Lutte contre le terrorisme au Mali : L’argent, la radicalisation des jeunes, et la crise d’identité !

La lutte contre le terrorisme exige nécessairement la compréhension de ses causes profondes d'abord, ensuite trouver les remèdes obligatoires à ces « maladies », car « prévenir vaut mieux que guérir ».

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Autrement, la lutte contre le terrorisme doit, pour être efficace, se placer sur le terrain de la lute contre les causes du terrorisme. A cet égard, il faut comprendre les souffrances et le désespoir des pauvres, respecter la dignité humaine, la tolérance et mettre en pratiques les principes des conventions des droits de l’homme, notamment la démocratie et le partage des richesses.

Il faudrait apprendre aux enfants à « célébrer la diversité culturelle».  La plupart des problèmes d’aujourd’hui, sont enracinés dans des crises d’identité.  La mobilité accrue des personnes et des idées au-delà des frontières, les révolutions de l’information et de la communication, et la mondialisation ont délocalisé, élargi et multiplié les identités.  La culture, a-t-elle cependant fait observer, est une source d’identité, d’appartenance, de citoyenneté, d’équité et de participation. Le pouvoir de l’enseignement, et les valeurs de compassion, de convivialité, d’hospitalité, de fraternité
et de solidarité.  Pour lutter efficacement contre la menace de la radicalisation, il faudrait s’attaquer aux causes socio-économique qui sont souvent à l’origine de la marginalisation des jeunes.  Il faudrait également prendre des mesures pour préparer les jeunes à devenir des adultes productifs, à travers notamment l’éducation, l’apprentissage, la création d’emplois et la promotion de l’entreprenariat. Les gouvernements doivent faciliter la participation des jeunes à la vie et au discours public. L’Etat doit aussi aider à créer un environnement libre et sain sur Internet car les médias sociaux et Internet servent de vecteurs de radicalisation des jeunes. Il faut que, les jeunes comprennent qu’ils ont le droit de participer au processus de prise de décisions et qu’ils soient encouragés à le faire.  Il faudrait également trouver des mécanismes innovants, via Internet et les médias sociaux, pour « remplacer les messages de haine par des messages d’espoir».  Les organisations de la société civile doivent être renforcées, de même que les partenariats avec le secteur privé.  L’Etat doit aussi voir sa politique d’emploi des jeunes qui devraient pouvoir obtenir un emploi décent pour avoir un but dans la vie, Il est clair aussi qu’il s’agit pour la plupart de jeunes qui n’ont pas forcément d’attaches familiales et professionnelles fortes.
Rien ne les retient dans leur pays, et ils aspirent à participer à l’édification d’un Etat islamique et à venir en aide à une population opprimée à laquelle ils s’identifient par la religion. D’autres partent également parce qu’ils recherchent l’aventure et le besoin de mourir en martyr pour une cause qui les animent, à savoir la défense d’une religion qu’ils considèrent comme étant unique et légitime.

Nouhoum Traoré

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1 commentaire

  1. sans doute que tous ces jeunes qui passent leurs journées a ne rien faire ,si ce n’est le grin en prenant le thé avaient du travail avec un salaire décent qui leur permette de faire vivre une famille ,ne se lançeraient pas dans la radicalisation qui pour eux n’est qu’un pis aller 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 le gouvernement ne fait rien ,mais c’est lui qui va en subir les conséquences ……………………..avant le peuple malien qui lui n’y est pour rien 👿 👿

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