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On ne sait pas si c’est un drone ou autre chose, mais c’était une frappe aérienne. Le véhicule et les corps étaient complètement calcinés. » Selon Almou Ag Mohamed, porte-parole du Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (
HCUA), la frappe aurait eu lieu samedi 11 décembre à Faghagh, à environ 70 kilomètres de Kidal.
Eghlass Ag Babaye circulait en voiture, accompagné d’un jeune homme âgé de 16 ans. Tous deux revenaient de Tinzawatène, ville frontière entre le Mali et l’Algérie, où ils avaient séjourné pour préparer le congrès du HCUA, qui doit se tenir début janvier.
« Assassinat extrajudicaire »
Eghlass Ag Babaye n’était pas un simple combattant, précise encore le porte-parole du HCUA, puisqu’il était membre du sous-comité Défense et sécurité du
Comité de suivi de l’accord de paix. À ce titre, cet officier participait régulièrement aux réunions du Comité de suivi, à Bamako, sous l'égide de la médiation internationale et avait même, selon le HCUA, des contacts directs avec la force Barkhane.
Le HCUA et la CMA, coalition qui rassemble les ex-rebelles indépendantistes, font part de leur « consternation » et dénoncent un «
assassinat extrajudicaire ».
À RFI, l’état-major des armées françaises reconnaît qu’ «
une frappe a bien eu lieu dans la région de Kidal » ce jour-là. Sans préciser l’identité des personnes visées, l’état-major indique qu’il s’agissait de «
deux proches de Sidane Ag Hitta », l’un des principaux chefs du Jnim (le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans d’Iyad Ag Ghaly, lié à Aqmi). «
Barkhane a tenté de les capturer après avoir stoppé leur pick-up, précise le porte-parole de l’état-major,
les deux hommes sont sortis de leur véhicule et ont tiré sur les soldats français qui les ont neutralisés. »