Reconquête du Nord : La communauté internationale divisée autour du Mali

3 Déc 2012 - 04:00
Mis à jour: 14 ans
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Dans son rapport publié jeudi, le secrétaire général de l’ONU opte pour l’option dialogue avec les bandits armés au regard, dit-il, des conséquences d’une éventuelle intervention militaire dans le Nord. Pour le président en exercice de l’Union africaine, Yayi Boni, tout recul face à l’envoi d’une force internationale constitue une faiblesse et une prime aux voies de fait et au terrorisme. Entre-temps, les autorités maliennes jouent à l’expectative, et le peuple malien attend sept mois après un geste concret dans le projet de reconquête des régions du Nord.   [caption id="attachment_95889" align="alignleft" width="434"] Le Conseil de sécurité de l'ONU lors des consultations "préliminaires" sur la demande malienne d'intervention militaire dans le nord du pays, en octobre dernier[/caption] Alors que les observateurs retiennent leur souffle en attendant l’avis du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’adoption du plan d’intervention militaire élaboré par les chefs d’Etat de la Cédéao, rien ne semble encore jouer quant à l’aide de la communauté internationale pour la reconquête des régions sous occupation. Comme un pavé dans la mare, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon vient rendre public son rapport sur la situation. Décevant pour certains, logique pour d’autres, le débat est loin d’être clos après la publication du fameux document, qui accorde une place de choix au dialogue avec les bandits armés. En clair, M. Ki-moon qui privilégie l’option politique que militaire, et pense que des discussions sont indispensables avec les groupes armés au regard des conséquences d’une intervention militaire au Nord. "Un rapport partial, ambigu et humiliant" La réaction ne s’est pas fait attendre au sein de l’Union africaine et de la Cédéao. Le président en exercice de l’organisation panafricaine, estime que "tout recul devant la nécessité d’envoyer en urgence la force internationale pour combattre le terrorisme au nord du Mali sera interprété comme l’expression d’une faiblesse et donc une prime aux voies de fait et au terrorisme". Une telle impression de faiblesse, renchérit Yayi Boni, ne sert pas la cause de la sécurité collective dans le monde et risque de créer un manque de confiance en l’instance de gouvernance internationale que représente l’ONU et particulièrement le Conseil de sécurité. Au Mali, si le gouvernement n’a pas officiellement réagi à la publication du fameux rapport de Ban Ki-moon, elle suscite colère et indignation chez l’écrasante majorité des Maliens. Pour le parti Care de Cheick Bougadary Traoré, il s’agit d’une humiliation qui accorde une prime au banditisme armé. Le FDR, lui, pense que "le rapport du secrétaire général de l’ONU est déséquilibré, partiel, partial, ambigu et contient des allégations non fondées, ne tenant pas compte des importants progrès accomplis pendant des décennies et qui sont aujourd’hui liquidés par les initiatives aventurières et irresponsables des dirigeants des rebellions de 2012". Le front anti-putsch, par la voix de son vice-président, Iba Ndiaye, s’étonne que Ban Ki-moon ait écrit que parmi les causes des crises que le Mali traverse, figurent des sentiments profonds de certaines communautés du Nord d’avoir été "marginalisées", "négligées" et "traitées de manière injuste". Il n’y a donc pas de doute qu’au cours de cette semaine le rapport Ban Ki-moon va soulever d’autres colère et indignation au sein de la classe politique et de la société civile. Au moment où les divisions au sein de la communauté internationale éclatent au grand jour autour du Mali, nos compatriotes continuent de subir la barbarie des bandits armés. Et la furie des maîtres des lieux s’est abattue jeudi sur trois hommes et trois femmes accusés d’entretenir "des relations  hors mariage". A Tombouctou, ils ont reçu chacun cent coups de fouet pour leur sanction. Impuissantes, les autorités maliennes de la transition n’ont d’autres choix que de constater cette violation des libertés fondamentales. Sept mois après, la léthargie manifestée par Dioncounda Traoré et son Premier ministre de "pleins pouvoirs", ne peut rassurer les Maliens sur aucune action concrète dans la concrétisation du projet de reconquête des territoires sous occupation. Malgré l’incessant ballet diplomatique entre Bamako et les capitales de plusieurs pays "amis", les lignes peinent à bouger. Ni même le voyage du président par intérim à Niamey au Niger, ne laisse présager une avancée concrète dans la résolution de la crise. Face à l’irresponsabilité d’une certaine communauté internationale, le peuple malien et son armée n’ont pas d’autre choix que de prendre leur destin en main. Personne ne viendra libérer le Mali à notre place. Et l’armée malienne doit le savoir. Issa Fakaba Sissoko  

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Commentaires (7)

User
Maru
Maru 14 ans
Je crois que le Mali ne doit plus attendre l'ONU ou l'UE. Les amis de la CEDEAO et l'UA tous ont constate la negligence du reste de la communaute intertnationale dans la gestion de ce probleme dit malien aujourd hui. Alors les leaders demagogues africains comme Compaore et Boutefigha n'ont pas de dignite, car au moment ou un peuple est encore sous le joug de l'esclavage au 21eme siecle, on est la entrain de raconter des idioties. Alors c'est au gouvernement malien et ses allies de prendre la question en charge. Ceux de nos allies qui ont bloque nos armes a leurs ports n'ont qu a les liberer et nous joindre au plutot que possible pour la bataille. En ce qui conserne le financement, meme les USA ont emprunte de l'argent pour financer leur guerres, alors pourquoi pas le Mali. Le gouvernement doit miser sur la cooperation chimoise et russe pour des questions d'emprunt et d'armement. En ce qui conserne les USA, ces gens veulent seulement de l'argent. Tout ce qu'ils racontent comme conditions de leur intervention n'est que boutade. Notre gouvernement doit seulement savoir les faire interesser. On pourra signer de contracts avec eux pour la compensation des couts de leurs interventions meme s'ils chargent des interets, ce n'est pas mal. Le payement sera echellonne. Cependant, il ne faudra jamais compter sur la France et l'Algerie. Ce sont ces deux pays qui sont a la base de tout malheur au Mali. Leur tentative presente de negociation c'est pour creer un front unis des touaregs et arabes pour confronter le gouvernement malien. Sans quoi comment pourrait on associer des terrosistes a des prises des decisions consernant leur peuple victime. Ils ignorent que la majorite des touaregs et arabes du nord sont aussi republicains que le Pr Djoncounda, le president. Ces gens ne pensent a aucune tentative de division ou de charia. Le gouvernement malien doit faire un choix de partenaires aussi urgemement: Ignorer la France et UE, miser sur la chine, la Russe et faire interesser les USA. C'est tout. Vive le Mali.
Moussa Amadou
Moussa Amadou 14 ans
nous avons de prolème vous nous parllerons de lutte contre le sida sa fait pas honte, vous les dirigents, à cause de Dieu envoyé nous les militaires dans les régions dans leurs camps se ossi simple ils ont quittaient dans leurs camps, ils retournent dans leur camps. personne ne veut s'engagé pourtamps il le faut ou de faire appelle à ATT. Ban kimoon qui est là a écouté les Algériens vous aussi SVP, au moins si vous vous voyez là ojord'hui par ce d'autre ont donnent leur vie pour nous pour quoi nous aussi, oubien faire recour à l'assemblée Nationale pour voter une feuille de route pour les militaires là il y aura personne ses les maliens. Nos gens sont la bas souffrir 8 mois de souffrance se pas trops il tout pour nous comme armemants, les blancs nous ont tous donné pour combattre mais vous voulez qu'ils viennent faire ça à notre place.
fladen
fladen 14 ans
Malhereusement le Mali ne pas un Pays petrolier, donc les occidenteaux ne voient pas trop d'intérèts, j'ai dis et je le repete personne ne va pas faire la guerre a notre place, l'armée est afaiblie pas des acctes des politiciens,et Sanogo par naivité n'as pas pris son responsabilité, donc il faut que la population reagir meme si il faut marcher a main vide pour chasser ses bandits crapuls en dehors de notre pays.
Gaïsso
Gaïsso 14 ans
Nous attendons les preuves de nos forces armées et de sécurité qu'ils nous montre qu'ils méritent leurs soldes et la confiance des maliens en chassant ces délinquants sans attendre!
Gby
Gby 14 ans
Goby vous avez raison. Il faut que le peuple malien se leve tous ensemble sinon le Mali risque d'etre tout entier englouti par ces gens. Et c'est tres serieux. Notre avenir en depend.