« Entre le camp et la mosquée » : Quand le rappeur Mylmo clash l’imam Mahamoud Dicko dans son dernier single

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Après le succès de ses CP, (confession du Président), des singles où l’artiste se met à la place du Président  pour exprimer ce qu’il pense, le jeune rappeur MYLMO, de son vrai nom Mohamed Soumounou,  revient dans le bac en 2021, avec un nouveau single « Entre le Camp et la Mosquée ». Un titre satyrique et provocateur qui tacle non seulement les nouvelles autorités, mais aussi l’imam Dicko, les militaires, la France qui se  termine en  appelant  les Maliens à faire un bon choix en 2022.

Le single du  jeune rappeur  s’inspire  de la situation socio politique que le pays traverse depuis le départ de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. Dans « confession du Président », il avait souligné  que le pays est entre des mains d’opportunistes religieux, politiques et militaires  et que si les Maliens n’ouvrent pas les yeux, le pays pourrait basculer. Ce dernier single s’inscrit donc  dans la suite logique de ces confessions. Mylmo est monté sur le bite pour clasher non seulement l’imam Mahamoud Dicko, les nouvelles autorités, les militaires, mais aussi la France et la population qui ne l’a pas suivi.

Le parolier dans un style satyrique et sciemment provocateur  annonce qu’il est fatigué du Mali et qu’il a besoin de s’asseoir. Pour lui, le Mali Koura auquel aspiraient des nombreux compatriotes est une illusion qui se joue entre le camp et la mosquée. A le comprendre, la mosquée n’est plus un lieu de culte mais un quartier général pour faire la campagne politique,  qui serait devenue  avec les nouveaux maîtres de la transition, un palais présidentiel. Un scenario qu’il décrit en trois temps : « Président par accident, Un vice-président démarcheur et une Assemblée constituée d’opposants ». Dans son single, il pointe du doigt cette tentative  de vouloir sacrifier la liberté de presse, de museler la presse et met à nu  les dérives et les bavures des religieux  en ce terme : « désormais fanga koura listi be bo ni marfa deye, Badalabougou fari  be konte ni kolonsi deye ; ni teseli misirila i ta bonin…. ». Explications : désormais, la liste du nouveau gouvernement se fait avec les fusils. A  Badalabougou, fief de l’imam Mahamoud Dicko, on compte l’argent avec le chapelet. Tant pis pour ceux  qui ne prient pas à la mosquée… Ces mots ou ces maux, c’est comme vous voulez, qui peut- être,  n’en valent  pas mille, comme le nom de l’auteur de la satyrique, sont en train de créer la polémique. Puisqu’il ne fait pas du tout cadeau au guide de la révolution du 5 juin Mahamoud Dicko et ses compagnons. Il trace le scenario orchestré par la junte militaire et l’imam pour diriger le Mali. L’artiste termine son  œuvre en se mettant dans la peau du donneur de leçon. Il invite le peuple à faire un bon choix et de laisser les opportunistes lors des élections.   Rien d’étonnant de sa part, pour qui connait ce natif  de Kayes qui, depuis son début a un flop percutant. Sans complaisance, il fait partie des meilleurs rappeurs de la place. Il se classe aussi comme meilleur parolier du  mouvement hip hop au Mali. Mylmo a débuté dans la musique  comme tous les jeunes de son âge dans la rue.  Son sobriquet Mylmo, c’est parce qu’il est  l’homonyme du prophète (PSL) et que ce dernier à  mille noms selon le « Coran ». Lui, il n’a pas mille noms, mais mille mots. Voici décortiqué l’origine et le pourquoi du surnom ‘’MYLMO’’. Mohamed a décroché son bac en 2006, en section sciences humaines. Après son bac, il fit le concours d’entrée au Conservatoire des Arts où il étudie  le multimédias durant 5 ans. A ce jour, il compte deux albums sur le marché. En ce début d’année, il offre son cadeau de bonne année à ses fans avec le single ‘’Entre le camp et la Mosquée’’  un titre à écouter et à méditer  religieusement.

Fousseyni SISSOKO

Notre Voie

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