Développement : Adama Sangaré veut bâtir une vision commune de Bamako à l’horizon 2030

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“Faire de Bamako, une ville où il fait bon vivre d’ici à l’horizon 2030”. C’est le thème d’un dîner-débat, organisé par la Mairie du District, le samedi 10 novembre, à l’hôtel Salam. Le Maire du district, Adama Sangaré a invité tous les acteurs à ce débat convivial afin de connaitre leurs préoccupations. Il veut bâtir une vision commune de Bamako à l’horizon 2030. Ce projet sera présenté au Sommet Africités prévu du 5 au 8 décembre, à Dakar.

Mr. Adama B. Sangaré, Maire Bamako District.

Dans le cadre des préparatifs du 6ème Sommet Africités (il s’agit du sommet des villes africaines) prévu du 4 au 8 décembre à Dakar, au Sénégal, la mairie du district a organisé, le samedi 10 novembre, un dîner-débat à l’hôtel Salam.

Le thème de cette rencontre, qui a regroupé plusieurs invités dont l’Ambassadeur de France au Mali, portait sur le développement urbain de Bamako à l’horizon 2030. En plus du maire du District, Adama Sangaré, initiateur de la rencontre, on notait la présence de nombreux maires de Bamako et environs.

Selon Adama Sangaré, ce diner-débat a pour but de présenter la vision du conseil du district pour la capitale malienne et d’offrir l’opportunité aux partenaires d’exprimer leur vision et suggestion sur cet enjeu majeur. Il a ensuite précisé que Bamako qui compte aujourd’hui 2 millions d’habitants, va atteindre 6 millions d’habitants en 2030. Il s’agit de réfléchir et d’anticiper sur le devenir de notre capitale.

La mairie du District de Bamako à qui la décentralisation a confié la responsabilité du devenir de la ville, travaille depuis 2010 à définir une stratégie urbaine de long terme.  S’il est du devoir de la puissance publique de réaliser les grandes infrastructures publiques et d’encadrer les initiatives privées par un projet d’intérêt général, la ville se fait essentiellement par les investissements et stratégies de développement des acteurs économiques” dira l’un des conseillers de la mairie du district.

Plusieurs thèmes ont été débattus au cours de cette soirée notamment “Bamako capitale du Mali et carrefour de la sous-région“, “Bamako, métropole multipolaire” sur lesquels les invités ont donné leur point de vue.

En tout cas, avec ce projet, Bamako sera plus fluide. Et les intervenants estiment que Bamako est confronté à d’énormes problèmes notamment la mobilité, les déchets plastiques et l’aménagement.

Lors du Sommet Africités prévu à Dakar, le maire Adama Sangaré présentera la démarche d’élaboration d’une stratégie urbaine du projet “Bamako à l’horizon 2030“.

            Alou B. HAIDARA

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5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Docteur, souffrez que je donne mon point de vue sur votre réflexion sur les futures concertations nationales sous le titre:

    CONCERTATIONS NATIONALES AU MALI : SUR QUOI DOIVENT-ELLES PORTER, QUI DOIT LES PILOTER ET QUELLE EST LA CONDITION DE LEUR UTILITÉ ET DE SORTIE DE LA CRISE ?

    Dans la forme et dans le fonds je partage votre réflexion non seulement sur le cadre organisationnel que vous proposez mais aussi sur le objectifs à court, moyen et long terme. Propositions qui se résument en termes de vision partagée, de futur souhaité et de préalable, bref les préoccupations communes du moment.

    Comme vous le dites, je suis d’avis que toutes les strates de la société et de forces vives de la nation doivent y être représenter à défaut voire prendre en compte leurs préoccupations légitimes. C’est justement à ce niveau que les termes de référence proposées laissent à désirer!!!!! Les futurs concertations doivent nécessairement être inclusives au risque de paraître comme organiser contre certaines couches de la société ou pour d’autres. Au rythme actuel, tout porte à le croire!!!!!

    En revanche je ne suis pas certain que les concertations nationales puissent être le lieu ou l’occasion de sortir “un projet de société pour sauver le Mali………”. Elles n’ont ni les prérogatives, ni la légitimité, ni la légalité pour engager le Mali au delà de la période transitoire. Il s’agit pour elles de baliser tout simplement les orientions de cette période d’exception que nous espérons courte.

    Je suis par ailleurs resté sur ma faim concernant les acteurs qui doivent conduire les concertations nationales. Alors je suis tenté de demander votre avis sur le cadre actuel proposé, plus être précis, par la Primature.

    Pour le reste nous sommes en phase.

    • Bonjour,
      Bravo, Fakolyhakika1, pour vos commentaires clairvoyants.Merci d’être en phase avec moi sur l’essentiel de cette contribution.

      Les termes de référence actuels des concertations nationales, proposés par la Primature, sont limitatifs car ces dernières doivent être inclusives et s’étendre aux régions, comme je l’avais indiqué dans ma contribution, pour une plus grande représentativité et pour couvrir les besoins de la population de base, de tous les citoyens et de toutes les communautés Maliennes.

      Malgré le fait que ça soit une période d’exception, qui doit être la plus courte possible, il convient de ne pas se limiter aux préalables et d’esquisser les grandes lignes d’un projet de société en liaison avec le futur souhaité afin que les Maliens sachent que leurs besoins et problèmes seront pris en charge dans la durée. Un peu comme ce que nous avions fait pour RIO+20, où le monde a défini le futur que nous voulons. Les Maliens doivent aussi définir le futur qu’ils souhaitent. C’est l’occasion d’en donner des grandes lignes lors de ces concertations.

      Tous les Maliens (société civile, partis politiques, Forces de défense et sécurité, représentants du haut conseil de l’État et des ministères et des institutions de l’État, les représentants des régions et les citoyens de ces régions, les maliens qui adhérent aux groupes armés, MNLA et Ansar Dine, s’ils déposent les armes, s’engagent à lutter contre le terrorisme et s’ils sont pour l’intégrité du Mali et pour la laïcité, …) pourront participer, autant que possible, à ces concertations nationales.

      Les représentants du haut conseil de l’État (commission aux négociations et comité national de transition) devront jouer un rôle moteur dans ces concertations nationales. Un comité national de concertation, dont le rôle sera de conduire les concertations nationales, sera désigné lors de la première conférence de ces concertations nationales pour conduire ces concertations nationales. Il doit intégrer des représentants des régions à travers des représentants des comités régionaux. Au niveau des régions, des concertations régionales et, autant que possible, même locales locales dans les collectivités territoriales seront effectuées.

      Même si la période couverte sera courte, tous les Maliens, incluant ceux des régions et de toutes les communautés, ont intérêt à s’entendre sur les grandes lignes du futur souhaité pas seulement sur la restauration de l’intégrité territoriale et les élections comme indiqué dans les termes de référence actuels de ces conférences nationales.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: [email protected]

      • Merci Docteur pour le point d’éclairage.
        l’analyse est pertinente, mais je suis, en vérité, septique sur nos capacités internes actuelles dans la mise en oeuvre d’un tel projet dans le temps imparti avant la reconquête du septentrion de notre pays. Raison pour laquelle j’estime que son organisation sa mise en pratique soient confiées aux nouvelles autorités légitimes issues de l’élection présidentielle prévue pour l’année 2013. Mais sous une autre appellation, celui du futur proche réclamé récemment par la Conférence extraordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Abuja, au Nigéria appelé ” Concertations Nationales” se réservera uniquement de rappeler les grandes lignes de la transition en déterminer certains contours tels que la natures et les compétences de nouvelles institutions complémentaires pour une plus grandes efficacité de celles-ci.

        • Bonjour,
          Il s’agit juste, même si la période couverte sera courte, que tous les Maliens, incluant ceux des régions et de toutes les communautés, s’entendent sur les grandes lignes du futur souhaité pas seulement les grandes lignes de la transition (sur la restauration de l’intégrité territoriale et les élections). Bien sûr, les grandes lignes du futur proche, comme dit la CEDEAO, couvert par la transition doivent être plus détaillées que le reste.

          Les candidats à l’élection présidentielle de 2013 pourront partir de ces grandes lignes et de besoins à couvrir pour définir des vrais projets de société.

          bien cordialement
          Dr ANASSER AG RHISSA
          EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
          E-mail: [email protected]

  2. CONCERTATIONS NATIONALES AU MALI : SUR QUOI DOIVENT-ELLES PORTER, QUI DOIT LES PILOTER ET QUELLE EST LA CONDITION DE LEUR UTILITÉ ET DE SORTIE DE LA CRISE ?

    LE HAUT CONSEIL D’ÉTAT ET SES COMPOSANTES (COMMISSION AUX NÉGOCIATIONS ET COMITÉ NATIONAL DE TRANSITION), ATTENDUS PAR LES MALIENS, DOIVENT JOUER UN RÔLE MOTEUR DURANT LES CONCERTATIONS NATIONALES ET ASSURER L’INTERFACE AVEC LE MÉDIATEUR.

    LEURS DÉPLOIEMENTS DEVIENNENT URGENTS.

    Bonjour,
    Les Maliens doivent promouvoir tout ce qui rassemble et intègre les énergies pour répondre à leurs préoccupations communes telles que la vision partagée sur le futur souhaité, la restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, la démocratie et les élections et la décentralisation mais aussi le développement durable et équitable, la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

    Les aspects vision partagée, restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, démocratie, élections et décentralisation sont des PRÉALABLES INDISPENSABLES pour les autres aspects à savoir le développement durable et équitable et la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

    Mais ces derniers aspects doivent faire partie du FUTUR SOUHAITÉ par les Maliens afin de satisfaire leurs besoins et assurer leur bien-être collectif.

    La vision partagée intégrera les objectifs à atteindre, les politiques et les stratégies à mettre en œuvre pour répondre à cette vision et atteindre les objectifs retenus. Cette vision partagée constitue la feuille de route. Elle est indispensable. Elle est le préalable des préalables.

    On comprend pourquoi la CEDEAO, lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernements qui a eu lieu à Abuja, le 11 novembre 2012, a demandé au président par intérim de la République du Mali, de fournir la feuille de route urgemment.

    Devant concerner et intégrer tous les Maliens, les concertations nationales ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables, certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens. Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

    Contrairement aux termes de références de ces conférences nationales, qui font référence de façon limitée au futur souhaité et qui se focalisent surtout sur les préalables, ces dernières seront plus utiles si elles donnent une place importante au futur souhaité par les Maliens et à la prise en compte de leurs besoins.

    Le haut conseil d’État et ses composantes, commission aux négociations et comité national de transition, sont attendus pour jouer un rôle moteur durant ces concertations nationales et pour assurer l’interface avec le médiateur.

    Lors des concertations nationales, les Maliens, y compris au niveau des régions, doivent travailler ensemble pour définir le futur souhaité à travers un projet de société pour sauver durablement le Mali et garantir l’unité, la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

    C’est à cette condition que les concertations nationales seront plus utiles et la crise Malienne sera résorbée durablement.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

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