Formation du nouveau gouvernement : Large concertation et unanimité des forces vives

1

Un véritable boulevard. Les concertations conduites par le Premier ministre Moctar Ouane pour la formation du Gouvernement constituent un tremplin aux forces vives du pays d’apporter, chacune, sa touche pour la sortie de crise.

Chargé par le Président de la Transition Bah N’Daw à former un gouvernement de large ouverture ou gouvernement d’union nationale, Moctar Ouane multiplie les rencontres avec les forces vives de la nation.

Dans cette démarche de concertations d’avant formation de l’équipe gouvernementale, Moctar Ouane a déjà rencontré à la primature l’Alliance Ensemble pour le Mali (EPM), ancienne majorité présidentielle, la Cofop/ Jiguiya Koura, le M5-RFP, la société civile, les représentants des maliens de la diaspora, le CNJ et les syndicats. Les concertations directes avec la classe politique et les forces vives de la nation ont pris fin hier mercredi 19 mai avecles représentants du Patronat, des chambres consulaires, de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), de la Centrale malienne des travailleurs (CMT), du Haut Conseil Islamique, de la Conférence épiscopale du Mali, de l’Association des groupements d’églises et missions protestantes évangéliques au Mali (AGEMPEM),de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger.

« Le Gouvernement d’ouverture et de mission que le Président de la Transition me fait l’honneur de former va bénéficier, j’en suis sûr, de l’accompagnement adéquat pour relever les multiples défis auxquels notre pays est confronté», a rassuré le locataire de la Cité administrative de Bamako.

Selon certaines informations, toutes les entités rencontrées par le patron de la primature ont apprécié sa démarche et accepté d’être dans son futur gouvernement.

Il faut rappeler que le nouveau gouvernement sollicité par le président de la Transition aura pour ossature, une équipe qui va rassembler les forces vives du pays en vue de faire face aux défis du moment, la refondation du Mali. De ce point de vue, le choix de reconduire le Premier ministre dans son fauteuil n’est pas fortuit. En effet, après avoir passé huit mois à la tête du gouvernement, l’homme connaît mieux que quiconque les difficultés de l’heure.  C’est pourquoi, dès la signature de son décret de reconduction à son poste et invité à former son gouvernement, Moctar Ouane a levé un coté du voile sur le type du gouvernement qu’il faut pour sauver le Mali.

«Les défis à venir seront relevés par une équipe qui aura comme leviers l’engagement patriotique, la compétence et le sens du devoir national accompli, a-t-il déclaré, invitant tous au travail pour une Transition réussie au bénéfice du vaisseau amiral commun, le Mali ».

Les concertations en cours dans l’objectif de former un gouvernement d’union nationale conduites par le Premier ministre en personne constituent une aubaine pour l’ensemble des forces vives du pays à saisir cette occasion en vue d’apporter chacun sa touche à la réussite de la transition.

Connu pour son calme légendaire, son sens élevé du travail bien fait, sa parfaite maîtrise des dossiers,  sa capacité à rassembler les forces vives du pays, le Premier ministre Moctar Ouane aura la lourde mission de mobiliser les efforts nécessaires pour faire face aux priorités du pays.

Déjà, sous son leadership, la médiation des Chambres consulaires du Mali, des autorités religieuses et coutumières du District de Bamako auprès de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) conduite par le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM) Youssouf Bathily semble avoir de chemin d’espoir.

D’autres signaux montrent que le Premier ministre confirme son statut d’homme de devoir. Cette posture cadre avec les ambitions du chef de l’Etat qui lui a renouvelé sa confiance. Surement, sur ses frêles épaules, il aura la lourde tâche de conduire le bateau Mali.

Aux dernières nouvelles, le Gouvernement serait connu aujourd’hui vendredi 20 mai.

Ousmane Morba     

Commentaires via Facebook :

1 commentaire

  1. “Aux dernières nouvelles, le Gouvernement serait connu aujourd’hui vendredi 20 mai.”

    Monsieur le rédacteur de “L’Observatoire”, un peu d’esprit critique et de sérieux : nous sommes vendredi 21 mai.

    Il n’y a aucune idée sérieuse à retenir de cet article rédigé sur un ton publicitaire.
    Il ne donne aux lecteurs aucun élément de compréhension des enjeux de la crise politique actuelle au Mali.

    Le président et le PM actuels constituent malheureusement l’exécutif le plus louche, bizarre de l’histoire politique moderne du Mali. Ils sont trop éloignés politiquement et humainement du peuple malien. Et trop proches des agendas géostratégiques étrangers.
    Manifestement, ils se sont imposés comme mission principale, pour répondre à l’injonction de quelques pays étrangers, la mise en œuvre au niveau constitutionnel de l’accord séparatiste dit d’Alger. Sans l’entrée dans le gouvernement et l’arrosage financier en Euro-CFA promis par l’UE du maximum de membres de formations politiques, l’idée de la révision ou du changement de Constitution est impossible à réaliser politiquement, sans même parler des conditions juridiques et constitutionnelles.

    Il est dommage que les journalistes ne font pas le lien, à travers la notion sur toutes les lèvres en ce moment d'”inclusivité”, entre l’objectif principal de l’exécutif de transition et certains États de la dite communauté internationale de changement de la Constitution du Mali pour appliquer l’accord d’Alger sur la base du concept fumeux de “réformes politiques et institutionnelles”, d’une part, et les opérations actuelles par lesquelles l’ensemble de la classe politique est aguichée par l’exécutif, la centaine de millions d’euros promis aidant à mettre dans son camp les politiciens maliens les plus réfractaires.

    Je crains que ceux qui s’engageront dans le nouveau gouvernement ne tombe dans un piège consistant à être obligés solidairement de soutenir l’exécutif pour changer la Constitution du Mali afin de “parachever” la mise en œuvre de l’accord d’Alger en lui conférant une force constitutionnelle.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here