Les pays du G5 Sahel s’inquiètent des 30 mille hommes armés qui combattaient en Libye

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Les 5 pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso) ont exprimé leur inquiétude le vendredi dernier à propos des 30.000 hommes, fortement armés qui combattaient en Libye et qui doivent être évacués, suivant l’accord de paix signé en Libye. Une situation que ces pays considèrent  comme une menace pour eux. 

Cette inquiétude avait été formulée le vendredi dernier, dans le communiqué final de la conférence du G5 Sahel par visioconférence auquel a participé le président français Emanuel Macron.

Selon ce communiqué final, la situation dans la région du Sahel est de plus en plus menacée par des activités terroristes eu égard aux conséquences probables de la demande des nations unies du retrait des mercenaires armés se trouvant en Libye.

Le communiqué a salué la décision du conseil de sécurité des nations unies (2570) approuvée en avril dernier à propos de la réconciliation libyenne, tout en exprimant la profonde inquiétude des dirigeants du Sahel an l’absence d’un plan de retrait des mercenaires étrangers du pays.

Le communiqué ajoute que ces mercenaires sont estimés à 30.000 combattants fortement armés, précisant que leur retrait sans un plan clair aura des conséquences sur la sécurité des 5 pays du Sahel et la sous-région.

La deuxième conférence internationale de Berlin consacrée à la Libye, dans son communiqué final, avait insisté sur l’importance du retrait sans retard du territoire libyen des forces étrangères et les mercenaires. Un dossier  lié essentiellement à deux pays : la Russie et le Turquie.

Le ministre allemand des affaires étrangères, lors du sommet de Berlin avait dit qu’il y avait une entente entre les deux parties, la Russie et la Turquie, à propos du retrait des mercenaires et des combattants étrangers, qui ne peut se faire que de manière progressive.

Le vice-ministre russe des affaires étrangères a déclaré le samedi dernier que son pays n’engagera pas des négociations à propos du retrait des mercenaires étrangers ni avec la Turquie ni avec un autre pays.

Selon le vice-ministre russe, le retrait des mercenaires est de la responsabilité de la Libye, ajoutant que si cette opération devait intervenir, les combattants étrangers devaient quitter le pays de manière concomitante.

Les divergences des points de vue des différentes parties internationales à propos d’un retrait des mercenaires de la Libye inquiètent les pays du Sahel qui ont demandé aux nations unies et à la Libye de mettre en place un plan pour le retrait des milices étrangères armées en insistant particulièrement sur la sécurisation des frontières des pays du Sahel lors du retrait des combattants étrangers.

Youssouf Konaré

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