Du vendredi 13 au vendredi 20 novembre 2015 : Et si Paris et Bamako partagent en commun le butin du terrorisme ?

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Peu de personnes ont cru que ce qui est arrivé aux  Français arriverait aux Maliens. Beaucoup pourraient spéculer sur les raisons de cette attaque de l’hôtel Radisson Blu. Mais  ici on voudrait bien attirer l’attention des uns et des autres sur le soutien dont ont bénéficié  les terroristes pendant qu’ils préparaient  leur forfait ici à Bamako. Où s’étaient-ils installés ? Qui les logeaient et qui leur a servi de guide et d’orientation ?

La plus grande surprise viendrait du moyen utilisé par certains terroristes. Mais venons-en aux éventuels soutiens qu’ont eus les terroristes à Bamako pour préparer leurs forfaits. Ce fait évoque le scénario de la terrasse. Qui et qui auraient offert  le  cadre pour abriter ces malfaiteurs, pour quelle somme d’agent ? A l’analyse, pourrait-on faire disculper les réseaux islamistes présents à Bamako  et  connus presque de tous ? Et que dire de ces stations radiophoniques encore connues qui  feraient presque l’apologie  du radicalisme religieux? Ceux qui tiennent le discours  du radicalisme, qui le financent, ne se cachent  plus à Bamako pour le faire. Que dire  des structures et des ONG qui financeraient le radicalisme, mais qui sous le couvert de la religion, exhibent des actions humanitaires ? Pour s’en convaincre, on voit un peu partout dans les communes de Bamako et même à l’intérieur  du pays, des « réalisations humanitaires » suspectes de certaines de ces ONG. Personne ne dit mots. Pourquoi ? On aurait aimé entendre les déclarations de condamnation de certains leaders religieux, malheureusement ce ne fut pas le cas. Ce qui du coup pourrait maintenir le doute sur un possible soutien de ces leaders aux terroristes. Quels genres de soutiens leur auraient-ils accordés ? Une sérieuse recherche devrait permettre certainement d’établir les faits et situer les responsabilités.

Le bon sens en ces temps, impose le courage pour chaque malien d’interroger les pratiques religieuses peu orthodoxes et étrangères  en cours actuellement au Mali.

J. DJIRE

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