IBK: «L’arbitrage du dernier scrutin par la Cour a posé problème et continue à poser problème »

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Comme annoncé par l’Imam Mahmoud Dicko, le président de la République s’est adressé à la Nation, tard dans la nuit, ce mercredi 08 juillet. IBK a annoncé le remembrement de la Cour Constitutionnelle et l’adoption prochaine d’un Accord Politique de Rassemblement National.

 -Maliweb.net- «Plus que jamais rien d’irrémédiable n’a été commis.» A en entendre le président IBK tout est encore négociable, hormis sa démission et celle du Premier ministre Boubou Cissé. Deux sujets auxquels le Chef de l’Etat a soigneusement évité dans son adresse à la Nation. IBK a cependant fait allusion à la Cour constitutionnelle, à l’Assemblée nationale et aux missions du prochain gouvernement. Il a surtout insisté sur le dialogue avec le M5 – RFP. IBK ne comprend pas la colère du M5 après l’audience de Koulouba. «Je n’affichais aucun mépris». «Et demander que nous recourions au dialogue est de l’ordre naturel des choses», s’étonne-t-il, en invitant le M5 «à se ressaisir».

Sur la Cour constitutionnelle, IBK semble entendre l’appel de Paris à mettre en œuvre les propositions de la CEDEAO. Pour ce faire, le président de la République a annoncé la « venue imminente» à Bamako d’une mission d’appui, de conseil et d’orientation de Présidents de Cours Constitutionnelles de la CEDEAO. «Dans les heures et les jours à venir, la Cour constitutionnelle sera remembrée et mise en fonction le plus rapidement possible», a indiqué IBK.

IBK l’a reconnu officiellement, «l’arbitrage du dernier scrutin par la Cour a posé problème et continue à poser problème». «Les démissions enregistrées en son sein ne jettent-elles pas, cependant, un doute sérieux sur l’auguste institution? », interroge le Chef de l’Etat qui appelle y réfléchir ensemble, pour la révision des règles de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle. Pour la dissolution de l’Assemblée Nationale formulée par le M5 – RFP, le président s’est montré moins explicite. «Il est hautement probable que les solutions trouvées par la nouvelle Cour reconstituée résoudront la question de l’Assemblée Nationale», s’est-il contenté de dire.

D’un accord à l’autre…

 Pour IBK, la résolution de la crise actuelle passera par l’Accord Politique de Rassemblement National. Il s’en est fini donc l’Accord politique de Gouvernance qui avait engendré le gouvernement précédent. Un nouvel Accord qui s’attellera, a expliqué le président, à la mise en œuvre «diligente et mesurable» des recommandations du Dialogue National Inclusif. L’Accord Politique de Rassemblement National, a détaillé le Chef de l’Etat, ira jusqu’en 2023, et se reposera sur quatre idées majeures.

Les idées majeures de ce nouvel Accord sont: pacifier et sécuriser le pays dans toute son étendue; entreprendre les réformes institutionnelles, dans un délai de 12 mois, dans le sens des demandes du peuple et des engagements du gouvernement; opérationnaliser les régions qui ne le sont pas encore; veiller à une saine distribution de la justice.

Un discours décevant ?

Cette énième sortie médiatique du président de la République n’a pas répondu aux attentes du Mouvement du 5 juin. «Ce discours du chef de l’Etat est une déception », a affirmé Issa Kaou Djim, au micro de notre confrère Studio Tamani. Le Coordinateur de la Coordination  des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’lmam Mahmoud  Dicko (CMAS) a fait savoir que la manifestation de ce vendredi 10 juillet pour demander le départ du Président IBK est maintenue.

Mamadou TOGOLA/Maliweb.net

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13 COMMENTAIRES

  1. C’est la fin de la boucle bientôt Iyad va circuler dans Bamako en narguant la conscience de toutes ces “innocentes” personnes qui ne savaient pas ce qu’elles faisaient et pourtant elles se disent intellectuelles. Ce jour là nos élégantes gens barbues vont porter un pantalon dont les deux bas ne seraient pas de même hauteur mais seraient tous hauts et courts, drôle de mode, drôle de vent… l’air du temps!!! Des commissaires islamiques à la barbe broussailleuse, avec fouet pour mettre tout le monde au pas!!! Au vu des images Tele, c’est avec beaucoup de remords qu’elles ont apprécié le forfait dont elle mêmes auraient encouragé ou laissé faire, qui en réalité seraient elles mêmes les vrais responsables comme l’aurait toujours dit le physicien Einstein

    • Bonjour Flati, j’ai juste une question,
      Qu’est qui vous dit que les Iyad, les membres de l’ancien MNLA ne circulent pas a Bamako?

  2. C’est regrettable que nous en arrivons à ce point. Puisse Dieu inspirer les Maliens et les faire adopter la conduite utile.

  3. CERTAINS FRANCAIS AIMENT LE MALI PLUS QU’IBK. LA PREUVE?

    Pour Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, « il est urgent de réviser le compromis signé en 2015 ».

    Depuis plus de sept ans, l’armée française combat au Mali des bandes djihadistes qui contrôlaient le nord du pays en 2012. Et voici cinq ans qu’un accord issu d’une négociation à Alger avec une partie des groupes armés est censé ramener la sécurité dans la région avec l’appui de trois forces : les 12 000 casques bleus des Nations unies, les 5 100 hommes de la force offensive française « Barkhane », et la Force conjointe du G5 Sahel d’environ 5 000 soldats africains. Cependant, la situation n’a cessé d’empirer, l’insécurité s’étant même étendue à de nouveaux territoires. Il y a de quoi s’interroger sur les remèdes apportés.

    Pourquoi l’accord de 2015, toujours en cours d’application, n’a-t-il pas ramené « la paix et la réconciliation au Mali », comme le promettait son intitulé ? Est-ce le résultat d’une inadéquation profonde entre les méthodes militaires et l’aide apportée ? La gouvernance locale est-elle en cause ? Ou est-ce l’accord lui-même qui pose problème ?
    L’idée reçue est qu’une application plus volontariste, par Bamako, du compromis signé en 2015 améliorerait grandement la situation. C’est même devenu une idée fixe de la diplomatie française et onusienne, d’autant que sa mise en œuvre accuse de nombreux retards. Pourtant, il devient de plus en plus évident, comme nous allons le préciser, que l’accord crée plus de problèmes qu’il n’en a réglés.

    « Syndicalisme de la kalachnikov »
    Pour commencer, le texte prévoit que les groupes armés signataires, placés au même niveau que le gouvernement, bénéficient d’une impunité totale, malgré leur rebellion et les exactions commises. Cette disposition a encouragé les autres factions touareg restées loyales à l’Etat malien et les communautés non touareg à se venger, en se faisant justice elles-mêmes.
    L’impunité s’est également doublée d’avantages divers, et notamment la nomination à des postes de dirigeants et à des promesses d’intégration dans la fonction publique. Ce « syndicalisme de la kalachnikov » a fait des jaloux. Peuls et Songhaï, majoritaires, ont compris qu’ils avaient tout intérêt à prendre les armes pour obtenir des gratifications dans une région de chômage de masse.
    Mais un autre facteur a considérablement alimenté l’insécurité : le désarmement différé des groupes signataires. Prévu comme l’aboutissement final d’un interminable marchandage, il a favorisé l’apparition, au nom de l’autodéfense, de nombreuses milices tribales ou ethniques, en plus des milices touareg. Certaines se sont rapprochées des djihadistes pour se procurer des armes, d’autres simplement pour se protéger et parce que des raisons de solidarité communautaire pèsent plus que la distinction occidentale « laïcs-djihadistes ».

    La situation est d’autant plus problématique que l’accord d’Alger ne traite pas, pour l’avenir, les causes véritables de la rébellion du nord. A l’origine de la révolte de 2012, il y a l’opposition entre des Touareg nobles Ifoghas et le « tiers Etat » des Touareg tributaires, les Imghads. Le séparatisme des premiers résulte de la remise en question de leur autorité par les seconds. La démocratisation du Mali donne en effet progressivement le pouvoir aux Imghads majoritaires. Le séparatisme des Ifoghas, visait à maintenir leur pouvoir féodal et des trafics divers. En réaction, les Imghads, vassaux, ont formé leur propre groupe armé pro-Bamako. Une majorité de Touareg s’est déclarée loyaliste.
    Le compromis de 2015 a accordé des faveurs majeures aux leaders de groupes rebelles dont la seule légitimité est la détention d’armes. Selon l’ancien premier ministre du Mali, Moussa Mara, « l’une des conséquences de ces faveurs s’illustre dans l’exclusion de fait des autres composantes des sociétés civiles du nord et l’acceptation de la caporalisation de celles-ci par les groupes armés. On encourage ainsi la détention d’armes comme seul critère de représentativité… Nous avons progressivement mis les cinq régions du nord sous la coupe des groupes armés. Ceux-ci parviennent ainsi à obtenir pacifiquement ce qu’ils n’ont pu conquérir par la force. »
    Avantages indus aux milices
    Par ailleurs, l’opération « Serval », qui cherchait des alliés sur le terrain en 2013 pour combattre les djihadistes, s’est appuyée sur la milice des Ifoghas. En soutenant ainsi les séparatistes armés et en leur offrant même la ville de Kidal, au grand dam de Bamako, les Français ont commis une erreur lourde de conséquences et suscité l’indignation des populations maliennes qui suspecte désormais Paris de favoriser la partition du Mali. L’occasion a été manquée par la France en 2013 de désarmer ou de neutraliser tous les groupes armés sans distinction pour faire respecter le monopole de la force par un Etat démocratique. Il aurait alors fallu aussi traiter les doléances spécifiques des Ifoghas (leur reconnaître certains privilèges) ainsi que les droits du « tiers Etat », c’est-à-dire des Imghads et des anciens esclaves Bella.

    Enfin, le pari de l’accord d’Alger était d’ignorer les groupes djihadistes, espérant les marginaliser, et de considérer les seuls séparatistes comme des interlocuteurs politiques. Il aurait pourtant fallu traiter le cas particulier d’Iyad Ag-Ghali, qui n’était pas encore le chef terroriste irrécupérable qu’il est devenu. Il était naïf d’ignorer son pouvoir chez les Ifoghas, dont le groupe dominant est devenu le Haut Conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), islamiste, sorte de branche politique de l’ancien mouvement terroriste Ansar Eddine d’Iyad.

    Les erreurs se paient cher. Aujourd’hui, personne n’a réellement intérêt à l’application complète de l’accord d’Alger. Les groupes armés n’ont rien à gagner à un désarmement et à des élections libres qui entérineraient leur disparition comme minoritaires armés. Quant aux autorités maliennes, elles ont au moins quatre raisons de laisser traîner : l’impopularité d’un compromis qui accorde des avantages indus aux milices, le cessez-le-feu déjà obtenu vis-à-vis de l’armée nationale, l’objection de l’armée professionnelle à intégrer les ex-rebelles qu’elle considère comme des traîtres et enfin la reconnaissance d’une partition du pays.
    Il est donc urgent de réviser l’accord signé en 2015 en redonnant la primauté à l’Etat, en associant les diverses composantes de la nation malienne, sans pression extérieure d’acteurs bien intentionnés mais ignorant la complexité locale.

  4. Le droit constitutionnel n’est pas une science exacte et les présidents des Cours Constitutionnelles de la CEDEAO ne sont pas des spécialistes de la Constitution MALIENNE. Ce qui signifie que leur assistante ne peut qu’être d’ordre technique. Nous savons également que les maux dont souffrent la Cour Constitutionnelle du Mali sont aussi ceux dont souffrent la plupart de celles des pays membres de la CEDEAO. À mon avis, l’intervention des présidents des Cours Constitutionnelles de la CEDEAO n’est pas la solution adéquate à notre problème. Elle pourrait même compliquer davantage notre problème, plutôt que d’y apporter des solutions.
    Il me semble beaucoup plus approprié d’réorganiser tout simplement les élections législatives partielles dans les circonscriptions électorales concernées.

  5. Le président de la république est mal conseillé ou n’écoute pas ses conseillés: comment en trois semaines de crispation de l’arrêt total du pays ,les points litigieux non pas été repérés et traités comme tels?.C’est la CDEAO et la france qui nous dictent la conduite à tenir pour une sortie de crise.Tout le monde le sait le facteur qui a mis la poudre au feu reste les résultats des élections législatives ,pour calmer le jeux il fallait tout simplement donner un gage aux perdants.Les élections ont été la base fondamentale de toutes ces frondes de mécontents:les enseignants,les députés ainsi est né le mouvement du 5 pour exploiter à leur dépend une situation déjà gravissime d’où cette forte mobilisation.Les autorités doivent savoir que même la voie d’un Malien compte,ils doivent se mettre à l’écoute et apporter des solutions aux problèmes des Maliens au quotidien.

    • Et vous qui êtes bien conseillés qu’est-ce qui explique ces actes de vandalisme portant sur la destruction des biens et Equipements financés par les contributions fiscales des concitoyens ayant soucis de leur pays!!! Qui va payer cette facture. Comme la justice est indépendante, elle se doit d’ouvrir par loyauté une instruction. une auto saisine. Il y a lieu aussi de vider Bamako de toutes ces personnes inutiles dont la place serait dans les champs, qui profiteraient de tels chaos pour faire le sac de biens d’autrui. Ce qui s’est passé aujourd’hui dépasse tout commentaire et devrait interpeller toutes les bonnes consciences et même les commanditaires s’ils en ont réellement. En cas de poursuite ce qui énerverait plus les bonnes consciences c’est l’ingérence Président de la république en ca d’intervention pour élargir ses faux Amis d’hier…

  6. Togola tu as vu comment Boua le ventru a abandonne Manassa en plein jour, alors qu’au moment des faits il etait le complice de Manassa, veritablement traitre est ce comportement de Boua le ventru mais pas etonnant d’un homme qui ment tellement, qui vole tellement, et qui corrompt tellement comme Boua le ventru IBK!

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