Le PAG à la loupe du CNT: Dr Choguel K. Maïga expose et convainc

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Le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, était devant les membres du Conseil national de transition, lundi, pour défendre son Plan d’Action Gouvernemental (PAG) proposé aux membres du Conseil national de transition, le vendredi dernier.

Après une batterie de questions adressées au Premier ministre, les membres du CNT ont fini par l’approuver, au cours d’une séance  plénière  à hauteur de 102 voix pour, 02 contre et 09 abstentions. Cette approbation du Plan intervient après un long débat entre le Chef du gouvernement et les membres du CNT qui a duré toute la journée au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Au cours des débats, le Premier ministre a fait savoir que le chronogramme des élections publié en avril 2021 par le ministre de l’Administration territorial et la Décentralisation sera maintenu. La majorité des membres du CNT trouve que le Plan d’Action du Gouvernement est bon, mais irréalisable dans le délai imparti à la transition.

Cette séance plénière était présidée par le président du CNT, Malick Diaw, en présence des membres du Gouvernement, avec à la tête, le Premier ministre, Dr Choguel K. Maïga, des membres du CNT et de nombreuses autres personnalités. Les débats ont porté sur des questions d’intérêt général notamment: la sécurité, l’éducation, les élections, l’emploi, la santé, la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali, les réformes institutionnelles etc. Sur le plan de la sécurité, Gabriel Coulibaly du CNT trouve que le recrutement de 12 000 hommes annoncés dans le PAG est insuffisant. Des membres du CNT, en l’occurrence Adama Ben Diarra, ont souhaité un accord de défense entre le Mali et la Russie. D’autres membres du CNT ont également mis l’accent sur l’accord militaire entre le Mali et la France.

Sur le plan de l’éducation, le magistrat chevronné, Hamèye Founè Mahalmadane du CNT, contrairement au Premier ministre, trouve que l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale est abrogé. « Il est un principe général en droit « qu’une loi nouvelle fait cesser toute loi précédente, ou toute disposition de loi précédente contraire à son texte ». Alors, Monsieur le Premier ministre, honnêtement, je demande à comprendre comment l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 peut survivre à l’Ordonnance du 16 juillet 2021 telle qu’actuellement conçue ? », a dit Hamèye Founè Mahalmadane. Sur le même chapitre, Adama Fomba du CNT invite le Premier ministre à revoir sa copie pour une année scolaire apaisée. « La transition n’a pas besoin d’entretenir une crise scolaire », a-t-il dit.

Par rapport à l’organisation des élections, Mohamed Ould Sidi Mohamed du CNT a voulu savoir comment l’Organe unique de gestion des élections sera mis en place. Oumar Z. Diarra abonde dans le même sens en voulant savoir l’encrage institutionnel dudit organe. « Quelle est la place réservée aux partis politiques dans le cadre de la réforme électorale ? », s’interroge-t-il. Dr Choguel Maïga a répondu de manière satisfaisante à toutes ces questions.

Seydou Diamoutené

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