Le Mali et au-delà : la sélection musicale du « Monde Afrique » #34

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Le joueur de djeli ngoni Kandiafa, la cantatrice Nahawa Doumbia et la jeune artiste Djely Tapa ouvrent des fenêtres sur de nouveaux horizons.

Chaque mercredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, direction le Mali, où des artistes de différentes générations s’inspirent du mysticisme nord-américain, des drames de l’immigration ou de l’afrofuturisme pour créer des œuvres inventives et porteuses de sens.

« L’ARAB », DE KANDIAFA

En 2009, le joueur de djeli ngoni Abdoulaye Koné, alias Kandiafa, enregistrait ses premières compositions, à Bamako, avec le guitariste canadien Lewis Melville. Après une tournée outre-Atlantique et un disque mêlant banjo et culture mandingue (Mali Country, en 2019), Kandiafa a voulu revisiter ses anciennes partitions en mettant en valeur les sonorités à la fois électriques et naturelles apportées par Melville et son collectif The Woodchoppers. Résultat : son album Planting Trees, sorti fin novembre, est une rencontre mystico-écologique entre cultures africaines et nord-américaines.

« FOLIWILEN », DE NAHAWA DOUMBIA

A 60 ans, Nahawa Doumbia annonce un nouvel opus, Kanawa, prévu le 29 janvier et dont le titre signifie « ne pars pas ». « Beaucoup de nos enfants meurent en traversant l’Océan ou le Sahara, explique-t-elle. Je leur demande de rester et de travailler dans leur pays. Et j’appelle l’ONU et les dirigeants africains à coordonner leurs efforts pour créer des emplois afin qu’ils cessent de partir. » Depuis son premier album, La Grande Cantatrice malienne, paru en 1982, Nahawa Doumbia s’est imposée comme l’une des ambassadrices, au côté d’Oumou Sangaré, de la musique wassoulou typique du sud du pays.

« FUTURE TRIBE ART », DE DJELY TAPA

Voix électrique, échos synthétiques, mélodies hypnotiques… Avec Future Tribe Art, le titre qui introduit son premier album, Barokan, sorti fin octobre, Djely Tapa annonce la couleur. « Je pars dans le futur avec l’héritage africain », dit la chanteuse, fille du griot Djely Bouya Diarra et de la cantatrice Kandia Kouyaté. Pour ce faire, la jeune femme, installée à Montréal, s’est associée au DJ tchadien « afrofuturiste » Caleb Rimtobaye, alias AfrotoniX. Entre tradition mandingue, blues du désert et expérimentations électroniques, Djely Tapa veut porter un message féministe et panafricain.

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Source: https://www.lemonde.fr/afrique

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