Carnet de voyage : Axe Bamako-Conakry Entre monts et vallées!
Prévu pour six heures du matin, le 13 mai 2025, c’est finalement à 8 heures 30 minutes que commença notre déplacement de Bamako à Conakry.

Nous constituons alors un convoi de trois véhicules tout terrain qui arriva, une heure plus tard, à la frontière entre le Mali et la Guinée précisément à Kourémalé. Véhicules et passagers se soumettent à des contrôles de routine à la Police de l'immigration dans la partie malienne. Avec nos cartes biométriques, nous sommes soumis à un enroulement physique pour vérifier leur véracité. Après, nos véhicules sont égalemnt soumis à une fouille physique.
A dix heures temps universel, nous avons franchi la frontière malienne pour se retrouver en territoire guinéen, cette fois-ci en Kourémalé-Guinée. Où nous présentions aux forces de sécurité frontalières nos documents de voyage pendant que nos véhicules s'acquittent du paiement d'un laisser-passer afin de pouvoir circuler librement en territoire guinéen. Les douaniers guinéens exigent à chaque véhicule le paiement de cinq mille francs FCFA ou 80000 F Guinéen. À la sortie de la ville de Kourémalé-Guinée, nous sommes rentrés à la Police des frontières où les agents contrôlèrent la validité de nos documents de voyage (passagers comme véhicules). Nous y avons encore perdu une trentaine de minutes (lourdeur administrative).
Puis nous nous dirigeâmes sur Siguiri, la première ville guinéenne située dans une plaine parsemée de plusieurs cours d’eau. Vers quatorze heures, nous rentrons dans la ville de Siguiri. Où nous campons dans une station d’essence pour pouvoir déjeuner et effectuer la prière du Zourh. Nous y perdons plus de deux heures de temps. C'est vers seize heures que nous reprendrons notre périple. A partir de Siguiri, nous circulons dans une plaine marécageuse de part et d'autre de la route située sur une digue. Le paysage y est très arboré et pittoresque. A Siguiri, les cours d'eau se succèdent dans la ville comme à la sortie.
A la sortie de Siguiri, après avoir traversé un pont sur le fleuve Bafing, notre convoi a pris la destination de Kankan, située à 120 kms. Au cours du périple, on a traversé un pont sur le fleuve Niger à Djélibakoro (une petite localité). Nous continuions notre route en traversant des plaines jusqu’à Kankan. Après une brève rentrée dans la ville pour faire le plein de nos véhicules, nous nous dirigeâmes sur Kouroussa, distante de 83 kms. A 30 kms de la ville de natale de l’écrivain Camara Laye, on traverse à nouveau le fleuve Niger. Mais juste à l'entrée de la ville de Kouroussa, on traverse le fleuve Kouroussa. C’est à 20 heures que l’on est arrivé dans l’ancienne résidence de feu le Général Sory Doumbia, Un Haut dignitaire guinéen. C’est une très vaste et belle bâtisse. Nous y passâmes la nuit.
Tôt le matin-précisément à 6h30 mn- nous quittons Kouroussa pour arriver à Dabola à 155 kms. A 45 kms de Dabola, on traversa le fleuve Tinkisso à Toumania. De Dabola, on emprunta une route très serpentée et montagneuse avec des pentes très importantes pour converger vers la ville de Mamou, à une centaine de kms. Les petites agglomérations de Timbo et Doun sont des étapes du trajet.
Notre délégation rentre à Mamou vers 11h 50 mn. Dans cette ville du Fouta, on observa une petite pause pour prendre le petit déjeuner. Mais avant de rentrer à Mamou tout comme à l’intérieur de la ville, nous circulions sur des hauteurs. Car la ville est située sur de hautes montagnes et ses flancs. Nous y sommes tombés sur un embouteillage qui nous a coûté une vingtaine de minutes d'arrêt. Au cours de la traversée de la ville, on pouvait contempler des maisons alignées sur la colline et au bas. Partout, on rencontre des ravins à un côté du goudron ou de part et d'autre. Avant Kindia, on traverse la petite ville de Linsa.
Arrivés à Kindia-dans le pays Soussou- autour de 14 h 30 mn, nous nous dirigeâmes rapidement sur Conakry distante de 135 kms. A 16h30, on arrive à Coyah, une ville située à environ 50 kms de Conakry. Déjà, on est confronté à un embouteillage monstre qui dura plusieurs minutes sur une deux voies aller-retour qui traverse la ville sur Maneah. On passe sous un échangeur et on arrive à Tomboliah, Sangoyah, Matoto, toujours sur le même boulevard jusqu'au quartier Gbessia où l'on retrouve l'aéroport international du même nom. Il jouxte le camp militaire mythique Alphayaya. Nous sommes donc désormais à Conakry. Mais c’est finalement en début de nuit après un long embouteillage que nous arrivâmes à l’hôtel, situé au quartier Kirouti, où nous avons résidé. Mais après, votre serviteur que je suis est allé occuper un appartement meublé de deux chambres-salon au quartier résidentiel très chic de Kippé. Cet appartement est dans un immeuble de quatre niveaux qui appartient à notre ami Diaby qui fait gracieusement fait loger. Qu’il en soit remercié par Allah ! Notre séjour de deux semaines fut très agréable ! Vivement un autre !
Gaoussou Madani Traoré
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