PREMIER FORUM DES INVESTISSEURS : Capitaliser la stabilité dont jouit notre pays aux yeux du monde

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La table ronde des bailleurs de fonds pour le Mali qui s’est tenue en fin Mars 2004 à Genève s’est intéressée aux questions macro économiques et aux relations économiques bilatérales et multilatérales avec les partenaires du développement du Mali. Cette table ronde a mis l’accent sur la nécessité d’accroître l’économie du pays. On ne peut obtenir un taux de croissance élevé de l’économie qu’avec l’implication du secteur privé. L’expérience montre que sans accumulation de capital physique et humain aucun processus de développement ne saurait s’inscrire dans la durée.

Depuis 1982, le Gouvernement du Mali a engagé un processus de réformes macro-économiques soutenues par des programmes d’ajustement structurel. Ces réformes ont porté sur tous les domaines et ont abouti à des résultats jugés globalement satisfaisants. Il en est résulté une reprise de la croissance économique qui a concerné tous les secteurs d’activités socio-économiques (le taux de croissance du PIB de 2,6 % en 1994 a été de 9,7 % en 2000 avec un taux moyen de 5,45 % durant cette période). L’économie malienne est essentiellement agropastorale. Cette situation est reflétée par le PIB dont la répartition est dominée en 2002 par le secteur primaire (39,3 %) suivi de près par le tertiaire (37,3 %) et de loin par le secondaire (23,4 % ).

L’examen de la composition du PIB au cours de la période indique l’importance de la part du secteur privé dans le PIB. Cette importance s’affirme au fur et à mesure du désengagement de l’Etat des secteurs productifs et des services. Elle a été en moyenne de 93,17 % sur la période de 1995 à 2000. La table ronde du secteur privé organisé par le gouvernement les 26, 27, 28 et 29 novembre  1996 a joué un rôle déterminant dans l’évolution des affaires. Le secteur privé malien est dominé, non pas par les entreprises industrielles, mais par des sociétés de services avec une hypertrophie de la branche commerce qui se développe au détriment des investissements productifs en réalisant une part substantielle bien qu’en régression, de la valeur ajoutée.

La quasi totalité de la production intérieure brute du pays a été consacrée à la consommation dans une proportion de 93,17 % du PIB en 2000 et 82,4 % en 2002 dont 65,4% pour la consommation publique et 17 % pour la consommation privée. On note que le taux d’investissement a atteint un niveau moyen de 20,5 % par an entre 1989 et 1999 après une évolution caractérisée par une stagnation autour de 20 %  entre 1989 à 1993, ensuite après la dévaluation, une progression autour de 25,4 % jusqu’en 1997 et depuis une certaine stagnation autour de 20 %. L’investissement privé représente environ 60 % de l’investissement brut au Mali, ce ratio étant supérieur à la moyenne des pays à faible revenu, mais légèrement inférieur à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (67 %). Le niveau des investissements globaux est passé de 418,5 milliards de FCFA en 2001 à 484,2 milliards en 2002, soit un taux de progression de 15 % selon la direction nationale du plan.

Booster les investissements dans  notre pays et le rendre plus attractif

Le taux d’épargne par rapport au revenu net disponible est passé de 13,7 % en 1994 à 20,5 % en 2000 soit un taux de croissance moyen de 14,02 %.

La reprise constatée est notable dans presque tous les domaines à l’exception du secteur manufacturier qui demeure faible malgré les opportunités d’investissements créées et rendues disponibles dans les filières porteuses.

Comme moteur de la croissance et du développement et consécutivement au désengagement de l’Etat  des activités productives, le secteur privé, à travers ses opérateurs économiques, doit réaliser les investissements nécessaires pour assurer le décollage industriel du Mali. Or jusqu’à présent, après, 43 ans d’indépendance, les investissements réalisés dans les secteurs productifs, s’avèrent nettement insuffisants à cause, entre autres, de la faible accumulation primitive du secteur privé malien, de la lenteur de sa difficile mobilisation, des rigidités du système bancaire et financier, de l’insuffisance des infrastructures de base, de la faible qualité de la main d’œuvre et de l’initiative privée ainsi que du faible volume des investissements directs étrangers (IDE). On relève que le rythme de création des unités de transformation industrielle est de 2 usines tous les 3 ans. Dans ces conditions, le bilan d’industrialisation du Mali est faible.

De 2001 à 2004 la situation de l’investissement direct étranger se présente comme suit :

2001 : $US 121 700 000, soit 63,3 milliards Fcfa

2002 : $US 324 615 000, soit168, 8 milliards Fcfa

2003 : $US 132 300 000, soit 68,8 milliards Fcfa

et 2004: $US 180 000 000 soit 93,6 milliards Fcfa.

Au total en quatre ans l’investissement direct étranger a atteint $US 667 800 000 soit une moyenne annelle de 169 450 000 $US (88,114milliards fcfa/an). Ces chiffres montrent clairement une évolution positive de l’Investissement direct étranger en destination du Mali.

Le flux exceptionnel de la période 2002 provient de l’implantation de la société de téléphonie mobile Ikatel. Cependant, par rapport aux agréments au seul code des investissements les intentions d’investissements directs étrangers n’ont fait que croître au cours des trois dernières années.

En effet du second semestre 2002 à fin premier semestre 2005 plus de 209 milliards de Fcfa d’investissements directs étrangers ont été recensés soit une moyenne de 70 milliards de Fcfa par an.

Aussi, il y a lieu de prendre en compte que de nombreux projets réalisés par les étrangers dans les secteurs des infrastructures publics( routes, travaux publics), constructions d’immeubles à usage commercial, implantation de services etc. ne sont pas pris en compte dans les statistiques d’investissements directs étrangers au Mali. D’après l’enquête de la Direction Nationale des Industries, en 2002, sur 243 entreprises industrielles implantées au Mali 80% appartenaient aux nationaux, seuls 7% étaient la propriété des investisseurs étrangers et le reste était des joints ventures.

Les Investissements directs étrangers installés au Mali comprennent entre autres : cinq projets miniers (Mines d’or de Sadiola, de Morila S.A., de Yatela S.A., de Kalana et la Société d’explosif de Chemico-Mali SARL) ont été réalisés pour un investissement total de plus de 340.560.000 dollars US et de plus de 2290 emplois crées.

La stabilité : Une des raisons  de l’intérêt porté à notre pays

Plusieurs entreprises transnationales relativement connues exercent au Mali. Actuellement, plus de 170 entreprises ou filiales françaises opèrent au Mali (EGCC- International, Colina – Mali, Hôtel Mirabeau, Air liquide, CFAO, SDV, Renault, Peugeot, Groupe CORALMA, ALCATEL, BRAMALI, SOMAFI, BICIM, IKATEL, etc.) ; une trentaine de firmes canadiennes telles que Tecsult, Transelec, Experco International SARL Développement International des jardins, African gold field International, Claim gold/Semos, SNC Lavalin International, SODINAF/Roche Ltd, Groupe Infotel, Pamori  etc.) ; des firmes américaines (Oracle Corporation-GMI Mali, Garage Chrysler Jeep, Burotic Services, American Gold Co, Coca-Cola etc.) ; des firmes chinoises (SIMAMA SA, Thé Farako, Groupe COVEC, Clete, Sukala, Comatex) des firmes allemandes (Krupp, KFW,…), de firme danoise (Maerskline), des firme espagnole (Tannerie de l’Afrique de l’Ouest – TAO) etc. Les activités des Sociétés transnationales sont plus significatives dans le secteur minier. Elles sont présentes dans tous les secteurs économiques. Il y a lieu de soutenir la présence massive et active dans plusieurs domaines d’investissements de nouveaux investisseurs étrangers avec le soutien et l’encouragement de leur pays d’origine. Il y a lieu de signaler que plusieurs projets appartenant aux promoteurs privés maliens existent. Le taux de réalisation des projets agrées au code des investissements ne dépasse guère les 30%. Des raisons diverses expliquent la non réalisation de ces projets notamment le manque de partenaire technique et financier, l’insuffisance des fonds propres, etc. Ces projets non réalisés ont besoin de partenaires étrangers. Il y a donc lieu pour l’Etat d’intervenir pour attirer les investisseurs vers le Mali. L’un des axes de cette intervention doit être la tenue d’un forum  des investisseurs capable de mobiliser les ressources nécessaires pour effectuer les investissements jugés indispensables dans les domaines productifs préalablement déterminés.

Ce rappel de contexte confirme que l’un des défis économiques majeurs du Mali au tournant du nouveau millénaire est de donner la preuve de sa capacité à attirer des investissements productifs nationaux et étrangers.L’objectif général du forum est de promouvoir les investissements productifs au Mali.

Un forum dont les organisateurs  attendent beaucoup

Le forum se déroulera en sessions plénières avec des cérémonies d’ouverture et de clôture. Les activités comprendront des sessions, des espaces de dialogue.

Il comprendra également un Salon permanent de rencontre de partenariat et une foire expositions de produits.

La première session plénière sera consacrée à la cérémonie officielle d’ouverture et à la présentation de deux documents de synthèse, dont l’un sur le Programme Décennal de Développement du Secteur Privé et l’autre sur l’environnement des affaires Mali et les mesures actuelles d’accompagnement de la promotion de l’investissement et des entreprises, possibilités et ressources, et les problèmes communs que rencontrent les investisseurs nationaux et étrangers.

La deuxième session plénière sera une session de clôture au cours de laquelle sera validé un plan d’action qui vise à renforcer le secteur privé au Mali.

A cette session, un bilan des accords de partenariat sera effectué. Les rencontres auront lieu au Centre International des Conférence de Bamako (ex – Palais des congrès de Bamako).

La durée du forum est de 3 jours. Le forum sera organisé en session plénière, des ateliers sous forme de conférences débats sur l’environnement des affaires au Mali et les opportunités d’investissement.      

Les travaux de mise en relations des investisseurs nationaux et étrangers seront effectués dans le Salon des Partenariats dès le premier jour suivant un calendrier préétabli.

Ce salon favorisera Le partenariat entre les investisseurs nationaux et les investisseurs étrangers.             

Le suivi des activités du Salon sera effectué par Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE), l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et le secrétariat du forum.

Le salon du partenariat sera complété par un service de documentation sur les idées projets ayant faits l’objet de pré – études, les informations générales sur les filières porteuses et les différents documents de promotion du Mali.

Ce service sera animé par les cadres du CADSPC, de la DNGM, de l’OMATHO, de l’IER etc.

En marge du forum des stands animés par les opérateurs économiques seront achalandés par des produits nationaux industrielles et artisanaux et des services offerts aux usagers et destinés à la vente.

La foire exposition sera également ouverte aux entreprises étrangères.

Le forum est prévu pour les 15, 16 et 17 novembre 2006. La planification, la définition du contenu et les questions d’ordre organisationnel concernant le forum seront établis par le comité d’organisation.

Le forum sera organisé en français et en anglais, il y aura des personnes ressources et des animateurs (Anglais ou Français), avec possibilité d’assurer des services d’interprétation.

La répartition des participants sera effectuée par le comité d’organisation puisant dans le secteur privé et parmi les représentants des institutions nationales, y compris les administrations locales décentralisées.

Le comité de pilotage comprend outre le Ministère de la Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes Entreprises, la coopération Française, le Programme des Nations Unies pour le Développement (P N U D) et les autres partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux implantés au Mali et intéressés par le forum. Le forum est organisé conjointement par le gouvernement du Mali et les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux.

Les institutions nationales et régionales ainsi que les associations du secteur privé et les partenaires internationaux qui souhaitent financer la manifestation, sur la base d’un mémorandum d’accord, seront considérés comme des partenaires à part entière dans l’organisation de la manifestation.

Pour la préparation des documents de promotion et l’organisation technique du forum l’on aura besoin de l’assistance technique de deux experts (VNU, Volontaire USAID et  CDE) et le recrutement d’une agence de communication.

Des missions circulaires d’information et de sensibilisation seront effectuées par le Ministre deux mois avant la tenue du Forum.

Ces missions seront effectuées en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Afrique suivant un programme pré – établi sous forme de journées d’informations du Mali à l’étranger.

Le forum doit déboucher sur l’adoption de mesures concrètes et applicables.

Il devra clairement élaborer en priorité les mesures pratiques nécessaires pour que le Secteur Privé soit la source potentielle majeure de nouveaux investissements au Mali.

Il devrait également faciliter l’établissement de partenariats productifs entre pouvoirs publics et opérateurs du Secteur Privé, d’une part, et entre  opérateurs du secteur privé eux mêmes, d’autre part.

En particulier, le forum devrait permettre de favoriser une plus grande implication du Secteur Privé dans la transformation des produits alimentaires et agricoles, des industries textiles, des produits de l’élevage et des industries minières. Toutes ces actions permettront :

Une mobilisation conséquente de l’épargne nationale consacrée aux investissements productifs en mettant fin à l’attirance négative vers le spéculatif comme le commerce ;

La relance de la croissance qui se traduira par la création d’emplois et une amélioration des revenus.

Qu’est-ce qui est attendu  précisément de ce forum ?

es objectifs spécifiques sont :

De faire connaître et mettre en exergue auprès d’un large éventail d’investisseurs tant européens, américains, asiatiques qu’africains, les opportunités et potentialités d’investissement qui existent au Mali dans les filières telles que l’agriculture, les mines et l’énergie, l’agro industrie, l’industrie manufacturière, le tourisme, les autres secteurs de services et dans les portefeuilles comme celui du partenariat, de la privatisation des entreprises ou encore des concessions qui seront faites par l’Etat au secteur privé.

De favoriser un rapprochement, aux fins de nouer des partenariats entre les opérateurs économiques et promoteurs nationaux et les opérateurs économiques et investisseurs étrangers.

De favoriser un rapprochement et une meilleure compréhension entre les responsables de l’administration et les opérateurs économiques à travers un dialogue constructif.

Les participants au forum comprennent entre autres :

Des entrepreneurs ou promoteurs déjà installés au Mali,

Des investisseurs désireux de s’y implanter,

Des investisseurs souhaitant faire une reprise d’activité au Mali,

Des personnes intéressées au portefeuille de privatisation des entreprises, Des investisseurs intéressés au programme de concession par l’Etat au secteur privé de projets d’intérêt public (infrastructure),

Des dirigeants de banques et institutions financières nationales, internationales, bilatérales ou multilatérales,

Des organisations locales, régionales, nationales ou internationales de développement économique,

Des responsables des grandes administrations publiques dont les activités ont un impact direct sur l’investissement privé et du secteur privé : les grandes régies financières (impôt, douanes, budget, domaine), service du commerce intérieur et extérieur etc…

Des responsables des secteurs publics ou privés des pays partenaires économiques du Mali, chargés du conseil et de la commercialisation des destinations les plus porteuses en matière d’investissement, Des sociétés et organismes ayant des activités ciblées en direction de l’investissement privé et du secteur privé tels que les agences de promotion des investissements, les chambres consulaires, les organisations patronales, les avocats d’affaires, les notaires, les cabinets- conseils,

Source Ministère de la Promotion  des l’Investissement

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