Assistance aux maliens établis à l’extérieur : 181 Maliens de Libye en situation de détresse rapatriés

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Dans sa politique d’assistance aux Maliens établis à l’extérieur, le Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), a rapatrié 181 Maliens en situation de détresse en Libye. C’était le jeudi 28 mars dernier.

Notons que nos compatriotes vivant en Libye sont victimes de toutes sortes d’atrocités. C’est ainsi qu’en collaboration avec l’Oim, le gouvernement malien, à travers le Ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration, facilite le rapatriement de ceux qui désirent retourner au bercail. A cet effet, ils sont 181 Maliens vivant en Libye à avoir pris la décision de quitter la Libye.

Il était 21 heures passées de quelques minutes, lorsque l’avion transportant nos compatriotes de retour de la Libye a atterri sur le tarmac de l’Aéroport international Modibo Keïta. A leur descente d’avion, ils ont été accueillis par le chef de Cabinet du Département en charge des Maliens de l’extérieur, Moussa Aliou, en présence du Délégué général aux Maliens de l’extérieur, Amadou Diakité, et de représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Selon le chef de Cabinet du ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, ces migrants maliens étaient établis majoritairement dans deux grandes villes de la Libye : Tripoli et Sabaha. Selon lui, 39 enfants de 0 à 12 ans et 18 bébés de 0 à 2 ans se trouvaient à bord de l’avion qui les a transportés pour le Mali. “Nous déplorons des malades dont une fracture de bras et de jeunes qui ont besoin d’assistance psychologique afin d’éviter d’autres maladies graves”, a-t-il précisé.

Certains parmi eux ont accepté de revenir sur le calvaire qu’ils ont vécu. Ainsi, Faniamé Nomoko, un ressortissant du cercle de Kita, commune de Tambaga, a affirmé avoir fait sept fois la prison, de 2014 à nos jours. Aussi, il a déclaré que  souvent son employeur refusait catégoriquement de lui verser son salaire.  “Je n’encouragerais aucun membre de ma famille ou aucun Malien de migrer encore moins en Libye”, a-t-il fait savoir.                                                                                        

Boubacar PAÏTAO

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