Procédures de passation des marchés publics : Les nouvelles réformes rendues publiques

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L’Autorité de régulation des marchés publics et de délégation des services publics (ARMDS), avec l’appui financier de l’UEMOA, a organisé une session de formation à l’intention d’une trentaine de journalistes de la presse malienne. C’était du 15 au 19 octobre 2012, à l’Hôtel Olympe International. Cet atelier visait à permettre aux hommes de média d’avoir une meilleure connaissance des réformes et des procédures de passation des marchés publics et des délégations de services publics que l’UEMOA a initiées dans ses pays membres.

L’ouverture de cette cérémonie était présidée par le président de l’ARMDS, Amadou Santara et a enregistré la présence du président de la maison de la presse du Mali, Makan Koné. Cette session de formation était assurée par Boncana Sidi Maïga, conseiller technique au ministère de l’Economie et des Finances.

Parmi les innovations dans la passation des marchés publics, on peut citer, entre autres, l’abandon de la préférence nationale au profil de celle communautaire. Cette réforme a pour but de promouvoir l’intégration économique de la sous-région ouest africaine. On peut également citer l’augmentation du coût des marchés par entente directe. Le coût du marché par entente directe, qui était de 10 millions, est désormais porté à 25 millions de FCFA. Aussi, la Direction générale des marchés publics ne fait plus partie des autorités d’approbation. L’approbation des marchés est désormais réservée, selon les seuils, aux premiers responsables des structures dépensières. Au cours de la formation, on a également appris que tous les départements et l’ensemble des structures publiques ou parapubliques doivent obligatoirement publiés leurs plans prévisionnels annuels.

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’ARMDS a d’abord mis un point d’honneur sur un aspect important : dans toutes les activités gouvernementales dans le monde, notamment en Afrique, la passation des marchés publics est la plus sensible, la plus délicate et vulnérable à la corruption. Amadou Santara a rappelé que «les pays de l’UEMOA représentent 5% des marchés publics passés annuellement en Afrique. Ce qui équivaut, en moyenne, à 8,5% du PIB des Etats membres de l’UEMOA. Au Mali, le volume des1 586 marchés passés en 2011 a atteint environ 418 milliards de FCFA». Selon lui, le constat de l’importance des marchés dans le développement économique des Etats a attiré l’attention de la communauté internationale et des partenaires techniques et financiers de la zone CFA. «Qui peut, mieux que les journalistes, appuyer l’ARMDS dans la réalisation de sa délicate et sensible mission d’information et de sensibilisation des acteurs de la commande publique et des citoyens?», s’est-il interrogé.

De son côté, le Président de la Maison de la presse a salué cette initiative de l’ARMDS. En ce sens que cette formation permettra de mettre à niveau les journalistes sur les procédures de passation des marchés publics.

Youssouf Diallo

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3 COMMENTAIRES

  1. Même si le.nord est pris, cela ne veut pas.dire que tous les maliens doivent arrêter de vivre. LA FRANCE est restée occupée par l’L’Allemagne de 1939 à 1945. Ça ne l’a pas empêché d ‘être une grande nation.

  2. la vie suit son cours normal comme si les 2/3 du pays n’était pas occupé. Kabako

    • Qu’est ce que toi tu voulais? qu’on pleure chaque jours? arrêter de travailler? que l’administration s’arrête? C’est au bon fonctionnement de l’administration va dépendre la bonne traversée de cette crise. Elle doit fonctionner au mieux. Si tu n’est pas d’accord, reste à la maison et verse tes larmes.

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