à son Cabinet depuis le 11 Avril 2016 et l’intégration de la CONASCOH au dispositif de l’économie sociale et solidaire.

Moussa Dagnoko

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