Carnet de voyage : Axe Bamako-Conakry Entre monts et vallées!

Prévu pour six heures du matin, le 13 mai 2025, c’est finalement à 8 heures 30 minutes que commença notre déplacement de Bamako à Conakry.

29 Août 2025 - 11:25
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Carnet de voyage : Axe Bamako-Conakry Entre monts et vallées!

Nous  constituons alors un convoi de trois véhicules tout terrain qui arriva, une heure plus tard, à la frontière entre le Mali et la Guinée précisément à Kourémalé. Véhicules et passagers se soumettent à des contrôles de routine à la Police de l'immigration dans la partie malienne. Avec nos cartes biométriques, nous sommes soumis à un enroulement physique  pour vérifier leur véracité. Après, nos véhicules sont égalemnt  soumis  à une fouille physique.

A dix heures temps universel, nous avons franchi la frontière malienne pour se retrouver en territoire guinéen, cette fois-ci en Kourémalé-Guinée. Où nous présentions aux  forces de sécurité frontalières nos documents de voyage pendant  que nos véhicules s'acquittent  du paiement d'un laisser-passer afin de  pouvoir circuler librement en territoire guinéen. Les douaniers guinéens exigent à chaque véhicule le paiement de cinq mille francs FCFA ou 80000 F Guinéen. À  la sortie  de la ville de Kourémalé-Guinée, nous sommes rentrés à la Police des frontières où les agents contrôlèrent la validité de nos documents de voyage (passagers comme véhicules). Nous y avons encore perdu une trentaine de minutes (lourdeur  administrative).

Puis nous nous dirigeâmes sur Siguiri,  la première ville guinéenne située dans une  plaine parsemée de  plusieurs cours d’eau.  Vers quatorze heures, nous rentrons  dans la ville de Siguiri. Où nous campons dans une station d’essence  pour pouvoir déjeuner et effectuer la prière du Zourh. Nous y perdons plus de deux heures de temps. C'est vers seize heures  que nous reprendrons notre périple. A partir de Siguiri,  nous circulons dans une plaine marécageuse de part et d'autre de la route située sur une digue. Le paysage y  est très arboré et pittoresque. A Siguiri, les cours d'eau se succèdent dans la ville comme  à la sortie.

A la sortie de Siguiri,  après avoir  traversé un pont sur le fleuve Bafing, notre convoi a pris la destination de Kankan, située  à 120 kms. Au cours du  périple, on a traversé un pont sur le fleuve Niger à Djélibakoro  (une petite localité).  Nous continuions notre route en traversant des plaines jusqu’à Kankan. Après une brève rentrée  dans la ville pour faire le plein de nos véhicules,  nous  nous dirigeâmes  sur Kouroussa, distante de 83 kms.   A 30 kms de la ville de natale de l’écrivain Camara Laye, on traverse à nouveau le fleuve Niger. Mais juste à  l'entrée de la ville de Kouroussa, on traverse  le fleuve Kouroussa. C’est  à 20 heures que l’on est arrivé dans l’ancienne résidence de  feu le Général Sory Doumbia,  Un Haut dignitaire guinéen. C’est une très vaste et belle bâtisse. Nous y passâmes  la nuit.

‎Tôt le matin-précisément  à 6h30 mn- nous quittons  Kouroussa  pour  arriver  à Dabola à 155 kms. A 45 kms de Dabola, on traversa  le fleuve Tinkisso  à Toumania. De Dabola, on emprunta  une route très serpentée et montagneuse avec des pentes très importantes  pour converger vers la ville de Mamou, à une centaine de kms. Les petites agglomérations de Timbo et  Doun  sont  des étapes du  trajet.

‎Notre délégation  rentre à Mamou vers 11h 50 mn.  Dans  cette  ville du Fouta, on observa une petite pause pour  prendre le petit déjeuner.  Mais avant de rentrer   à Mamou tout comme à l’intérieur  de la ville, nous circulions sur des hauteurs. Car la ville est située sur de hautes  montagnes et ses flancs. Nous y  sommes tombés sur un embouteillage qui nous a coûté une vingtaine de minutes d'arrêt. Au cours de la traversée de la ville, on pouvait contempler des maisons alignées sur  la colline et au bas. Partout,  on rencontre des ravins à un côté du goudron ou de part et d'autre. Avant Kindia, on traverse la  petite  ville de Linsa.

‎Arrivés à Kindia-dans le pays Soussou- autour de 14 h 30 mn, nous nous dirigeâmes rapidement sur Conakry distante de 135 kms. A 16h30, on arrive à Coyah, une ville située à environ 50 kms de Conakry. Déjà, on est confronté à un embouteillage monstre qui dura  plusieurs  minutes sur une deux voies aller-retour qui traverse la ville sur  Maneah. On passe sous un échangeur et on arrive à Tomboliah, Sangoyah, Matoto, toujours sur le même boulevard jusqu'au quartier Gbessia où l'on retrouve l'aéroport international du même nom. Il jouxte  le  camp militaire mythique  Alphayaya. Nous sommes  donc  désormais à Conakry. Mais  c’est finalement en début de nuit après  un long embouteillage  que nous arrivâmes à l’hôtel, situé au quartier Kirouti,  où nous  avons résidé.  Mais après, votre serviteur que  je suis est allé occuper un appartement  meublé de deux chambres-salon  au quartier résidentiel très  chic de  Kippé. Cet appartement est dans un immeuble de quatre niveaux qui appartient à notre ami Diaby qui fait gracieusement fait loger. Qu’il en soit remercié par Allah ! Notre séjour de deux semaines  fut très  agréable ! Vivement un autre !

‎Gaoussou Madani Traoré

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